Vous souvenez-vous de la pelouse jonchée de rayons biscornus et dégoulinants ? Eh bien le week-end suivant, le tas principal a disparu et il ne reste que quelques rayons « rétrécis » près de la ruche !

Nous pensions bien que le sirop sucré allait disparaître, mais la cire ??

Au début on soupçonnait les corneilles, qui auraient pu s’emparer de gros morceaux et expliquer ainsi cette disparition.

Mais manifestement ce sont les abeilles qui récupèrent leur propre cire. Faut pas gâcher, elle était toute fraîche !

Leurs mandibules ne sont pas dentées donc ça doit représenter un sacré travail, il faut préalablement ramollir la cire…

Un (vrai) gros bourdon noir à cul orange-rouge (une reine de Bombus lapidarius, les « bourdons des pierres » ?) voulait les aider à évacuer les dernières gouttes de sirop, mais il a été assez mal accueilli.

Il a fait un second essai du côté opposé, accompagné d’une osmie (osmia cornuta ?), puis s’est vite carapaté :mrgreen:

Nous l’avons vu prendre sa revanche en fin d’après-midi, quand la température a baissé et que la bruine a fait son apparition.

Étant plus résistant aux mauvaises conditions météo, il a pu se goinfrer à loisir, au nez et à la barbe des abeilles cloîtrées dans leur ruche à moins d’un mètre de là !

L’équipe travaille dur pendant qu’une ouvrière s’amuse à faire le clown sur une brindille 😆

Pendant ce temps, les butineuses continuent inlassablement leur récolte de nectar et de pollen. On voit ici une pelote de pollen d’un bel orange lumineux.

Ce week-end il ne reste que quelques minuscules morceaux de cire. J’ai jeté un coup d’œil à la ruche sans enlever le couvre-cadres transparent, et la hausse est bien peuplée. Elles sont en train de bâtir les cadres.

Vu la météo ces dernières semaines, on ne peut pas encore parler de miellée. Les abeilles consomment plus qu’elles ne stockent si j’en crois les quelques ruches de la région posées sur balance.