Trajet en avion jusqu’à Athina, location d’une voiture et route jusque Livadia

On arrive en avance à la gare pour découvrir que notre train est annoncé avec 20 minutes de retard. Qu’à cela ne tienne, on prendra le… précédent ! Puisqu’il a, lui, 1/2h de retard 😆 La correspondance à Bruxelles est immédiate et nous arrivons à l’aéroport fort en avance. L’attente est trèèès longue. Nous affonons nos 2 litres d’eau avant le contrôle de sécurité et ensuite petit pique-nique, car selon SNBA aucun repas n’est compris dans notre tarif. Cependant le vol est effectué par Aegean Airlines, qui n’applique manifestement pas les mêmes règles !

L’embarquement est un grand bordel et nous décollons avec du retard (que nous rattraperons durant le vol). Nos vessies protestent contre le traitement qu’on leur a infligé :mrgreen: Nous avons la surprise de se voir servir un repas, qui plus est chaud et bon. Nous entendons notre voisin de derrière présenter le dessert (grec bien sûr) à sa femme d’un ton très sérieux : « ça tu vois, c’est la première Bombe au Glucose » 😆 C’est effectivement une dose de sucre pour deux semaines !

L’atterrissage à l’aéroport « Eleftherios Venizelos » d’Athènes (Αθήνα) est un modèle de douceur. Il fait chaud mais très venteux. Nous récupérons les bagages immédiatement et profitons d’une fontaine d’eau potable pour remplir nos bouteilles vides.

Nous trouvons le comptoir du loueur de voiture (Hertz) auprès duquel nous avions réservé par internet, il y a une petite file tant devant que derrière nous. Les informations sont clashées données de manière assez rapide pour ne pas dire pingre, ça ne va pas assez vite au goût du guichetier pour signer les papiers. J’ai lu tellement de mésaventures sur les locations de voiture… je préfère quand même lire ce que je signe, désolée !

On nous donne une carte routière (bien utile même si on en avait une autre avec nous), la clé de la voiture et le numéro de l’emplacement de parking en nous disant « tout est en ordre vous pouvez y aller ! ». Comme c’est la première fois que nous louons une voiture, je ne sais pas trop comment cela se passe mais s’il y a bien une chose que je sais, c’est qu’il faut faire un état des lieux avant ! Je lui pose la question et il me répond de voir cela avec la personne sur place.

Sur le grand parking dédié aux locations, nous trouvons la voiture bien avant de trouver l’unique employé qui fait les constats. Lors de l’examen de notre petite Hyundai, nous verrons plusieurs personnes partir avec leur voiture de location sans faire ces précieux papiers… l’employé hèle vaguement la voiture (bien après qu’elle soit passée) mais n’y met, je trouve, pas beaucoup de zèle. Je me demande si ce n’est pas la « vache à lait » de cette agence-ci : que la voiture est réputée neuve en partant et que les dommages même préexistants sont ensuite retirés de la caution de chaque touriste distrait ??

Ma valise rentre péniblement dans le minuscule coffre et le sac à dos d’AàG hérite de la banquette arrière. Nous montons directement sur l’autoroute direction plein nord. Nous branchons Paulette, le GPS de mes parents, qui est sensée avoir les routes principales du pays. Elle nous fait prendre la première sortie après le péage, sauf qu’on se rend compte que c’est *n’importe quoi* donc nous traversons simplement le carrefour pour remonter aussitôt sur l’autoroute. On montre le ticket du péage en disant qu’on a fait une erreur et qu’on a déjà payé 30 secondes avant, le guichetier comprend bien… mais, rien à faire, il nous faut repayer. Merci Paulette !

A un moment on doit quitter l’autoroute et là, les choses se gâtent. Paulette n’a strictement aucune route et nous prend la tête, on lui coupe son sifflet pour ne la garder que comme boussole. Les panneaux directionnels sont aussi rares dans le paysage que l’herbe verte, et on progresse moins vite qu’espéré sur la carte.

Le soir tombe déjà quand nous entrons dans la bruyante et animée Λιβαδειά (Livadia). La circulation y est très dense et stressante, nous comprenons rapidement que ce n’est pas la peine de chercher un hôtel par là. La tension monte un peu.

Peu après la ville, je décide de suivre au hasard un panneau « Taverna – 400m » indiquant une petite route s’éloignant vers les hauteurs. Peut-être qu’ils louent aussi des chambres ? Hélas ce n’est pas le cas et il est difficile de demander où loger car personne ne parle anglais parmi les quelques personnes présentes. Vu l’heure avancée, et aussi vu la grande gentillesse de ces gens, nous décidons de souper là… et nous ne le regretterons pas !

Après une délicieuse salade grecque je choisis un « biftecki », qui n’est pas un bifteck mais une boulette de viande parfumée aux herbes. C’est succulent, je n’en retrouverai pas d’aussi bon de tout le séjour ! Idem pour les olives, d’après AàG. Le serveur nous fait comprendre que les deux messieurs de la table d’à côté nous offrent à boire. Très surpris, AàG prend par politesse un « petit retsina »… mais on nous apporte un pichet et deux verres ! Du coup j’en prendrai quand même un peu, même si je dois encore conduire. J’avais un souvenir horrible du retsina goûté dans les restaurants grecs en Belgikistan mais ce vin-ci était bon, le goût de résine était présent sans être désagréable.

Nous allons nous asseoir à la table de nos généreux voisins tenter de discuter mais c’est extrêmement difficile, nous n’avons qu’un petit lexique de base avec nous… c’est frustrant. Nous pensons comprendre que l’un des deux est le patron de cette taverne (Carvounis). Après des adieux chaleureux nous repartons vers 21h21, dans le noir, dans la campagne déserte. Pas très loin, au milieu de nulle part, un grand hôtel avec une enseigne « ΕΡΑΤΩ » (Erato)… bon, ce sera ça ou dormir dans la voiture !

On nous annonce 60 euros, descendus à 55, pour une chambre double avec petit déjeuner. C’est cher mais nous n’avons pas trop le choix. La chambre est petite et vieillotte, la salle de bain encore plus, et à vue de nez le lit double doit faire royalement 120cm de large ! Vu la chaleur, ils ne se donnent même pas la peine de faire les lits, ils déposent juste dessus un drap plié tout droit sorti de l’armoire.

Nous prenons une douche comme nous pouvons et essayons de dormir. La première mauvaise nouvelle est que l’air conditionné ne fonctionne pas, or l’air est suffoquant et moite dans la chambre. La deuxième mauvaise nouvelle est qu’il y a semble-t-il une soirée de danses grecques pour une demi-douzaine de spectateurs et que la musique nous empêchera de dormir jusqu’à près d’1h du matin 👿 La troisième mauvaise nouvelle est qu’un chien prendra ensuite le relais pour hurler jusqu’à l’aube…