Mieux vaut tard que jamais, voici notre dernier jour à Noirmoutier, le 7 septembre. Le temps est gris et frais, un peu brumeux. La matinée est consacrée au célèbre passage du Gois. Il s’agit d’une chaussée submersible de plus de 4 km qui permet de relier le continent à marée basse.

Les ‘piquets’ espacés régulièrement sont des refuges pour que les imprudents puissent s’abriter hors eau s’ils se laissent surprendre par la marée. Il peut y avoir jusqu’à 4 mètres d’eau au-dessus de la route lorsque le coefficient de la marée est important !

Lorsque le pont était payant, nombreuses étaient les voitures qui empruntaient cette route au-delà des horaires raisonnables… avec parfois des conséquences mortelles. A présent les accidents sont nettement moins fréquents.

De nombreux pêcheurs à pied et ostréiculteurs profitent de cette particularité géographique qui fait la réputation du lieu. Ils doivent se méfier des sables mouvants et du brouillard.

Il est dommage que le gué, autrefois pavé, ait été en partie goudronné (à cause du Tour de France ??) Ca enlève indéniablement une partie de son charme… et certains véhicules en profitent pour rouler à des vitesses folles, malgré les nombreux piétons !

Les balises de sécurité se divisent en deux catégories : les « mâts de perroquets » et celles qui possèdent une « cage »… ce sont sans nul doute les plus confortables pour attendre que la marée daigne redescendre !

Je pense qu’il y a a 9 au total, soit une tous les 500 mètres.

Ci-dessous, une vue inversée (vers l’île). L’eau sur le côté gauche de la photo est en fait une grande flaque. La marée viendra par la droite et se déversera dans cette ‘baignoire’ à travers la route.

La marée progresse, ce qui était une gigantesque étendue de sable se fait grignoter à vue d’oeil par la marée.

Ci-dessous, une vue vers le continent. La mer atteint à présent le bord de la route, à gauche. De nombreux touristes se préparent au spectacle mais la plupart y assistent de loin, pour ne pas se faire mouiller les pieds. Sur la deuxième photo, on distingue les éoliennes du continent.

Vue vers l’île : la chaussée est déjà un peu plus haute à cet endroit et l’eau commence plus tardivement à s’y frayer un passage. Les touristes s’éloignent de plus en plus et nous nous retrouvons seulement une poignée à attendre la submersion totale.

Celle-ci ne se laisse pas désirer et intervient rapidement. C’est un spectacle impressionnant, la nature et sa force sont à l’oeuvre…

Le débit ne tarde pas à forcir. L’eau est délicieusement froide sur nos pieds.

Dire qu’il y a des fous qui, depuis 20 ans, font une course à pied sur cette chaussée lorsqu’elle commence à s’inonder… les moins rapides finissent donc en nageant ^^

Le signal routier du début disparaîtra bientôt à son tour…

Cela ne pertube pas notre amie l’aigrette, toujours à la recherche de son dîner. Au revoir Noirmoutier !