Après un pic-nic non loin du Bout du Monde, nous partons à la découverte de Nolay. Nous avions traversé ce bourg médiéval en voiture sur le trajet aller et cela ne nous avait guère paru mériter d’intérêt, grossière erreur…

Tout d’abord nous avons été très surpris par cette petite chapelle dans le quartier Saint Pierre. La forme de son clocher à bulbe est pour le moins originale ! Ce serait le témoignage d’une ancienne léproserie.

Entre ville et village, Nolay ne manque pas d’un charme suranné. Nul doute que la bourgade fut plus prospère par le passé… Quel dommage que tant de bâtisses tombent en ruines ! Je n’ai jamais vu autant de panneaux « à vendre » concentrés en un seul endroit 😯

L’église paroissiale Saint-Martin : « De l’église primitive ne subsiste qu’une chapelle du XVe siècle. Vers 1643, on bâtit l’édifice actuel, puis en 1763-65 on dut reconstruire le clocher d’après les plans de J.A. Carisitie. En 1869-73, l’architecte Harmaire rebâtit le transept et le chœur. »

Ce qui est très intéressant, c’est que Nolay possède une horloge à automates sonneurs toujours en fonctionnement (il n’en reste qu’une vingtaine en France).

Les deux jacquemarts, en bois polychrome, ont été fabriqués au début du 16ème siècle et ont survécu à l’effondrement du clocher et des voûtes.

Malheureusement l’incendie de 1934 eut raison des pieds de Jacquot et brûla toute la moitié droite de Jacquotte. Depuis, leurs restes sont conservés au musée. Le couple fut resculpté à l’identique et remonté l’année suivante.

Juste à côté de l’église se dressent de splendides halles du 14ème siècle. La complexe structure en bois est un régal pour les yeux :

Cette honorable charpente doit soutenir un lourd toit en pierres calcaires (appelées « laves »)… Avec 600 kg/m², il n’est pas étonnant qu’à certains endroits de nouvelles poutres aient été ajoutées pour soulager et renforcer les anciennes (voir ci-dessous à gauche).

Les maisons à colombages rivalisent d’élégance mais la demeure la plus luxueuse est sans aucun doute la maison natale du mathématicien et physicien Lazare Carnot, né à Nolay en 1753. Je n’en ai pas de vue d’ensemble à vous montrer mais vous pouvez la voir ici, derrière sa statue.

A l’époque on avait le souci du détail… la ville est remplie de ces détails architecturaux soignés. Ici un blason portant merlettes sur un balcon, là des tulipes colorées encadrant une girouette, etc.

Un petit clin d’œil 😉

Quand nous sommes arrivés à ce lavoir, une vieille dame portant chapeau, l’air un peu égaré, m’accoste : « Vous êtes qui ? ». Euh, je suis une touriste… ^^’

« Oui mais vous êtes qui ? Je ne vous connais pas. » Ah mais c’est bien normal, moi non plus je ne vous connais pas madame, euh bonne journée !