Allez, un petit mot sur le Grenelle, j’y tiens plus ^^’
Même si mon opinion n’est pas aussi tranchée que la leur, voici un extrait d’interview du porte-parole du réseau Sortir du nucléaire :

« (…) Contrairement à tout ce qui nous a été affirmé par la puissante communication élyséenne, le Grenelle est une défaite majeure pour l’écologie :
– réduction des pesticides… « si possible »
– moratoire autoroutier sauf contournements d’agglomérations ou « points noirs« , autant dire que la plupart des projets actuels seront validés
– OGM : un gel… pendant l’hiver
– moratoire sur les incinérateurs : sauf en « dernier recours« … ce qui ne manquera pas de se produire

Le sommet a été atteint avec le nucléaire : M. Sarkozy a abusé l’opinion en annonçant qu’il n’y aurait pas de « nouveaux sites« . Or, les projets de nouveaux réacteurs sont tous prévus dans des sites déjà existants !

(…)

Du Maroc à l’Iran en passant par l’Egypte, beaucoup de pays en développement souhaitent faire appel au nucléaire. Ont-ils un autre choix, compte tenu du coût de développement des énergies renouvelables ?
Il faut bien comprendre que, même si ces pays développent – hélas – des programmes nucléaires, cela ne couvrira qu’une part infime de leur consommation énergétique. Même la Chine, qui annonce 40 nouveaux réacteurs, espère seulement couvrir ainsi 4 % de son électricité, soit 0,7 % de sa consommation d’énergie. Dans ces dossiers, le nucléaire n’est en rien un outil d’indépendance énergétique : ce qui est en jeu, c’est soit une forme de « fierté » mal placée (du genre « Nous aussi, nous avons du nucléaire« ), soit des considérations géopolitiques (ce sont les Etats-Unis qui poussent l’Egypte à relancer son programme nucléaire, pour contrecarrer la montée en puissance d’autres pays).

(…)

Les antinucléaires sont souvent accusés de faire le jeu des pétroliers. Que répondez-vous ?
Il se trouve que nous dénonçons autant les uns que les autres car, contrairement à une idée reçue, ils ne sont pas concurrents mais ont des intérêts identiques : faire en sorte que nous consommions toujours plus d’énergie, litres de pétrole ou kilowattheures d’électricité. Leur seule crainte est la mise en place d’une société sobre qui développerait les économies d’énergie et les énergies renouvelables… et sabrerait leurs profits. D’ailleurs, en France, Total et Areva sont actionnaires croisés. Aux Etats-Unis, le plan énergétique de Bush impose de nouveaux forages pétroliers et de nouveaux réacteurs nucléaires. Autre exemple, c’est l’industrie nucléaire qui offre l’énergie nécessaire à l’extraction du pétrole des sables bitumineux de l’Alberta (Canada). »