Les trois lacs (Taubensee, Chiemsee, Thumsee) et la saline de Bad Reichenhall

6h30, nous voilà réveillés comme à l’accoutumée par Pavarotti – oui, parce que je crois que le veau de la prairie voisine est sa réincarnation.

Je ne comprenais pas pourquoi il venait toujours beugler sous nos fenêtres alors qu’il avait toute la prairie pour lui.

Jusqu’au moment où j’ai surpris un morceau de pomme voler jusqu’à lui depuis la fenêtre d’une autre chambre. Ah ben c’est malin !

Nous avons 1h de route à faire ce matin puisque nous allons jusqu’au Chiemsee, un lac immense situé plus au nord. C’est la « mer bavaroise », il fait 80 km² (apparemment il était trois fois plus grand au siècle dernier).

Sur le trajet, nous faisons un arrêt au Taubensee qu’AàG avait repéré sur la carte.

Sur le terrain, on n’en voit quasiment rien car il est dans les bois, entouré de grillages, et semble envahi de roseaux.

Au Chiemsee, la volaille nous attend de palme ferme.
(Au fait saviez-vous que la foulque macroule avait non pas des pattes palmées mais des doigts palmés ?)

Nous longerons le bord Est (Chieming, etc.) ce qui n’était peut-être pas le choix le plus judicieux.

L’eau est belle et même plutôt chaude.

Tout est hyper réglementé par contre. Le nombre de panneaux… Et à chaque fois que nous changeons d’endroit, il faut repayer le parking.

Comme on « picore » à la recherche d’un lieu qui nous plaise particulièrement, c’est un peu saoulant à la fin (surtout car on doit payer d’entrée de jeu, sans savoir combien de temps nous y resterons effectivement).

J’ai eu l’occasion de philosopher avec une cane solitaire. Elle semblait intriguée par quelque chose (non je n’avais pas de pain !) et s’est rapprochée de moi.

Finalement elle s’est installée là comme dans l’attente d’une bonne histoire.

La coutume du Maibaum (arbre de mai) est encore fort présente en Bavière.

Une fois érigé, il semble qu’ils le laissent en place plusieurs années – il faut bien rentabiliser l’effort déployé pour lever ce gigantesque mât !

Nous avons repéré une plage sympathique près du port pour pique-niquer mais son accès est payant et il se trouve qu’il y a une chouette plaine de jeu devant. C’est donc là que nous mangerons, au grand bonheur d’AàG !

Le Chiemsee ne nous passionne pas, peut-être la côte ouest est-elle plus séduisante mais nous ne nous acharnerons pas et renoncerons à aller sur les – très touristiques – îles.

Nous entamons plutôt le trajet du retour, sur lequel nous avons prévu de faire plusieurs pauses.

La première est un charmant petit lac : le Thumsee. Enfin « petit », il fait tout de même 1 km de long 😉

Nous l’avons trouvé bien plus plaisant que le Chiemsee et, certainement, la nature aux alentours y était pour beaucoup.

Regardez-moi cette eau émeraude avec le rayon de soleil sur les nénuphars et le vieil escalier plongeant dans le lac… *soupir de béatitude* 🙂

Nous en ferons le tour en flânant tranquillement.

Ce petit point dans l’eau ci-dessus n’est pas un canard mais une tête. Il y a des baigneurs, oui ! C’est un endroit très populaire l’été.

On nous apprend que l’eau est à 19°C. Pas si mal pour la région.


Autre genre de baigneur 🙂

Il y a toute une zone de « plage » avec bronzette sur la pelouse publique et trempette dans le lac.

AàG se risquera à la baignade mais je ne peux pas vous montrer de photo, c’est trop compromettant 😛

Vers 16h nous quittons le lac en direction de Bad Reichenhall, grand centre de production de sel pendant des siècles.

Le sel extrait de la mine de Berchtesgaden arrivait jusqu’ici par un antique « pipeline » de saumure (Soleleitung), malgré l’éloignement et le dénivelé.

Les bâtiments des anciennes salines (Alte Saline) sont aujourd’hui en partie reconvertis.

Les bâtiments datent de 1834, ils ont souffert mais possèdent toujours cette élégance propre à leur architecture soignée.

Il est surprenant de voir ici des toitures en tuiles vernissées.

Vous avouerez que ça a quand même une autre gueule que les bâtiments industriels modernes !

Il est malheureusement trop tard pour visiter les installations techniques, c’est frustrant mais nous aurons l’occasion de voir à travers une petite vitre les pompes à saumure qui tournent encore…

Les roues (13m de diamètre) occupent toute la salle et on peut entendre (ressentir même) leur bruit sourd et rythmé, animé périodiquement par une sorte de clochette.

C’est super qu’ils aient conservé cela en état de marche !

Nous ferons un petit tour en ville, où il y a notamment de belles façades peintes.

Nous prendrons la voiture jusqu’au barrage sur la Saalach. Les environs sont pleins de débris de bois et de toutes sortes, il a dû y avoir des débordements récemment ?! Une pluie fine se met à tomber, nous retournons à Ramsau où nous trouvons un restaurant ouvert mais complet. Un couple âgé accepte très aimablement de partager sa table avec nous. La compagnie fut sympathique et le repas délicieux.

Alors que la nuit est déjà tombée, nous ferons une promenade digestive ludique car il y a une plaine de jeux avec des installations originales (vis sans fin, etc.) Les lampadaires abritent des populations d’araignées mutantes d’une taille incroyable 😯

La soirée est, comme souvent dans ce logement, assez animée et bruyante (leur salon est sous notre chambre). Mais les logeurs sont respectueux car ils ont toujours arrêté le bruit à une heure relativement décente, merci à eux !