Ce matin du 4 avril, nous décidons de faire une balade partant de l’intérieur des terres, en espérant que cela nous épargne un peu ce terrible vent qui accompagne notre semaine de vacances. Peine perdue ! Les bourrasques y sont aussi violentes…

L’itinéraire n’est pas balisé, nous devons nous fier à la courte description d’un magazine qui date d’il y a quelques années. Ca n’a pas toujours été du plus simple ^^

Dans le petit village de Pleurtuit, personne ne connaît la croix St-Machin qui marque le début du chemin, ni la place Bidule-Truc près de laquelle elle se trouve… Il doit s’agir d’une erreur dans le descriptif car si la place avait été renommée récemment, les habitants s’en souviendraient. Heureusement, à force de tourner, on trouve devine le bon endroit – ouf !

Le début est un chemin bien tracé, ensuite les choses se corsent un peu. On fera un peu les sangliers défricheurs pour parvenir à la station d’épuration. Là, ils mentionnent un sentier qui part sur la droite. Nous n’en voyons pas et mon amie décide de partir sur la gauche, en longeant un champ. Je ne suis pas très motivée, ça sent le plan foireux ! Et effectivement, au bout du champ…

Bon, ça, c’est rien, mais pour rejoindre le sentier que nous voyons à présent clairement, de l’autre côté de la station, il faut traverser un ravin ronçu et très abrupt au fond duquel coule un ruisseau. Et les étangs de la station sont entourés de fils barbelés. Cool, enfin un peu d’aventure 😀

On réussira à s’en tirer les pieds secs et quasi sans égratignues (on est trop fortes, hein). S’ensuit une belle balade, la forêt nous protège un peu du vent et de la pluie. Des fois on se pose des questions existentielles quand le chemin arrive à un embranchement non mentionné, mais nous faisons confiance à notre sens de l’orientation hors du commun – et à ma boussole ^^

Après la forêt, un peu de route entre les champs :

Le ciel s’est dégagé, il ne pleut plus sauf des radiations.

Rapidement nous obliquons dans une allée où nous allons faire une rencontre très intéressante…

J’étais contente (et eux aussi) : j’avais justement emmené nos restes de pain « au cas où » 🙂

Nous longeons quelques étangs de pêche, il n’y a quasi personne vu le temps.

On franchit une nationale ; la mer est proche à présent et nous grimpons sur le sentier côtier (GR 34) que nous allons suivre pendant un bout de temps. Ci-dessous, un ancien moulin à marée.

Je trouve beaucoup de charme à ces petits sentiers pédestres qui suivent les caprices de la falaise. Nous marchons ainsi joyeusement jusqu’au Cap de Cancaval.

On s’assied sur un rocher chauffé par le soleil, qui se trouve par miracle à l’abri du vent dans une crique. Il surplombe la mer, où d’hypnotisants reflets nous feront prolonger quelque peu la pause…

Après quelques tours et détours, le GR passe dans le village (Cancale je suppose). J’ai bien aimé cette maison :

Ensuite, directement Montmarin !

La malouinière est fermée mais l’entrée du parc est déjà à elle seule très jolie, et nous visiterons la pépinière voisine.

A présent, direction le port avec, au passage, un ancien lavoir.

Nous sommes allées au bout de la jetée et nous avons farfouillé dans les coquillages de la plage voisine…

Il est temps à présent de prendre le chemin du retour… une petite photo au passage pour Riwoal 😉 La deuxième est pour mon AàG.

Comme il nous reste un peu de temps avant le repas, nous en profitons pour faire un crochet jusqu’à St-Jacut-de-la-Mer.

Quelques essais avec les nuages…

La lumière commençait à être un peu juste. Le vent et le froid par contre étaient toujours en pleine forme donc nous ne nous sommes pas attardées.

De retour à St-Cast le Guildo, je profite seule des derniers rayons du soleil pour mitrailler la Grande Plage.

La mer bretonne, à nulle autre pareille… les pieds nus sur le sable, mes yeux s’en remplissent autant qu’ils le peuvent.

Un véliplanchiste masochiste a bien du mal à contrôler sa direction avec les bourrasques qui ensablent déjà partiellement la route côtière !