Quelle étrange sensation ! Non sans une certaine appréhension, je vois arriver la fin de ma dernière plaquette de pilules… non non pas de bébé en vue, juste un changement de choix contraceptif ! Enfin quand je dis « juste »… c’est quand même toute une histoire.

La pilule, liberté ou esclavage ? Le moins qu’on puisse dire est que ma gynéco ne promeut pas les méthodes alternatives, et notamment le D.I.U. (dispositif intra-utérin, ou « stérilet »). Pour une nullipare, vous n’y pensez pas voyons ! Les vieilles idées préconçues ont la peau dure. Cependant la « date limite » des 35 ans approche doucement, je suis loin du poids idéal, ma mère a des problèmes circulatoires, ma grand-mère a récemment eu une double embolie pulmonaire, bref ces raisons et d’autres (comme la préoccupante pollution des eaux par les hormones rejetées via nos urines) m’ont depuis longtemps questionnée sur l’usage de cette fameuse pilule contraceptive que je prends depuis… presque la moitié de ma vie 😯

Saviez-vous que la pilule a été officiellement reconnue cancérigène depuis 2005 ? Elle augmente entre autres le risque de cancer du sein.

Bref j’ai décidé de passer au DIU au cuivre, qui est très bon marché et normalement tout aussi efficace. Avec cela je devrais être tranquille pour plusieurs années sans même devoir y penser. Enfin du moins si mon corps daigne le tolérer et ne l’expulse pas.

Mes dernières vraies règles – et non cette perte de sang artificielle provoquée par la pause de 7 jours dans la prise – datent de mon adolescence. Les souvenirs que j’en ai sont loin d’être agréables : cycles irréguliers donc imprévisibles, pertes abondantes genre Niagara, ventre (et seins) douloureux, sautes d’humeur et moral dans les chaussettes, boutons d’acné… la pilule a eu au moins le mérite de régler les trois premiers points et d’adoucir les deux derniers.
Mais peut-on mettre dans la balance confort d’un côté et santé/environnement de l’autre ? Ma gynéco n’hésite pas à le faire, moi ça me fait penser à une histoire de pommes et de poires… mais qui sait, je changerai peut-être d’avis !

L’habitude étant bien ancrée, je crois que le soir j’aurai encore pendant longtemps l’impression d’avoir comme oublié quelque chose…

Croisez les doigts pour que mon « sevrage hormonal » se passe bien ! Et si vous avez des astuces pour limiter les douleurs et les déprimes cycliques, je suis preneuse…