Voici un extrait du message du collectif anti gaz et pétrole de schiste :

Nous sommes en train de nous battre contre le Ministère de l’Écologie qui tient un double discours.
Au lieu d’assumer pleinement sa position (« on est pas si contre que ça, on est même un peu pour »), un moyen « subtil » est mis en œuvre:
• laisser les pétroliers faire des procès contre l’État (environ 25 procès depuis le mois de janvier)
• ne pas se présenter aux audiences (l’État ne présente aucune défense, ne répond pas aux convocations, ne rédige pas de « mémoires en défense »)
• perdre systématiquement tous les procès (au nom de l’adage « les absents ont toujours tort »)
• et nous dire ensuite « vous voyez bien, nous on est contre le pétrole de schiste, mais la justice a tranché, on est obligé de signer les permis ».

C’est la manœuvre contre laquelle nous nous battons depuis plusieurs semaines.
Le paroxysme a été atteint vendredi 8 : les représentants des collectifs agissant en Seine et Marne ainsi que les élus de ces territoires avons été convoqués par le ministre.
Nous l’avons entendu nous dire: « je suis d’accord avec vous, vous me connaissez, je me suis battu contre les OGM, contre les permis de recherche de gaz de schiste, mais là, je n’y peux rien, l’État est condamné par la justice, il faut qu’on signe, si on ne ne fait pas, ça coûtera encore plus cher« .

Nous avons dénoncé ces propos.
Non, la justice n’a pas condamné l’État à signer, elle a condamné l’État à justifier son refus de signer des arrêtés de mutation de permis de recherche exclusif d’hydrocarbures.
Aujourd’hui nous dénonçons la manipulation dans laquelle on souhaite nous engluer.
Non, l’État n’a pas l’obligation de signer ces documents.
Ces arrêtés de mutation ne doivent pas être signés.

(…)

Pour connaître les dernières informations concernant la signature des arrêtés de mutation, quelques liens:
• le communiqué de presse des collectifs présents à la réunion du 08/11
• une excellente tribune d’Arnaud Gossement, publié sur le site de Terra Eco

Nous n’avons qu’une seule arme : notre parole. Signez la pétition !