A mon tour de pêcher six langues de chat dans la boîte à biscuits de Meerkat ! Comment résister ?
Le jeu est de les manger sans les doigts dévoiler 6 choses « de peu d’importance » sur soi… je vais procéder par ordre chronologique. J’espère que je ne radoterai pas des trucs déjà dits.

1. Naissance
Commençons par le commencement !
Je suis née « comme une lettre à la poste » m’a-t-on toujours répété. Le gynécologue qui accouchait ma mère n’a même pas eu le temps d’enfiler ses gants. J’étais déjà là 🙂
Je n’ai pas pu avoir le prénom que mes parents avaient initialement choisi pour moi car il se trouve que les voisins avaient appelé ainsi leur insupportable petit cabot. Vous imaginez un peu le (traumatisant) tableau ?
Du coup j’ai hérité d’une version légèrement modifiée… et, mis à part que beaucoup de monde l’écorche, je n’en suis pas mécontente ! 😉
Et si j’avais été un garçon, je me serais appelée Nicolas.

2. Gastrovomie
Un jour j’ai voulu faire avaler un milkshake original à base de « produits naturels du jardin » (principalement des poignées de terre) à ma jeune voisine en lui faisant croire que c’était très bon. Comme elle ne voulait pas goûter cette appétissante mixture, je lui ai bravement montré l’exemple… peine perdue, cette petite ingrate ne voulut pas m’imiter ! Je pense qu’elle avait peur des fourmis, peuh !
Mes parents m’ont retrouvée couchée sur le divan avec un bon mal au ventre :-s Ils ont eu très peur qu’une baie de la haie (taxus je-ne-sais-plus-quoi) ne se soit retrouvée dans mon apéro maison… il semblerait qu’il n’en était rien puisque je suis encore là aujourd’hui.

3. Livres
Quand je suis plongée dans un livre, pas la peine de me parler, je ne vous entends même plus ! Je suis tombée dedans quand j’étais petite. Il paraît que c’est le propre des myopes que de lire en cachette sous son drap avec une lampe de poche… la saveur de l’interdit et l’excitation due au risque de se faire surprendre rajoutaient encore à mon bonheur ^^
Chaque semaine, à l’école primaire, on traversait la rue pour rejoindre l’imposant bâtiment de la bibliothèque (ancienne maison communale). Il y avait un autre élève, un rouquin réputé cancre et violent, qui mangeait ses gommes et ses cartouches d’encre, et qui parfois brusquement renversait sa chaise et son banc, ou mordait quelqu’un à sang… Rien à voir avec la sage première de classe que j’étais, mais on se retrouvait autour de notre passion commune des livres et on faisait de joyeux concours de lecture : c’était à celui qui emprunterait la pile la plus haute ! Le retour était souvent ô combien périlleux, sur les dalles disjointes du trottoir, avec cette pyramide en équilibre instable qui bouchait à moitié notre champ de vision… mais nous avions un sourire jusqu’aux oreilles 😀

4. Hébreu
En primaire et secondaire, les élèves ont le choix entre cours de morale laïque ou cours de religion. J’ai toujours été en morale laïque, sauf en dernière année (ou les 2 dernières ? me souviens plus). Ce professeur de morale était un sombre crétin et je bouillonnais à chaque cours. La goutte de trop fut quand il nous déclara : « pédés et pédophiles c’est pareil »…
Exit le cours de morale laïque. Oui mais par quoi le remplacer ? Je n’avais aucune envie d’aller au cours de religion catholique ou protestante. La religion musulmane ne me tentait absolument pas non plus. Restait donc le cours de religion hébraïque.
Il y avait tellement peu de gens qui choisissaient ce cours que l’école n’avait pas pris la peine de le caser dans l’horaire normal. C’était le mercredi durant l’heure de midi, alors que tous les autres élèves recouvraient leur liberté, qu’on s’enfermait dans une minuscule classe avec M. Job. Faut dire qu’on était maximum quatre élèves, et souvent juste deux (une autre amie qui avait déserté la morale avec moi). Le rabin savait bien sûr que nous n’étions pas juives. C’était un homme très gentil, ouvert et tolérant. Le cours était un peu « à la carte ».
Durant cette année, on discuta beaucoup des sujets d’actualité, des relations entre les religions, de la place accordée à la femme, du radicalisme, de nos lectures, des traditions… c’était toujours constructif et instructif. Il nous apprit l’alphabet hébreu, quelques mots et règles de base, et on commença à lire le tout début de la Torah en hébreu (j’étais fière). Un jour il nous invita même à assister à un office à la grande synagogue de Bruxelles…

