7 septembre 2008 – Visite de la ville d’Aoste

Le petit déjeuner efface le mauvais souvenir de cette nuit en un clin d’oeil. En plus des classiques pistolets/confitures/chocolat/miel/jus de fruit, nous avons du prosciutto, du formaggio (de la tomme locale), un pain aux noix et aux figues à tomber par terre, des tortillons sucrés et du café italien – je le prendrai en ‘lait russe’ tellement il est fort ^^

Comme le ciel est voilé, nous décidons de consacrer cette première journée à Aosta, et c’est justement la fête de la ville ce week-end. Nous parvenons à nous garer facilement près de la Tour du Bailliage, il n’y a encore presque personne à cette heure de la matinée.

Nous marchons jusqu’à la grand-place (place Emile Chanoux), sur laquelle une scène est en train d’être montée pour le concert du soir. Ci-dessous l’Hôtel de Ville et ses sculptures :

Après un passage à l’office du tourisme pour s’informer des festivités du jour, nous allons jusqu’à la cathédrale. Un office va commencer donc nous nous contentons dans un premier temps de son architecture extérieure… et encore, c’est assez limité car il y a une grande tente en toile devant l’entrée pour protéger des fouilles archéologiques ! Je vous invite donc à aller voir les photos et explications de ce site.

Voici un détail du porche d’entrée. Dans cette région, la majorité des façades religieuses sont peintes. Comme vous pouvez le constater, le ciel s’est dégagé et nous aurons une magnifique journée, ensoleillée et très chaude.

Juste à côté se trouve le Forum romain cryptoportique, dont l’entrée est aujourd’hui gratuite. Nous y apprenons qu’Aoste fut fondée par l’empereur Auguste sous le nom d’Augusta Praetoria vers 25 ANC. Dans les galeries souterraines du forum se trouvent exposées des marbres sculptés parfois très finement (corps de colonnes, chapiteaux, statues, tombeaux, etc.) Les photos y étaient interdites, voici les lieux (sans l’expo) .

Nous allons ensuite voir le chantier des ruines de l’amphithéâtre romain et du théâtre romain – ce dernier est actuellement sous échafaudages et donc inphotographiable. Juste à côté se trouve la Tour Fromage (tour médiévale habitée par la famille Casei).

Il est 10h passées, il commence à y avoir beaucoup de monde dans la vieille ville. En flânant dans les ruelles nous découvrons la tradition locale pour les faire-part de décès. Plein de petites « valves » publiques sont disséminées dans les rues et réservées au collage des affiches.

Sur la piazza Chanoux, le défilé équestre du Moyen-Age est arrivé. Les maîtres paradent, tous costumés. Il y a foule autour d’eux et certains chevaux sont nerveux.
Nous nous dirigeons ensuite vers la collégiale San’t Orso – et il est bien connu que les ours n’aiment pas les chats 😛

Par contre les ours aiment les vieux arbres majestueux… En-dessous, le clocher « campanile » (isolé de l’ensemble).

Nous avons pu visiter le cloître roman du XIIe siècle, qui est extrêmement intéressant mais où les photos étaient interdites. Les chapiteaux des colonnes sont tous différents et présentent des animaux, des scènes de l’Ancien testament, de la vie de saint Ours, etc. Pour les curieux, une vue générale et un exemple de chapiteau.

Voici une façade du prieuré renaissance :

A l’intérieur de l’église Santi Pietro e Orso (St Pierre et St Ours), nous n’avons malheureusement pas vu voir les fresques se trouvant sous le toit.

Une autre église sur une petite place reculée, Santo Stefano :

La chaleur aidant et titillés par la réputation des glaces italiennes, nous nous installons à la terrasse d’une pasticceria de la piazza Emilio Chanoux. C’était une très mauvaise idée. Il n’y a que trois parfums de glace mais deux sont épuisés, on nous compte n’importe quoi dans il conto et quand on demande de corriger les erreurs de l’addition on ne revoit plus la serveuse, etc. Pour couronner le tout, c’est à ce moment que les essais ‘sons’ commencent pour le concert du soir. Les hauts-parleurs vont tellement forts que je sirote mon granita avec les mains sur les oreilles et je sens violemment les vibrations en moi. On s’enfuit dès que possible vers des lieux plus paisibles.

Il y a des embouteillages dans les ruelles piétonnes à cause des attroupements pour voir les artistes de rue. Nous allons donc vers une zone nettement moins touristique : la gare et la Tour du Pailleron, à travers un parc où se trouve une statue du roi Victor-Emmanuel (le II je crois ?) qui est représenté en train de chasser. C’est grâce à lui que les bouquetins ont échappé à l’extinction au milieu du 19ème siècle.
Sous la végétation, on ne voit plus que les ailes d’un aigle royal. De l’autre côté de la gare se trouve tout le centre sidérurgique.

En longeant les remparts, nous arrivons dans un jardin d’enfants. On peut y voir la Tour de Bramafan :

Nous sommes retournés à la cathédrale mais l’intérieur est sous bâches car un chantier de restauration est en cours. De ce fait nous parcourons les lieux assez rapidement, après une visite à la crypte.

Nous marcherons énormément avant de trouver un restaurant qui semble correct (Vecchia Aosta), et malheureusement nous ne tombons pas très bien 😐 Les portions sont ridicules et les prix ne nous permettent pas de prendre un primo piatto et un secundo piatto.
La précédente trattoria, nous étions partis de guerre lasse d’attendre que le serveur daigne prendre notre commande (nous étions les seuls clients et l’heure d’ouverture -19h- était passée)…

Un des restos nous a bien fait rire avec ses nappes glauques :

Il y a plein d’autres lieux dont je n’ai pas de photos à vous montrer, soit que la lumière ne s’y prêtait pas, soit qu’il y avait trop de monde, soit que c’était interdit… par exemple la basilique St Laurent et sa nécropole, la Porte prétorienne avec la Tour des Seigneurs de Quart, l’Arc d’Auguste, le musée archéologique régional (dont l’entrée était également gratuite ce jour-là), la Torre del Lebbroso/Tour du Lépreux qui a inspiré Xavier de Maistre, et le Pont romain qui est à présent à sec, une importante crue ayant dévié le cours de la rivière au Moyen-Age.