Deux jours de voyage, incluant une pause à Imst (Rosengartenschlucht)

Nous partons le dernier samedi d’août, et dans chaque pays traversé il y a beaucoup de travaux sur les routes. Nous devrons également nous farcir plusieurs embouteillages en Allemagne.

Une chambre avait été réservée pour la nuit au Gästehaus Almrausch dans le petit village autrichien de Nassereith, mais lorsque nous arrivons il y a une lettre scotchée sur la porte extérieure avec mon nom dessus. Quelques lignes en allemand nous apprennent qu’ils nous ont réservé une chambre au bed & breakfast Maria, juste à côté ! En fait ils ont préféré relouer notre chambre à des touristes restant plus qu’une seule nuit… Je trouve cela fort de café car déjà, quand on reste seulement une ou deux nuits chez eux, ils augmentent sérieusement le prix de la nuitée ! Et ils n’ont même pas la politesse de nous l’apprendre en face…

Quand on va sonner à côté, la dame nous explique, également en allemand, qu’elle affiche complet. On lui montre la lettre de l’autre gästehaus disant que c’est réservé pour nous chez elle… Elle est embêtée, apparemment elle avait pourtant expliqué à la 1ère logeuse que ce n’était pas possible ! Ou alors elle a également reloué à d’autres gens ? Dans tous les cas, on se retrouve sans logement, on n’a pas encore soupé et la nuit tombe. On n’a pas d’autres adresses sous la main, étant donné que c’était réservé (pour une fois qu’on est organisé !)…

La dame va donner un coup de fil et essaie gentiment de dépatouiller les choses pour nous… Un type arrive en grosse voiture et va droit au but : il a encore une chambre libre pour cette nuit, c’est 30 euros par personne, est-ce que ça nous intéresse oui ou non. C’est plus cher et il ne nous inspire ni confiance ni sympathie mais bon, c’est pas comme si on avait beaucoup d’autres choix.

On le suit en voiture jusqu’à l’autre bout du village, il tient un grand hôtel s’appelant Seeblick. Tout un car d’Allemands y est descendu. Nous mangeons par facilité au restaurant de l’hôtel, la cuisine est correcte et le prix aussi. On fait ensuite une courte promenade dans le village, il y a beaucoup de chats et un assez joli lac.

La chambre n’est pas terrible, surtout la salle de bain. Ca ne vaut pas le prix demandé. Une bonne rénovation serait nécessaire, même pour les couloirs ! Jusqu’à tard, on entendra à l’étage du dessous toutes les chaises et tables qui sont remises à leur place suite au souper du bus. Un bruit de machinerie (ventilation ?) nous empêchera de dormir jusque 4h du matin. Bref, la joie.

Le lendemain matin, nous petit-déjeunons en compagnie d’une horde de chamois d’Allemands. Les fenêtres de la salle donnent sur une énorme paroi rocheuse dominant le village. Nous y verrons plusieurs chamois.

Nous filons vers Imst pour achever la promenade du Jardin des Roses (Rosengarten) entamée un soir quelques années plus tôt…

Cette gorge perd indéniablement de son charme avec la surfréquentation due à un dimanche ensoleillé pendant les vacances scolaires. Il y a notamment des troupeaux entiers d’adolescents beuglant qu’on laisse passer. Difficile de prendre des photos vierges de monde… mais pas impossible.

Le chemin est souvent constitué de passerelles en bois, il y a des ponts, des tunnels, c’est très ludique.

Arrivés en haut, nous nous laissons séduire par un panneau « Blaue Grotte« … il s’agit en fait d’une petite mine de plomb argentifère. Elle aurait déjà été exploitée au temps des Romains, qui en auraient tiré la galène par exploitation au feu.

Une étroite galerie de 35m de long part de la salle d’entrée, mais il aurait fallu le maillot de bain pour la visiter ! Un petit ruisseau fait cascade pour rejoindre la gorge et entre en partie dans la mine.

Nous allons jusqu’à Arzl im Pitztal dans l’espoir de trouver un coin tranquille pour le pic-nic de midi, mais les routes sont toutes envahies de motards. C’est donc dans un bruit incessant et stressant que nous mangeons dare-dare avant de reprendre notre chemin.

A peine la frontière italienne passée, nous tombons sur un embouteillage de presque 10km. Cette portion d’autoroute, constituée quasi exclusivement de viaducs et de tunnels, est à péage… et c’est la station du péage qui provoque ces files.

Nous arrivons finalement à notre destination, au sud de Badia : un village nommé « La Villa » en italien, « La Illa » en ladin et « Stern » en allemand. On pose les bagages et on va se détendre le long de la rivière Gadera et ses prairies si vertes.

Ce soir-là il y a une fête au village et plein de gens sont en habits folkloriques. Il y a un ensemble musical local qui joue même bien, si si. Nous irons manger un peu à l’écart, par besoin de calme.


Imst est surnommée « la ville des fontaines » (il y en a 40).