Nous voici à présent dans le Nivernais. Juste avant d’arriver à Decize, nous nous arrêtons pour photographier un vieux complexe de bâtiments.

Il s’agit d’une usine de céramiques, et le site semble toujours actif dans la production et vente de carrelages.

La façade de l’ancien bureau d’accueil ainsi que le château d’eau sont joliment envahis de vigne vierge.

Pour le cheminée, je pense que c’est plutôt du lierre ?

On traverse le magnifique « pont de la Vieille Loire » et ses 11 arches datant du 18ème siècle. C’est à présent un bras mort mais…

Autrefois, c’était ce bras de la Loire qui était emprunté par la navigation et les ports de Decize étaient établis sur la rive de Saint-Privé et le long du Champ de Foire. Au début du XIXème siècle, divers travaux de dragage et des digues ont inversé le débit des deux bras de la Loire. Pour permettre la jonction du Canal Latéral à la Loire avec le Canal du Nivernais, le bras de Saint-Privé a été barré par une digue submersible et il s’est lentement ensablé. (source)

Les choses sont bien faites : juste à côté de la vieille ville, la place du champ de foire offre un énorme parking et, juste devant, se trouve l’office du tourisme. Un circuit pédestre y est proposé pour faire le tour du patrimoine local.

A commencer par la Tour de l’Horloge, également appelée Tour Guy Coquille. Érigée en 1848, sa hauteur est de 33m et elle possède trois cloches. La mairie se trouve sur la même placette et on a apprécié le fait qu’ils ne détruisent pas les nombreux nids d’hirondelles qui parsèment sa façade !

Nous arrivons ensuite à l’arrière de l’église dédiée à Saint-Aré, dont le nom nous inspirera évidemment beaucoup de plaisanteries :mrgreen:

C’est le patron de la ville et son histoire est vraiment tarée : évêque de Nevers au 6ème siècle, Aré souhaita être enterré là où sa barque mortuaire s’arrêterait. Et cette dernière a donc miraculeusement remonté le fleuve jusqu’à Decize !

L’extérieur est assez hétéroclite, témoin de beaucoup de changements dans son architecture au cours des siècles. Il vient d’être rénové.

Quant à l’intérieur, j’espère qu’il bénéficiera également d’une restauration car son état fait pitié… les fumées du système de chauffage étaient (sont ?) évacuées dans une nef latérale. Les murs et plafonds sont complètement noircis. Il y a du boulot pour sauver les peintures murales…

Dans cette région nous verrons à plusieurs reprises des fonts baptismaux assez originaux :

Nous caressons un chat au passage, et nous rendons ensuite à la salle Olga Olby. C’est en fait l’ancienne église du couvent des Minimes, dont les bâtiments voisins ne sont pas visitables.

Elle sert aujourd’hui de salle d’exposition. Il n’y a pas grand chose de remarquable (pour nos yeux) si ce n’est d’inquiétantes fissures traversantes et ces chapiteaux au style surprenant :

Destination suivante : la porte du Marquis d’Ancre, construite au 12ème siècle.

Cette porte monumentale, protégée par un pont-levis, permettait de pénétrer l’enceinte fortifiée de Decize.

Une partie des remparts est bien conservée, comme le montrent ces deux tours :

Cette élégante petite tour de guet faisant l’angle, s’appelle l’échauguette de la Croix-Voisin.

La « promenade des Halles » est une majestueuse allée bordée de platanes et de tilleuls, longue de près d’un kilomètre. Ils auraient été plantés à la fin du 18ème siècle.

A l’automne ce doit être splendide !

Notre chambre d’hôte se situe à l’écart de la ville, la logeuse nous conseille un restaurant tout proche : le relais des Arbelats. En voyant l’intitulé des plats, nous hésitons. AàG est encore plus réticent que moi, c’est dire !

Finalement c’est un des endroits où nous aurons le mieux mangé du séjour 🙂

On ne pourrait plus rien avaler en sortant, on est calé ! Les plats étaient délicieux et copieux, pour un prix très raisonnable.

Et on s’est payé un fou rire comme je n’en avais plus eu depuis longtemps… ça fait du bien 🙂