12 septembre 2008 – Lac du Verney, lac d’Arpy et col de la Croix

Ce matin nous allons voir le logeur pour lui demander si l’on peut passer une nuit supplémentaire au ‘Village’. La chambre d’hôte est réservée pour ce week-end, mais par chance ce vendredi soir nous pouvons encore rester. Nous discutons un peu avec lui des randonnées à faire dans les environs et aussi vers le parc du Grand Paradis, notre prochaine destination. Il est de bon conseil, étant lui-même adepte de ‘courses’ en montagne !

Aujourd’hui, c’est une journée relax. Bon ok on avait dit la même chose hier 😛 Mais là, vraiment, on va essayer de s’y tenir ! Preuve de notre bonne volonté, le premier but de la journée sera le lac de Verney (lago Verney).

Ce lac se situe à 2088m, un peu en contrebas du col du Petit St-Bernard qui fait frontière avec la France. Il est presque au bord de la route… le dénivelée aurait été parfaitement négligeable s’il ne nous était pas venu à l’esprit d’escalader une pente pour voir ce qui se cachait en haut. Bon ce n’était pas une super idée, ça a un peu fini en escalade et la descente était casse-gueule :mrgreen:

Nous songeons d’abord à faire une randonnée dans le coin mais il fait trop glacial et venteux. Nous nous contenterons d’un tour du lac, ce qui nous prendra déjà un certain temps. Les chemins sont boueux et défoncés, parfois nous devons contourner des zones marécageuses. Au moins il n’y a pas moyen de nous perdre, ici !

Du côté français, tout est dans les nuages… il y a quelques ruines romaines au sommet du col.

Les petits points que nous avions vus au loin sur la pente se révèlent être des vaches. Eh bien l’air de rien, c’est impressionnant tout un troupeau de vaches qui se dirige sur vous en trottinant allègrement ! Et elles sont habiles sur les pentes, contrairement à ce qu’on pourrait croire…

Certaines viennent nous renifler (voire voudraient bien nous léchouiller), d’autres nous contournent nerveusement. Les vachers et leurs chiens guident le troupeau. Le joyeux tintement de dizaines de cloches résonne puis s’éloigne doucement…

Un nuage dissident a passé la frontière italienne :

Nous redescendons pour dîner à des températures un peu plus clémentes. Il n’y a pas énormément d’endroits propices. Dans un lacet, on trouvera une table de pique-nique et deux bancs constitués de troncs d’arbre taillés. Il faut faire gaffe aux champignons mais il y a moyen de s’asseoir… en contrebas coule un petit ruisseau. On entend au loin le grésillement de la ligne haute tension.

Il va falloir décider du programme de cette après-midi. Le logeur nous avait parlé d’un lac pas très loin de Morgex, dans lequel on pouvait voir se refléter le Mont-Blanc… une promenade facile… allons, c’est adjugé !

Le départ du chemin se trouve au niveau du col Saint-Charles (Colle San Carlo, 1971m) et une belle promenade presque à niveau se poursuit dans la forêt jusqu’au fameux lac d’Arpy (2066m). Un dénivelée inférieur à 100m, c’est vraiment une journée repos !

Il fait fort chaud et c’est un plaisir de marcher à l’ombre des arbres. C’est plat, ça nous change ! Ci-dessous, quelques jeux de reflets dans des flaques d’eau…

Sur les pancartes, ils disent « site idyllique ». Eh bien je dois vous avouer quelque chose : ce n’est pas du tout exagéré !!

L’été, ce doit être plein de monde. Un lac d’une eau transparente (certes glacée mais après tout elle reflète les neiges éternelles du Mont-Blanc), de belles étendues herbeuses s’allongeant paresseusement à côté de lui, le tout dans un écrin de montagnes… à couper le souffle.

Il y avait une demi-douzaine de personnes profitant paisiblement du lieu. Le pont en bois était rigolo : il était littéralement cassé en deux. On en voit une moitié ci-dessous (au fond), l’autre partie est symétrique…

Malheureusement nous ne parviendrons pas à capturer le reflet du Mont-Blanc, l’eau n’était pas assez lisse à cause du vent !

Un panneau d’information mentionne l’existence de tritons alpestres (ou tritons alpins ? je ne sais pas comment on dit) dans les parages. Mais nous aurons beau les appeler par leur petit nom, nous n’en verrons aucun.

Par contre, nous rencontrons d’autres hôtes lacustres… qui n’étaient pas spécialement enchantés de faire connaissance avec AàG 🙂

Après un traditionnel tour du lac, nous avons encore la moitié de l’après-midi devant nous. Nous avons bien essayé de nous asseoir et de ne rien faire, mais c’est terriblement difficile, même avec un panorama hypnotisant comme celui-là (cliquez sur le lien pour voir la photo panoramique).

Après une demi-heure de contemplation béate et immobile, nous remettons les chaussures et décidons de poursuivre jusqu’au col de la Croix (Colle della Croce, 2381m). Un bon 300m de dénivelée, ce n’est quand même pas la mer à boire… le sentier que nous allons prendre est visible à l’arrière-plan sur la photo ci-dessus.

Finalement la montée ne sera pas si aisée que ça, la fatigue des jours précédents s’est accumulée dans les mollets et, au fur et à mesure que nous montons, un fort vent semble vouloir nous repousser.
Peu avant le col, nous arrivons aux premières ruines de forteresses militaires.

Au col de la Croix nous découvrons d’autres fortifications ainsi que ce splendide panorama de montagnes couronnées de nuages (cliquez pour voir la photo panoramique).

On mitraille, en bons touristes que nous sommes…

Un sentier monte vers des ruines mieux conservées, que nous visiterons en claquant des dents car le vent est toujours aussi fort et de plus en plus froid (l’après-midi est déjà bien avancée).

Deux touristes arrivent par un autre chemin, dérangeant notre solitude (ouais, on a des fantasmes d’être seuls au monde de temps en temps).

L’heure tourne, il est temps de songer au retour. De toute façon la luminosité a commencé à baisser, la séance photo est terminée. Nous redescendons au col.
Deux photos au cadrage presque semblable mais donnant malgré tout une ambiance différente :

Le grand muret barrant toute la largeur du col est particulièrement impressionnant.

Nous allons prendre un autre chemin pour rentrer, et ainsi faire une grande boucle jusqu’au plan de Buillet. Il n’y a que la toute fin du sentier qui sera commune avec l’aller.
Ce sentier nous étonne, il reste presque à l’horizontale pendant un temps incroyablement long ! Nous nous demandons s’il finira par descendre, si nous ne nous sommes pas trompés… Nous allons revoir « par le haut » le lac et le trajet effectué.

Le retour nous paraîtra beaucoup plus long que l’aller. L’avantage de rester aussi près de la crête est que nous avons encore de la lumière. Il est presque 19h30 quand nous arrivons au parking, fatigués mais contents de notre journée « de repos » (450 à 500m de dénivelée en tout).

Juste en face de l’hôtel Genzianella se trouvent les ruines d’un autre édifice militaire. Le bâtiment est invisitable mais son architecture extérieure est intéressante. Il reste tout juste assez de lumière pour en prendre ces quelques photos souvenirs…


Carabinieri Reali

Nous irons manger dans un petit restaurant local à côté de l’église de Morgex. C’est vendredi soir et il y a beaucoup de gens (pas des touristes !). C’était bon (surtout le dessert n’est-ce pas AàG ? 😛 ) et nous avons payé un prix très démocratique. Nous avons regretté de ne découvrir cet endroit que le dernier soir… car demain nous quittons la région de Courmayeur pour nous rendre du côté de Cogne.