Nous visiterons la presqu’île de Guérande en deux temps : la ville le vendredi 7 septembre après-midi, et les marais le lendemain matin.
Commençons par l’intra-muros en entrant par une des quatre portes fortifiées qui s’ouvrent dans les remparts.

Nous sommes accueillis par de drôles de bonshommes… Rassurez-vous, ce n’est pas un diablotin avec sa fourche !

C’est toute une forêt d’artisans qui s’activent devant l’église… vous aurez reconnu la silhouette du saunier paludier et son ételle las (faut s’adapter au vocabulaire local).

Très pratique pour nettoyer les vitraux ^^

La vieille ville est plutôt calme à cette heure. C’est agréable d’y déambuler sans but. Même si c’est assez petit, il y a toujours une ruelle qu’on n’avait pas encore vue.

Nous tomberons par hasard sur le Roc Maria chaudement conseillé par Pikpusseries… Il est encore relativement tôt mais, vu la frugalité du repas de midi, on ne résiste pas. La crêperie est déserte à cette heure, nous profitons des dernières flaques de soleil pour manger dehors. Pour nos premières galettes bretonnes, la barre a tout de suite été placé très haut ! La gredine n’avait pas menti 😀

Il y a devant la collégiale St-Aubin une « pierre » stylisée par une enveloppe de tôle, trouée en quelques endroits. Une ou deux personnes peuvent s’asseoir dessus. Surtout ne le faites pas, c’est un sadique qui a conçu ça.
A l’intérieur se trouve une fontaine. Les jets d’eau qui sont envoyés sur la tôle font un bruit et une vibration qui ne donnent qu’une envie au malheureux qui s’y aventurerait : faire pipi…

L’intérieur de l’église n’engage pas au tourisme, j’ose à peine en faire le tour, alors ne parlons pas de sortir l’appareil photo. Je me sens un peu surveillée par les dames de l’entrée – mais c’est peut-être juste dans ma tête.

Evidemment, je ne résiste pas aux tâches de lumière… AàG s’occupe quant à lui des cierges.

Le soleil commence tout doucement à baisser, la lumière devient plus chaude :

On effectuera quelques balades en dehors des fortifications pour trouver un logement, sans succès (soit personne ne répond, soit c’est déjà complet). La ville « nouvelle » possède quelques beaux bâtiments mais ne nous a pas particulièrement charmés.

Nous trouverons finalement une belle chambre au calme et au vert, à quelques kilomètres de là. C’est une chaumière tenue par un couple très sympathique. Le lieu est charmant, et qui plus est fourni en chats & chatons 🙂

Le lendemain, nous débutons la matinée par la visite de Kerhinet, dont je ferai une petite note à part. Ensuite, notre hôte nous guidera jusqu’au marais salant d’un de ses amis. Nous en avions déjà vu beaucoup à Noirmoutier mais pas de manière approfondie.

Nous aurons droit à une visite guidée de plus d’une heure rien que pour nous deux, ce fut très instructif.

Nous avons parlé du fonctionnement des salines, des qualités de gros sel et de fleur de sel, de la vie des paludiers…

Ce paludier poursuit l’utilisation traditionnelle d’ardoises pour régler les niveaux de ses bassins, contrairement à ce qu’on avait vu sur l’île de Noirmoutier (tuyaux en plastique).

Il fait partie de ceux dont c’est le métier à plein temps, et il nous explique tout le travail à abattre en dehors de la saison de récolte du sel (de juin à septembre, selon le climat) pour maintenir ses salines en état mais également les étiers, digues communes, et autres…

Il ne récolte pas la salicorne, car cela nécessite beaucoup de travail pour très peu de gain à la vente.

Pour lui, ce n’est pas grave que l’année ait été désastreuse dans les marais salants. Du sel, il en a encore des tonnes en réserve. Seuls ceux qui n’ont pas beaucoup d’ancienneté se retrouvent dans une situation délicate.

On retournera à Guérande le temps du dîner (« déjeuner » pour les Français). Notre logeur nous avait conseillé d’aller voir l’autre crêperie réputée de la ville, La Flambée. Le décor valait effectivement le détour, mais pour ce qui est du reste, nous avons largement préféré le Roc Maria…