N.B. : attention il y a 50 photos dans cette note, patience pour leur chargement…

Mardi matin, nous allons jusqu’à Noirmoutier-en-l’Isle (que nous ne visiterons pas). Il y a foule, nous trouvons miraculeusement une place le long du château et zou, en route pour la promenade !

Nous empruntons la jetée Jacobsen, du nom d’une des familles hollandaises qui aida à l’assèchement des terres.

Nous poursuivons entre mer et marais… en faisant attention aux nombreux vélos !

Comme l’été fut humide, les marais salants ont tourné au ralenti et les végétaux comme la salicorne y ont prospéré.

Ensuite nous longerons la plage, moitié galets moitié sable.

Sur l’horizon, on devine encore les éoliennes… (sur la version grand format)

J’aime beaucoup la touche verte apportée par les pins maritimes du bois de la Chaise.

Nous arrivons à présent à la plage des Dames, prétendûment appelée ainsi à cause des druidesses qui venaient chercher leur gui dans le bois voisin…

Les parasols sont sortis, c’est que le soleil commence à taper !

Midi vient de sonner, c’est l’heure d’un petit pique-nique à l’ombre. Nous n’étions pas les seuls à avoir faim, malheureusement pour cette étoile de mer !

Quelqu’un pourrait-il identifier cette espèce de volumineuse limace de mer ? J’ignore si le noir est sa couleur normale, il y en avait de presque blanches dans le goémon…

J’ai retrouvé ici ou d’anciennes vues de l’estacade, les lieux n’ont pas tellement changé dirait-on…

Au bout de l’estacade, des pêcheurs s’affairent.
La ligne de « cabines de bain » de la plage des Dames semblent infinie…

Nous entrons dans le bois de la Chaise pour bénéficier d’une ombre rafraîchissante et revenons à la ville par l’intérieur des terres. A noter le peu d’intérêt de la « grotte » de Saint-Philbert !

La Tour Plantier, construite en forme de phare au 19ème siècle, se trouve dans l’anse Rouge :

Voici l’aspect typique des maisons, version propre 😉

Nous partons vers l’autre côté de l’île, dans l’idée de nous promener au milieu des marais salants.

A l’entrée du marais, un grand étang sur lequel reposent des embarcations :

On retrouve ceci un peu partout dans l’île : on glissait une barre de bois entre deux de ces pierres pour barrer un chemin, une entrée de propriété… je parle au passé mais certaines sont toujours utilisées.

Nous sommes repartis vers l’intérieur de l’île pour visiter un marais ouvert aux touristes. Nombreux le sont (en début de soirée), mais tous les sauniers ne sont pas forcément aussi bavards que ce sympathique électricien retraité qui vient donner un coup de main à son fils 😉

A la surface flotte la fleur de sel, composée de cristaux fins et légers. Elle doit être récoltée chaque soir, sinon la rosée du matin l’enverrait rejoindre le fond, avec le gros sel…
La fleur de sel se forme avec le vent d’Est lorsqu’il fait suffisamment beau. Elle est mise à sécher au soleil sur ces tables :

Le gros sel, quant à lui, repose sur le fond d’argile (qui lui donnera une couleur plus grise que la fleur). Il ne craint que la pluie, qui pourrait désaturer l’eau de l’oeillet et donc le redissoudre… Le saunier rassemble ces gros cristaux au milieu du bassin et le remonte sur la ladure avec une ételle en bois – dont le manche est parfois en fibre de carbone, progrès oblige ! 😉

Certains sauniers travaillent toujours pieds nus, comme dans l’ancien temps. Il s’agit parfois d’agriculteurs qui occupent ainsi leur été : la bonotte (pomme de terre réputée de Noirmoutier) se plante en février et se récolte vers avril-mai. Le temps de préparer le marais (dévaser, réparer si besoin les ponts d’argile, etc.) et tout est fin prêt pour récolter le sel dès la mi-juin, période d’ensoleillement maximal.

Dans la saline, l’eau suit un parcours complexe destiné à la réchauffer. Ce réseau de bassins alimente ainsi l’oeillet avec de l’eau de mer ‘préconcentrée’. La température du bassin final (qui a une très faible profondeur et une superficie de 50 à 70 m²) atteint 37°C… Environ 90% du volume d’eau doit être évaporé afin que le sel cristallise.

Les niveaux sont réglés via des ardoises ou de petits tuyaux. Le vocabulaire est parfois assez différent d’une région à une autre. Ainsi à Guérande on parle de « paludier » et de « las » plutôt que de saunier et d’ételle…
Si le fonctionnement des salines vous intéresse, vous trouverez ici ou plus d’informations, notamment ce schéma général (avec parties cliquables) !

Le soir, un petit tour sur la plage, la même qu’hier mais parcourue dans l’autre sens…

Alors que la nuit tombe, nous aurons la surprise de voir un cheval prendre son bain de mer quotidien (pour soigner une blessure) et rouler ensuite dans le sable tel un gros chat 🙂
Les quelques photos prises ne donnent rien car il faisait trop sombre et il était assez loin (nous avons couru pour aller lui dire bonjour !)