Le 24 mars, il faisait beau et assez chaud, toutes les butineuses étaient parties récolter du nectar et du pollen. Le moment idéal pour faire notre première visite de courtoisie de l’année à Zubida Ière, notre reine.

Un peu échaudés par les expériences de l’année passée, nous ne nous encombrerons pas de l’appareil photo durant l’ouverture proprement dite du corps de ruche, aussi il faudra vous contenter des vues « avant » et « après »… je préférais tenir l’enfumoir que l’APN :mrgreen:

1ère surprise en soulevant le toit : le pot à confiture rempli d’apifonda est complètement vide… enfin non, justement, pas complètement !!

Ces farceuses d’avettes ont colonisé l’espace libéré en construisant un rayon de cire au beau milieu du schmilblick !

A noter qu’il existe des modèles de ruche possédant un « cadre témoin », qui est un petit cadre supplémentaire visible par l’apicoleur au travers d’une surface vitrée. Ben voilà, y avait qu’à demander 😆

Le rayon, constitué de milliers de minuscules écailles de cire, est tout juste achevé. Quatre ou cinq pelotes de pollen viennent d’y être stockées, mais pour le reste les alvéoles sont encore vides, ouf… car nous ne pouvons pas laisser cela en place, désolée mesdemoiselles les bâtisseuses.

2e surprise en soulevant le couvre-cadres : les 2-3 centimètres d’espace libre entre le dessus des cadres et le dessous du couvre-cadres sont entièrement colonisés de rayons de cire longs et aplatis, partant dans tous les sens ! Je vous raconte pas le bordel 😯 Schieven architek !

AàG grattera méthodiquement ces rayons et les posera dans l’herbe à proximité, en espérant que les filles viennent récupérer leur dégoulinant contenu. On suppose qu’elles ont stocké là le sirop de nourrissement des trois pots à confiture… nous qui nous inquiétions de la vitesse à laquelle il disparaissait ! 😆

Les petits rectangles sont les demi-lanières de thymovar posées à l’automne. Elles sont orange car elles ont été complètement propolisées.

Quelques ouvrières imprudentes ont été dégagées avec les rayons, leur corps est couvert de sirop.

C’est l’occasion de faire quelques belles macros ! (cliquez pour agrandir)

Ci-dessus, notamment en bas à gauche, on peut voir par transparence le niveau de remplissage des alvéoles.

Cela attire quelques osmies et bourdons mais moins que je ne pensais. Il faut dire que le bar vient à peine d’ouvrir :mrgreen:

Je n’exagérais pas en utilisant le verbe dégouliner ! (AàG a goûté)

A l’aide d’une brindille je raccompagnerai ces dames engluées jusqu’au trou de vol, histoire qu’elles puissent se faire lécher par leurs copines.

En attendant, nous avons enlevé le cadre de partition qui resserrait les abeilles sur 8 cadres de corps. Nous savions que le gros de l’essaim était à droite quand on fait face à l’entrée, aussi nous avons bougé les cadres situés à l’opposé. Deux cadres non bâtis ont été insérés parmi les existants.

La colonie sera d’autant moins à l’étroit qu’on en a profité pour remplir la hausse de ses 9 cadres. Mieux vaut trop tôt que trop tard, d’autant que tous les cadres sont encore à bâtir. Évidemment j’ai oublié la grille à reine et il nous faudra rouvrir le lendemain pour la rajouter…

Nous n’avons pas fait d’inspection de printemps à proprement parler : il est manifeste que la ruche se porte bien, a des réserves et possède une reine qui pond. C’est le principal, pour le reste laissons-les tranquilles. Au final elles se sont montrées très sages et nous aurions largement pu prendre le temps de photographier les différentes étapes… merci Murphy 🙄


A l’avant-plan, le cadre de partition posé contre la ruche.

Le week-end suivant, une 3e surprise nous attendait…