Ce week-end, ma soeur et ma moi nous trouvions réunies dans le salon de mes parents, par le hasard des plannings, des allers et venues des uns et des autres… Discussion à quatre sur tout et sur rien, parfois on se retrouve de manière impromptue à vider certains abcès du passé, presque un moment de thérapie familiale, souvent ce sont des discussions beaucoup plus légères. En l’occurence ma mère évoque le fait que j’étais une enfant « facile », c’est-à-dire que je ne leur posais pas de problème, que je ne leur faisais pas honte en public, j’étais sage et montrais ma bonne éducation 😆 SAUF… dans les magasins !

Je détestais faire les magasins, choisir et essayer des vêtements me rendait infernale. Mon père, qui restait toujours près de l’entrée en cachant mal son impatience, devait me conforter dans cette attitude sans s’en douter. Pour éviter la corvée, je me planquais dans les cabines d’essayage mais las, on voyait les pieds sous le rideau… alors rapidement j’avais trouvé une meilleure cachette : *dans* les rangées de vêtements !

Entre les cintres, entourée de tissus, c’était la planque idéale et je ne perdais pas une miette de ce qui se passait, se disait aux alentours. Que ce pied-de-nez aux adultes me faisait rigoler ! Ca m’est revenu d’un coup en mémoire… Il paraît que je me faisais engueuler par les vendeuses, mais ça je ne m’en souviens plus, allez savoir pourquoi :mrgreen:

Toute mon adolescence j’ai traîné les pieds quand il fallait faire les boutiques, au grand dam de ma mère et de ma soeur, très coquettes toutes les deux. Aujourd’hui encore rien n’a changé : je déteste toujours faire les magasins et l’évite autant que possible. Sauf que je ne m’étais jamais rendue compte de la cohérence de ce rejet, de sa constance dans le temps depuis si petite… jusqu’à ce que cette discussion ravive mes souvenirs d’enfance 🙂