(ouais je sais, pas terrible comme titre de film)

Cela a commencé un mardi soir, le 4 novembre, je revenais d’une répétition de musique. Quand je suis descendue de voiture, il y avait un comité d’accueil. Deux p’tits jeunes pas farouches pour un sou, qui frottaient dans les jambes et voulaient entrer dans la maison. Je ne les avais encore jamais vus dans le quartier mais le duo n’avait pas faim et portait collier, je ne me suis donc pas inquiétée. Ils avaient le poil tout doux et n’étaient ni timides ni maigres.

Le lendemain matin, en partant travailler, ils étaient toujours là. Ils avaient manifestement passé la nuit dehors. Bon, ça peut arriver, et puis il ne faisait pas encore vraiment froid.

Comme on ne comprenait pas assez vite à leur goût, ils ont décidé de passer à la vitesse supérieure et de faire littéralement le siège de la maison. Les deux sangsues ont installé leur QG dans notre abri de jardin (équipé d’une chatière), ce kot (= abri de jardin, en bon belge) est placé un peu en hauteur et possède une vue stratégique sur la porte d’entrée et la porte-fenêtre. A la moindre ouverture, c’étaient les galopades effrénées …GO GO GO ! On ne pouvait même plus aérer la maison car dès qu’on ouvrait les fenêtres en oscillo, ces andouilles essayaient de venir s’étrangler dedans, soupir 🙄

Ci-dessous, un tableau d’art abstrait. Ce diptyque est intitulé « un dedans, deux dehors ». Mousty a gracieusement accepté de figurer dans la scène.

Force nous a été de constater qu’ils campaient 24h/24 dans notre jardin, qu’ils mangeaient le pain disposé pour les oiseaux et qu’ils léchaient les boules de graisse pour mésanges… bref, ils étaient perdus ou abandonnés, et ils avaient une faim sans fin. Et, accessoirement, ils tenaient nos poubelles en otage dans le kot.

Nous avons essayé de les nourrir dehors mais rien à faire, ils étaient encore plus têtus que nous. Ils avaient décidé qu’ici c’était chez eux et ont entrepris de grandes manœuvres de séduction (Mousty est le seul à y avoir efficacement résisté). Et effectivement on croirait que c’est vraiment chez eux, tant ils se sont tout de suite appropriés les lieux et les jeux, parfaitement à l’aise ! Ils connaissent aussi très bien les objets que sont la litière, l’arbre à griffes, etc.

J’ai contacté les vétérinaires de la commune et écrit à tous les refuges et organismes de Belgique, sans succès. Personne ne recherche ces deux loulous. Dans les rues, dans les commerces, rien. Aucune affiche de chats perdus. Sur le web, rien non plus. En plus ce sont deux petits mâles entiers, ce n’est pas bon signe : à leur âge ils sont souvent déjà stérilisés.

Rarement l’un sans l’autre, ils adorent se battre entre eux et s’endormir ensemble… Je les pensais nés dans une même portée, mais selon la vétérinaire Mini-Mousty aurait environ 7 mois et Mini-Roro plutôt 8 ou 9. Elle estime cela en fonction des dents et du développement des testicules, mais ce n’est pas une science exacte 😆

Mini-Mousty, qu’on appelle Mini-My sinon cela perturbe trop Mousty, est très énergique. Il grimpe dans le pommier à la vitesse de l’éclair, joue tout seul comme un fou et finit, épuisé, par plonger dans un profond roupillon, étalé de tout son long. Il a un poil particulier, d’une extrême douceur.


Mini-Mousty remercie tata Delf pour ce beau jouet à plumes. (Je crois que ses heures sont comptées !)

Mini-Roro peut aussi s’amuser seul mais préfère encore plus quand on joue avec lui. Bien que plus âgé, il est un peu plus pataud pour grimper aux arbres. En tous cas il est plus calme, plus gourmand et plus souvent frottant/ronronnant. Particularité : alors que Mousty et Mini-Mousty pourraient vous arracher le bras pour en avoir, Mini-Roro quant à lui n’aime pas le filet américain cru ! (ouais, ils sont maltraités je vous dis qu’ça)

Ils sont passés sur le billard vendredi, ils sont maintenant castrés. La vétérinaire m’a dit qu’elle avait rarement vu des chats aussi relax dans son cabinet. Ils étaient cool Raoul, gros dodo du matin, très sociables avec elle, etc. Au réveil ils se sont réconfortés mutuellement, c’était adorable…

Comme ils étaient encore dans les vaps à cause de l’anesthésie, et qu’il a commencé à neiger le soir, on les a autorisés à dormir dans la maison (autrement ils ont un panier fermé en mousse dans le kot avec des tissus et tout et tout).
Je ne sais pas si c’est pour ça mais en tous cas, le lendemain, on a eu droit à une musaraigne devant la porte d’entrée…

Donc voilà, je cherche une famille aimante et responsable pour ces deux adorables petits chats. Ils sont castrés, vermifugés et traités contre les puces mais je n’ai pas encore osé les vacciner (car s’ils l’ont déjà été à la naissance ça leur ferait 4 injections de vaccin en moins d’un an, donc je pense qu’il vaut mieux attendre le printemps).

Etant donné qu’ils se servent de repère l’un à l’autre, j’aimerais qu’ils ne soient pas séparés… et il me semble nécessaire qu’ils aient un jardin où se défouler.
En espérant que l’épisode n°2 sera pour eux plus serein que le n°1 !