Nos vacances débutent un soir au Bout du Monde.

Évidemment, nous aurons réussi à nous égarer au seul malheureux croisement qu’il y avait ! Qu’à cela ne tienne, cela nous donnera l’idée de la promenade du lendemain…

Après avoir trouvé non sans peine la chambre d’hôtes que nous avions réservée (il y en a plein dans le village et il n’y a pas d’adresses), nous partons explorer les environs.

Quel bonheur de se dérouiller les pattes après les heures de conduite (la conclusion étant : bon on va y aller mollo les premiers jours hein !)

Nous pique-niquons sur un muret au bord d’une minuscule route montant dans les vignobles, pensant y être tranquilles… que nenni ! Quelle circulation ! Ce doit être un raccourci pour les travailleurs qui rentrent au village.

A noter que ce sont les vignes situées à l’extrémité du pays beaunois. Après, fini, le vin !

Le village en lui-même se compose de… la rue principale.

Les bâtisses sont souvent anciennes (17ème siècle), en pierres, avec des triangles de décharge au-dessus des ouvertures.

Voyez-vous le chat dans la porte ci-dessous ? 😉
(cliquez pour agrandir, on voit mieux)

Le lendemain matin, nous partons explorer le cirque du Bout du Monde, alias la reculée de Vauchignon, en suivant le sentier « JMB » – pour Jean-Marc Boivin (faut naître en Bourgogne pour s’appeler comme ça). Ce sont les falaises où il s’entraînait à l’escalade dans son jeune âge.

Bon le fléchage n’est pas toujours très clair !

Nous montons dans « une forêt de ravin où poussent érables, tilleuls et frênes qui ont recolonisé le site après une longue période de pâturages » (merci le panneau explicatif).

Une bien jolie vue panoramique s’offre à nous du haut des falaises calcaires.

Au-dessus s’étend un plateau constitué de cultures, de pelouses et de forêts (chênes et charmes). Il n’y a personne, c’est paisible (et plat, enfin ! :mrgreen: ).

Au détour du chemin, un drôle de totem ! Cet arbre sculpté représente St Omer. Mais si, mais si, faites un effort : on voit deux yeux protubérants, un petit nez rouge, une large bouche droite… Un bouquet de fleurs et un crucifix complètent le tableau.

Sur le carton il est écrit « Je suis le bon Saint-Omer, fait un souhait il sera éxaucé » avec les fautes d’orthographe soulignées.

AàG, dont l’anonymat est préservé grâce à une tête de wombat à museau velu du nord, a donc fait un souhait.

Aussitôt exaucé ! Trop fort, St Omer !

Le chemin longe le bord des falaises, aussi AàG n’était-il guère rassuré quand il a vu sur quoi on marchait réellement :

Elles n’étaient pas partout en devers, mais quand le bord était en pente allant en s’accentuant jusqu’à la verticale ce n’en était pas moins impressionnant.

La diversité de formes et de couleurs que la nature a donné aux fleurs m’étonnera toujours…

Nous replongeons ensuite dans la forêt et croisons un joggeur solitaire. Rien qui ne vienne déranger ces lieux. La lumière de ce milieu de matinée est particulièrement belle.

Ou peut-être est-ce parce que nous sommes en vacances que tout nous semble beau ?

Même les mousses envahissant les branches et les troncs… toutes ces nuances de vert nous ont tant manqué ! Cela nous repose les yeux et l’esprit.

Nous parvenons à la source de la Cusanne (aussi écrit Cussanne, Cuzanne, Cosanne, Cozanne…), au lieu-dit fontaine de l’Essort :

Un large chemin nous ramène ensuite au pied du cirque du Bout du Monde. Une belle pelouse précède la cascade du Cul de Menevault. Du haut nous ne l’avons pas vraiment vue, la marche était trop haute et glissante que pour s’approcher du bord.

AàG vous donne aimablement l’échelle. Cela fait une quarantaine de mètres de haut et on a eu de la chance, car elle est parfois à sec.

« Les concrétions calcaires déposées par le ruissellement de la cascade constituent une véritable petite tufière. Une flore fragile et adaptée, à base de mousses, se développe sur ces dépôts. » (dixit toujours le même seul et unique panneau)

Une jeune fille sort d’une yourte avec une guitare, l’ambiance est tellement sereine que même le chien n’aboie pas.

Nous partons ensuite à l’autre bout du cirque pour voir la grotte de la Tournée, surnommée non sans raison « le creux de l’oreille ». Elle offre une belle résurgence (peu visible sur la photo).

Nous revenons par la route, au niveau du parking un fou rire : nous n’avions jamais vu de panneau « sens interdit » aussi grand… (et pourtant ça semble toujours insuffisant !)