Après le pique-nique, nous nous dirigeons vers les étangs de Vaux et de Baye. Ils sont séparés par une digue et n’ont ni la même couleur (c’est vraiment flagrant !) ni le même niveau.

Ils ont été créés à la fin du 18e siècle pour alimenter en eau le canal du Nivernais. Nous nous garons au niveau de l’écluse.

En traversant une zone boisée pour arriver aux berges du lac, un écureuil plus curieux que farouche nous donnera la joie de l’admirer de près 🙂

Monsieur est très affairé, aussi, après nous avoir accordé un bref moment d’attention, il retourne sans façon à ses activités.

Le temps est toujours maussade, un excellent prétexte pour se mettre à l’abri sous les voûtes de La Collancelle !

Le canal du Nivernais passe ici en souterrain à trois reprises. Le premier tunnel est celui de la Colancelle, il est long de 758 mètres, avec quelques cheminées d’aérage apportant un disque de lumière sur l’eau. Une banquette de halage permet d’y accéder à pied.

Le percement de la montagne est en fait constitué d’une succession de tunnels et de tronçons en tranchées ouvertes. Une centaine de forçats ont trouvé la mort lors des titanesques travaux de construction (il y eut de graves affaissements de terrain).

Le but premier était le flottage du bois pour chauffer Paris, mais rapidement il fut décidé de créer une véritable voie navigable. Après la longue interruption due à la Révolution française, c’est l’ingénieur Poiré – celui-là même qui inventa par la suite les barrages à aiguilles et fermettes – qui reprit les travaux.

Le second souterrain s’appelle le tunnel de Mouas, sa longueur est de 268m.

Ce n’est donc pas du tout la même ambiance puisque dès le départ on voit la sortie.

Avant de nous engager dans le 3e, le tunnel de Breuilles (212m), nous entendons comme un léger bourdonnement…

Nous regardons derrière nous et, après quelques instants, une lueur apparaît dans l’obscurité du passage voûté.

Chouette, un bateau qui fait la traversée !

On ne pensait pas en voir vu la météo pourrie.

S’ensuit un deuxième, de plus gros calibre… on a l’impression qu’il râcle un peu, parfois.

On mitraille mais eux aussi 😆

La troisième et dernière embarcation, dont nous voyons la lumière, met un temps fou à franchir le tunnel et on n’entend aucun bruit de moteur.

Avancerait-elle à la force des rames ?

Ce n’est pas le cas mais le résultat n’en est pas loin :mrgreen:

Cela dit, je ne me plains pas du silence hein 😉

Nous rejoignons notre point de départ par les bois en surface.

Les tranchées vues du dessus :

Sur le trajet retour, nous nous amusons à trouver les puits d’aérage.

Le premier est dans un creux de terrain, en lisière de forêt.

Les trous visibles dans le muraillement du puits servaient à supporter les échafaudages. On les appelle « trous de boulin ».

Les deux autres bouches d’aération sont situées le long de la route. Celle couverte de mûres aura reçu une attention toute particulière d’AàG 😉

Pour plus d’information je vous conseille la lecture des pages 23 et 24 de cette « petite histoire des tunnels » (pdf – 2,56 Mo) de Georges Reverdy.

A présent, direction Chitry-les-Mines pour souper et rejoindre notre nouveau logement. C’est un peu la galère pour trouver autre chose qu’un fritkot : on fait le tour de la ville mais tout est fermé ! Certains pour cause de vacances, d’autres pour cause de lundi…

Finalement on se retrouve à l’hôtel Cépage, qui possède deux restaurants : l’un « distingué » (pas notre budget ni notre tasse de thé, d’autant plus qu’on est un peu crottés :mrgreen: ) et le « Bistrot », où l’on est quand même servi de façon très stylée et avec des assiettes à la présentation soignée. Le repas fut très bon.

Nous avons de la chance car nous prenons l’avant-dernière table libre… et il y aura encore beaucoup de gens qui arriveront au cours de la soirée, alors que la salle est complète.