Petit flash back au mercredi 5 septembre… car j’ai oublié de vous parler de notre excursion d’un jour à l’île d’Yeu. Je sais, je suis impardonnable !

C’est la bouche en coeur que nous sommes arrivés à Fromentine, bien à temps pour prendre le bateau de 9h, pensions-nous naïvement.
Il n’y a vraiment pas grand monde en cette saison. Las, impossible de trouver un parking public normal près du port : ils sont tous payants et limités à 3h maximum. On se dit que c’est somme toute assez normal, car en été ce doit être l’enfer ici pour les riverains… On se dirige donc vers un des parkings privés indiqués à grand renfort de banderolles. C’est un peu le bordel mais je trouve une place où me garer et je vais à l’accueil pour payer. C’est là que les choses se gâtent.

Le gardien du parking veut qu’on lui remette la clé de la voiture. – Pardon ??
Soi-disant qu’il va devoir bouger la voiture, selon les arrivées, les quais, machin, bref n’importe quoi, il essaie juste de m’embrouiller. Il est hors de question que je lui remette mes clés. D’abord il n’y a pas de constat établi sur l’état dans lequel on lui remet la voiture, ensuite il y a des choses dans le coffre. S’il y a un dégât ou un vol à cause d’eux, je serais 100% pigeonne car je ne pourrais rien prouver. Il refuse la voiture si je ne les lui donne pas, et me prétend que ses ‘collègues’ font tous comme ça aussi. Je ne prendrai pas la peine de vérifier, on s’arrache de là et c’est tout.

Je prends la route qui quitte Fromentine mais tous les bas-côtés sont interdits de stationnement sans raison apparente, comme par hasard… on doit aller assez loin pour enfin se garer correctement. On revient à pied vers le port, à la hâte car avec toutes ces conneries on n’est pas sûr d’arriver à temps pour le bâteau !! Quand on arrive au guichet pour acheter nos billets, on demande à la dame si on peut encore embarquer sur celui de 9h (il est moins trois), en courant s’il le faut… Elle téléphone au capitaine, commandant, ou que sais-je, et lui dit « J’ai trois jeunes motivés qui sont prêts à courir, est-ce que je peux les envoyer ? » On paie les tickets et… go go go !! C’est qu’il y a une sacrée longueur de halls et couloirs avant d’arriver à l’embarcadère ^^

Après 45 minutes de traversée, nous voilà arrivés à Port Joinville, au nord de l’île. Nous avons en gros 9 heures devant nous avant le bateau du soir.

Première chose, s’acheter un sandwich pour le pique-nique de midi, car le port est semble-t’il le seul endroit où c’est possible. Ensuite nous louons un vélo dans l’intention de faire le tour de l’île. On en choisit un qui nous semble léger et solide. Le loueur nous remet une carte avec les durées approximatives des différentes itinéraires.

On bypasse le nord-ouest, craignant de n’avoir pas assez de temps pour tout voir. Le tour entier n’est sensé prendre que 5h, mais on ignore sur quelle vitesse moyenne ils se sont basés et on prévoit d’être particulièrement lent (pour profiter des lieux).

C’est la « côte sauvage » du sud qui est réputée la plus jolie. Direction le sud-ouest, donc…

En gros, l’ouest de l’île a la réputation d’être de type breton (i.e. falaises, rochers…) et l’est de type normand (i.e. grandes plages de sable).

Il fait beau et chaud, les couleurs sont magnifiques… La mer est d’un intense bleu saphir profond qui donne envie de s’y baigner.

En vélo, on a tendance à moins s’arrêter pour prendre des photos qu’à pied. Et heureusement, parce que déjà, là, le tri a été très difficile à faire parmi toutes celles qu’on a ramenées ^^

Mer, ciel bleu, rochers… Désolée si les images semblent un peu répétitives !

Ah tiens, une mer vert émeraude, pour changer 😉

On croise pas mal de monde, en majorité des piétons et des cyclistes. Tout ce passage défonce la végétation et les sols ainsi dénudés ont tendance à s’éroder. Je pense que le problème va rapidement s’empirer car il y a de plus en plus de connards gens qui louent des quads et des mini-4×4 pour faire le tour de l’île… 😐

Comme en Cappadoce, nous écopons d’un « guide ». A moitié aveugle et très amitieux, ce guide a quitté son groupe pour nous suivre pendant tout un temps…

Nous mangerons d’étranges pains au chocolat et à la pistache sur notre plage personnelle, les fesses sur un trône de roche.

Il ne faut pas s’arrêter trop longtemps sinon la chaleur s’abat sur nous. Quand on roule, au moins, ça fait de l’air – mais mal aux fesses. Il faut varier les poisons dit-on !

Un invité surprise sur une photo d’AàG :

Après une piste merdique (sable et grosses pierres) qui nous fait faire d’inutiles détours et dénivelés, nous arrivons enfin au « vieux château », situé à peu près à la moitié sud de l’île d’Yeu.

Malheureusement nous ne pourrons pas le visiter, des travaux de rénovation sont en cours :

Dommage, je suis sûre qu’il recelait plein d’intéressants secrets…

Nous reprenons les vélos vers le village de La Meule. Les maisons typiques sont assez similaires aux noirmoutrines.
Les agaves, on en a vues de taille incroyable par la suite…