Au printemps dernier, de retour d’une semaine en Alsace-Vosges riche en morsures de tiques, je me suis décidée à aller faire une prise de sang pour contrôler la présence d’éventuels anti-corps contre la Borrelia responsable de la maladie de Lyme. Je savais les tiques de la région porteuses de la borréliose (via les notes périssables 😐 ), mais les précautions prises (vêtements longs, spray répulsif, etc.) n’ont pas suffi à éviter ces sales bestioles. A certains endroits il en pleuvait littéralement.

Chaque soir c’était dépistage intégral, car la probabilité de transmission augmente avec le temps que la tique reste plantée dans votre chair à vous sucer le sang. Un rien stressant.

Le médecin disait que, analysé trop tôt ou trop tard, on ne détecte plus dans le sang ces fameux anticorps. Les analyses de sang étaient négatives pour la Borrelia mais par contre il y avait une sorte de syndrome inflammatoire global, intriguant car a priori injustifié. On a convenu de refaire un contrôle en octobre et je viens d’avoir les résultats.

La situation n’est pas encore revenue à la normale mais elle s’améliore. Le médecin m’a dit clairement aujourd’hui que, pour lui, c’était une réaction de mon organisme par rapport aux morsures de tiques. Selon lui, si la prochaine prise de sang est normale, le dossier est clôturé. Pas de traitement préventif nécessaire. Je m’inquiète un peu… surtout que les symptômes à surveiller sont typiquement ceux de la grippe. Ah ah ! La bonne blague !

Autant dire que la suite du programme ne me tente vraiment pas, j’aime autant éviter :
Si les symptômes apparaissent mais ne sont pas identifiés, l’infection va suivre son cours et se disséminer lentement dans le corps pour atteindre les articulations (arthrite), le tissu cardiaque (problèmes cardiaques), le tissu nerveux ( paralysie de la face, d’une jambe, problèmes neurologiques, etc…), la moelle épinière et le cerveau.

Prochain contrôle en janvier…