Une petite grève de la SNCB était annoncée aujourd’hui. Je dis « petite » car elle ne devait toucher que les ateliers, les perturbations sur le réseau devaient donc être extrêmement faibles. Ces actions n’auraient dû avoir « aucun impact sur la circulation des trains » (hum). Ce matin à 7h, il y avait déjà une quarantaine de trains supprimés (apprend-on par la presse à… 9h30).

Sur la page web du journal Le Soir, un commentateur a écrit :

Dicton wallon : « Veille d’un long WE ensoleillé, grève à la SNCB ! » 😉

Ce n’est pas de la médisance, c’est de l’observation de faits. Aussi ce matin, j’allume l’ordinateur pour regarder la situation prétendûment « en temps réel » des trains… merveilleux, tout a l’air normal ! Je suis tout de même méfiante car ce site de la SNCB est parfois en fort décalage avec la réalité…

J’arrive à la gare en courant car j’ai vu « mon » train traverser le passage à niveau. Il est donc à l’heure, parfait, dommage que je le sois un peu moins ! Sur le quai, le panneau indique qu’il s’agit du train de « 6h57  » alors que ce train est en fait celui de 6h59. Chaque début de semaine, l’affichage est correct et chaque veille de week-end, l’erreur se produit. Cela ne fait que deux mois que je signale aux guichets cette anomalie. Soupir.

L’accompagnateur, n’ayant pas spécialement l’habitude de ce train-ci, pense qu’il doit vraiment partir à 6h57 et se dépêche de siffler le départ tout en se disant qu’il doit quand même y avoir un problème car c’est quasiment impossible à respecter vu l’horaire affiché à la gare précédente.

Bon, le principal est d’être parvenue à monter dedans. Je crois mes ennuis finis… alors qu’ils ne font que commencer ! Arrivés à Bruxelles-Schuman, on nous annonce soudain que c’est le terminus, le train n’ira pas plus loin. C’est une blague ?? C’est trop demander que de prévenir à la gare de départ ?

Me voilà à examiner les lignes de métro, avec lesquelles je ne suis plus familière car ils ont tout chamboulé depuis mes « jeunes années ». Bon ok, je vois ce qu’il faut faire : je vais finalement devoir prendre deux métros, un tram et un bus… rien que ça !

Mais évidemment j’ai toujours mon « point info » collé sur le front de manière indélébile et comme les borgnes sont rois au royaume des aveugles, j’aide comme je peux une jeune fille en perdition qui ne sait comment rejoindre le quartier européen.

Le bus est tellement rempli que certains doivent rester à l’arrêt et attendre le suivant. Il faut dire que c’est l’heure des écoles, il y a au moins 5 ou 6 poussettes qui ont réussi à s’entasser vaille que vaille. Le conducteur, sans doute débutant, peine à passer les vitesses et à contrôler l’ouverture-fermeture des portes. Il se trompera même d’itinéraire, nous faisant faire un tour du bloc gratis (j’ai pas vu de floche à tirer, dommage).

Bref, après 5 transports en commun différents, j’arriverai avec ‘seulement’ 1/2h de retard au boulot… et vous savez quoi ? J’ai déjà peur pour ce soir !