Il y a bien sûr des cadavres par terre sous le trou de vol, abeilles mortes de vieillesse ou de maladie, ou témérairement sorties trop tôt un jour où la neige répercutait le soleil sur la ruche… mais les filles sont vivantes ! 🙂

Je m’étais dit il y a quelques jours qu’elles devaient sans doute être en train de faire leur vol de propreté car la journée était propice, douce et sèche. Aujourd’hui il y a un va-et-vient régulier d’ouvrières à l’entrée de la ruche. Il semble que la grappe soit du côté droit car tout ce petit monde se dirigeait par là.

J’en ai vu certaines faire provision d’eau sur une bâche plastique, et d’autres avaient leurs corbeilles remplies de pollen jaune orangé, sans doute du noisetier en cette période.

Les rentrées de pollen frais sont bon signe, il y a très probablement un élevage de couvain en cours et donc la ruche n’est pas orpheline, elle a toujours sa reine pondeuse. D’ici quelques jours ou quelques semaines (si ce n’est déjà commencé !), les premières ouvrières de l’année prendront le relai des vieilles abeilles d’hiver.

Ensuite, ce sera le tour des premiers faux-bourdons. Enfin n’anticipons pas trop, rien n’est encore gagné car l’hiver n’est pas fini ! Il semble que la mortalité des ruches soit particulièrement élevée cette année alors ne vendons pas la peau de l’ours… (et ne le tuons pas non plus, d’ailleurs, tant qu’à faire !)

Cette après-midi ou demain, j’irai voir si le pot de confiture rempli d’apifonda que j’avais posé sur le trou du couvre-cadre il y a 6 semaines est vide ou non, et je le remplacerai par un plein le cas échéant. Petite roue de secours car si le froid revient, l’essaim aura besoin d’énergie pour maintenir le couvain à bonne température.