Moukmouk en a déjà parlé, voici encore de l’eau pour alimenter le moulin.
Extrait de La Libre :

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Censée pulluler de façon temporaire et cyclique, la méduse est en train de s’installer durablement en Amérique du Nord, au Japon ou en mer Caspienne, au point de devenir invasive. (…)

L’activité humaine n’est sans doute pas étrangère au fait que la bestiole se sente partout comme un poisson dans l’eau. D’abord, la surpêche débarrasse la méduse de ses prédateurs naturels : thons, poissons lune ou tortues.

La pollution joue aussi un rôle car les méduses résistent à l’eutrophisation des eaux et se nourrissent du plancton développé par les déchets. (…)

Enfin, le réchauffement aquatique favorise la reproduction d’espèces telles que la Pelagia noctiluca, répandue en Méditerranée. (…) Une Chironex au venin létal a été retrouvée près de Marseille. Inquiétante migration pour cette espèce habituée des côtes australiennes.

Les vacanciers ne sont pas les seules victimes, les méduses attaquent aussi les poissons, mangeant les plus petits, contaminant les plus gros. En Irlande, des centaines de milliers de saumons sont ainsi devenus non comestibles cet hiver, ce qui n’est pas sans conséquences économiques. L’écosystème trinque aussi. Au large de la Namibie, la faune marine se compose à 80 % de méduses et le phénomène menace de se généraliser. (…) Les méduses peuvent également causer des troubles inattendus à proximité de centrales nucléaires comme ce fut le cas à Gravelines (France), où des « groseilles de mer » ont menacé de colmater des conduits.

Pour contrer la prolifération de l’ennemi aquatique, la résistance s’organise. Au Japon, des filets coupants ramassent par millions les envahissantes Namura, méduses géantes. A Cannes ou à Barcelone, d’autres types de filets servent de barrages pour protéger les touristes. A la Réunion, des tortues ont été réintroduites pour réguler le biotope, avec une certaine réussite. La même expérience vient d’être tentée aux Baléares, mais les spécialistes sont sceptiques car les reptiles ont tendance à revenir sur leur lieu de naissance. (…)