Königssee l’enchanteur (partie 1)

C’est le premier vrai jour de beau temps aussi nous décidons d’aller voir le lac des rois, le Königssee, dans le parc national de Berchtesgaden.

Nous prenons la route vers Schönau et nous garons sur l’immense parking du Bayerische Seenschifffahrt. De là on doit parcourir une rue densément commerçante jusqu’à l’embarcadère, où nous devons d’abord faire la file pour prendre nos billets (et il vaut mieux arriver tôt !).

En effet, le lac s’accède principalement par bateau car ses flancs sont extrêmements pentus. Une sorte de fjord 🙂

Pour vous donner une idée des hauteurs, le Watzmann (2713m) domine le Königssee de plus de 2000 mètres !

Nous glissons silencieusement sur l’eau grâce aux moteurs électriques qui équipent les embarcations (depuis 1909 !) pour protéger l’eau – très pure – du lac de la pollution.

Un arrêt peut se faire sur demande à Kessel, où se trouve un départ de sentier. Nous y débarquerons deux marcheurs.

Il y a – relativement – peu de chemin de randonnées car les reliefs ne facilitent pas l’accès au lac, qui est par ailleurs très étendu (20km de long).

Durant la traversée, nous avons droit à moultes explications de la part du guide et même… un concert 🙂
N’allez pas croire qu’il était seul, un vrai orchestre l’accompagnait, ou presque !

Le bateau s’arrête face au « mur de l’écho »… le rendu est réellement époustouflant et magique. Nous retenions tous notre souffle, émerveillés.

Nous ne nous lassons pas du paysage et avons du mal à nous imaginer qu’il y a par endroit près de 200m de profondeur en-dessous de nous !

Nous commençons à voir poindre notre première destination au loin.

Il y a encore de la neige dans l’ombre des montagnes.

Certains passagers sont un peu agités et stressés, d’autres le prennent de manière très stoïque voire désabusée 😆


(ils sont trois)

Après une bonne demi-heure de navigation, voici donc la célèbre église à bulbes (aussi appelés oignons) de Sankt Bartholomä, qui sera dans quelques minutes sous le feu du soleil.

Elle se trouve sur une péninsule, Hirschau, formée par les débris des montagnes qui se sont accumulés dans ce « delta » pendant des milliers d’années.

A vrai dire, rien que le débarcadère suffit déjà à me ravir les pupilles ! Prenez une belle eau transparente, ajoutez quelques canards en lévitation, saupoudrez le tout de montagnes et hop, vous avez une ddc qui sautille :mrgreen:

Voici l’intérieur de la chapelle :

La première chapelle à cet endroit date de 1134. Le pavillon de chasse la jouxtant remonte à la même époque. Tous deux ont été remaniés dans le style baroque vers la fin du 17e siècle.

Au « port », les bateaux se succèdent, déversant leurs flots de touristes.

Tout est tellement tentant que nous hésitons : par où commencer ? Argh !

Nous longeons d’abord la rive d’Hirschau avant de rentrer à l’intérieur des terres.

Comme nous sommes des chats, nous ne savons pas ce que nous voulons…

…et retournons vers le lac !

Il nous attire comme un aimant.

Bon désolée on a un peu mitraillé mais on ne savait pas quelle lumière et quelle densité de visiteurs on aurait à notre retour !

Nous parvenons à nous arracher à notre fascination et repartons vers le côté montagnes.

Nous décidons de monter à la Eiskapelle, un glacier qui ne fond jamais totalement même en été.

Comme j’aimerais voir le même paysage au printemps, avec les prairies toutes fleuries ! (pas que ce soit moche à la fin de l’été hein 😉 )

Un large chemin carrossable et sans dénivelée traverse la forêt jusqu’au lit du Eisbach.

La chaleur est forte lorsque nous quittons l’ombre des arbres !

Un pont permet de traverser la rivière et d’atteindre la petite Kapelle St. Johann und Paul.

De là part un sentier qui monte dans la forêt occupant le flanc de la montagne.

Il y a régulièrement des bancs et nous ne nous en priverons pas. J’adore l’ambiance de ces forêts en clair obscur 🙂

A un moment le paysage se « débouche » et on découvre au loin notre destination. Les deux personnages en contre-jour dans le lit de la rivière donnent l’échelle.

J’adore ce genre de panneau, je l’aurais bien pris pour décorer notre maison 😆 Mortal danger!

Il est vrai que le chemin n’est plus très clair après, il y a des cairns partout… et donc ils ne servent plus à rien.

Et puis des empilements de cailloux dans un lit de rivière majoritairement à sec, il faut vraiment faire attention pour les voir.

Tenez, sur cette photo il y en a plein :

On cherche un peu avant de réussir à franchir les bras de la rivière en gardant nos pieds au sec.

Bien sûr il est strictement déconseillé de s’aventurer sur ou sous le glacier, un effondrement pouvant avoir lieu à tout moment.

Youhou, AàG, t’as entendu ?

Bon ben en attendant de voir réapparaître monsieur, je photographie. Moi j’suis une poltronne, et puis il pleut trop là-dedans pour que je m’y engage !

Les photos prises par AàG dans le ventre de ce premier glacier étant moins réussies que celles du second, je ne vous en mets qu’une :

Il va falloir un petit temps pour que mes lunettes se désembuent avant de pouvoir poursuivre ^^

Voici la deuxième « chapelle de glace », de taille beaucoup plus réduite :

Je trouve qu’on dirait un animal ramassé sur lui-même… apeuré ou prêt à bondir ?

La version d’AàG s’appelle « la bouche de la montagne » 😉

Ici AàG permet de vous donner l’échelle de cette « bouche » :

Et voici ses photos du tunnel de glace.

Tout au fond, il débouche sur le flanc de la montagne :

J’aime bien le côté art abstrait de celle-ci 🙂

La « pluvieuse » sortie :

Pendant ce temps, je ne suis pas restée les bras croisés, j’ai fait la connaissance de la flore locale…

…sans oublier la faune 🙂

Dans un milieu aussi rocailleux, les abeilles ne doivent pas avoir beaucoup de fleurs à se mettre sous la langue !

Nous redescendons au pas de charge à St Bartholomé (non sans se paumer un peu au départ) car AàG a FAIM – et ça c’est terrible je vous raconte pas, il est aussi pire que Bimini 😆

La suite de la journée au prochain épisode !