6 septembre 2008 – Départ pour l’Italie via le Luxembourg, la France et la Suisse

Cette passionnante journée se déroule dans la voiture. On se lève tôt, on est en retard dans nos préparatifs, les bagages ayant été commencés la veille au soir ! La destination et le créneau de dates ont été choisis un peu au dernier moment, l’organisation n’a pas été des plus efficaces et, la veille du départ, une de mes dents a décidé de se faire entendre : direction le dentiste, d’urgence ! Bref, voilà un début pas très prometteur…

Le trajet est long, surtout les parties archiconnues comme l’E411 ou mornes comme l’Alsace… Nous sommes contents de passer enfin en Suisse, surtout dans la Gruyère (miam) ! Je suis souvent gênée par le manque de panneaux routiers – quelle est la limitation de vitesse sur ce tronçon ? Bah, roule comme les autres, me répond AàG ! (euh, oui mais…)

Les tunnels routiers sont impressionnants par leur nombre, leur longueur et leur état d’entretien. Nous verrons le résultat d’une collision en chaîne dans l’autre sens, à l’entrée d’un tunnel… les secours étaient à pied d’oeuvre et des kilomètres de files étaient déjà formés. Je pense (espère) qu’il n’y avait pas de blessé grave.

Après la plateau allémanique, nous parvenons dans le Valais (francophone). Nous montons au col du Grand-Saint-Bernard dans un brouillard pluvieux, heureusement une station essence abandonnée nous offrira un toit – bien nécessaire pour pique-niquer ce soir ! Il fait très froid et venteux, et la météo du côté italien ne sera pas plus clémente à la descente.

Nous arrivons à Allein à l’heure prévue, et trouvons facilement la chambre d’hôte « Maison Cerise ». La chambre et la salle de bain sont propres et grandes, le lit à ressorts nous tend les bras après cette journée fatigante… malheureusement impossible de dormir, une télévision à l’étage fait autant de bruit que si elle était sur notre oreiller. C’est plus l’isolation sonore que le niveau des hauts-parleurs qu’il faut incriminer, nous décidons donc de patienter. En plus c’est étrange, il n’y a pas vraiment d’étage au-dessus, c’est la pente du toit…?!

Deux heures plus tard (soit 23h), on en est toujours au même point, l’énervement en plus. Le film s’est terminé mais ça zappe tranquillement là-haut… AàG râle parce que c’est le logement le plus cher de notre séjour et qu’on ne peut même pas y fermer l’oeil. J’enfile un pantalon en-dessous de ma chemise de nuit et me décide à sortir dans la nuit (l’entrée de notre chambre est complètement indépendante). La pièce du petit-déjeuner n’est pas fermée à clé, je rentre dans la maison et trouve la porte d’où semble provenir le bruit, je frappe. Grand silence. Je refrappe… une voix hésitante me répond en italien.

En anglo-franco-italien, on se parlera à travers la portée fermée. Ca n’a pas été facile ^^ Je n’ai pas réussi à comprendre qui étaient ces gens (ce n’étaient pas les logeurs) mais en tous cas, le reste de la nuit, nous avons pu dormir ! Et les deux autres nuits là-bas se dérouleront sans problème 🙂


Nous étions tout en bas à l’extrême gauche de la photo.