5. Poésie
En 5ème humanité (la 1ère en France), nous avions une prof de français à moitié voire aux trois quarts folle. Elle nous avait demandé de composer chacun un sonnet, c’était la première fois qu’un prof nous demandait d’écrire de la poésie… la plupart des élèves accueillirent la demande avec des pieds de plomb, mais pour ma part j’étais aux anges !
J’étais tellement motivée et excitée que, pour la peine, j’en écrivis deux. Je ne me souviens plus si c’était une contrainte imposée mais les miens étaient en tous cas en alexandrins.
Autant dire que quand nous avons reçu nos copies de retour, j’eus une très mauvaise surprise. Ma cote n’était pas excellente et quand je lui en demandai la raison, la prof me répondit que c’était parce que ce n’est pas moi qui l’avais écrit, ou pas toute seule !! Ca me fit l’effet d’un soufflet. Alors que je protestais avec véhémence, rouge de rage et de honte sous cette terrible insulte, elle trancha net en disant qu’il était impossible à 16-17 ans de connaître le mot « quintessence » o_O
Et quand je lui ai demandé ce qu’elle pensait du second, je me rendis compte qu’elle ne l’avait même pas vu, malgré mon indication « voir verso »…
Certains mauvais élèves, qui avaient copié-collé sans vergogne des poèmes trouvés sur le web, reçurent de très bonnes notes. L’un d’eux fut lu en classe, c’étaient les paroles de « Caroline »… les rires fusèrent de toutes parts, certains commencèrent à chanter ou déclamer les phrases à l’avance pour dénoncer ce plagiat manifeste, mais la prof – manifestement pas une fan de Mc Solaar – refusa de donner le moindre crédit à ces « mauvaises langues », ces « jaloux ».
Cette injustice me restera encore longtemps en travers de la gorge.
PS : Claude, si tu me lis, je t’en veux pas 😉

6. Dodo
Dormir c’est tout un rituel pour moi. Déjà, il faut que la pièce soit d’un noir d’encre ! Le moindre interstice entre les lattes du volet suffit à me faire relever (je vous dis pas l’horreur en Estonie avec le soleil de minuit sans même un rideau). Ensuite, il me faut à portée de main de l’eau, un mouchoir et une lampe. N’oublions pas l’oreiller. Idéalement il doit être 21h21 – car en semaine je me lève tôt et pis 21h21 c’est une heure de chat.
Malgré une tentative de sevrage, je dors toujours avec mon doudou d’enfance : mon célèbre vanvan… un vieux lange en coton tout doux, usé par le temps, posé sur ma joue. En vrai, j’en ai plusieurs, parce que je ne pourrais pas m’en passer pendant qu’il est à la lessive ^^

Pfiou, ça fait une sacrée tartine tout ça… un peu indigeste ces biscuits, hein Meerkat ? 😉
Ëarlindë voulait que je parle de moi sur mon blog, voilà qui est fait ! D’ailleurs j’en profite pour la taguer et qu’elle plonge à son tour les doigts dans la boîte aux biscuits.

Voyons, il m’en faut 5 autres, qui n’a pas encore reçu la patate le biscuit chaud ? De préférence des gourmands qui n’aiment pas les chaînes, gnark :] Allez, on va dire le Baudet, la M’irza, l’Ours, la Pikpuss’ et la Gabbel – et on ne rouspète pas dans les rangs !!
S’il y a des masos, vous pouvez bien sûr vous rajouter à la liste ^^