Le Réseau « Sortir du nucléaire » (France) dénonce les nombreuses perquisitions dont ont été victimes depuis le 9 mai 2007 l’ensemble des organisations qui mobilisent contre le G8 (Attac Allemagne, mouvements pour la paix, anti-nucléaires, anti-OGM, libertaires, etc).

De nombreux outils de communication (ordinateurs, fax, téléphones) ont été saisis et des prélèvements d’ADN mais ausi d’odeurs [*] ont été imposés aux militants. D’autre part, la police contrôle le courrier qui passe par plusieurs centres de tri à Hambourg.

Les autorités allemandes justifient cette vague de répression sous prétexte d’enquêter sur la « constitution d’organisation terroriste », ce qui leur permet de mener des surveillances à grande échelle, des perquisitions et des saisies touchant même des personnes non suspectes.

M. Schäuble, ministre de l’Intérieur, préconise jusqu’à 15 jours de prison préventive pour les manifestants « violents ». Or, les actes pacifiques de désobéissance (un blocage assis par exemple) sont considérés comme « violents ». Et le même M. Schäuble envisage aussi de réinstaurer le contrôle aux frontières à l’intérieur de l’espace Schengen lors du sommet du G8. De plus, un grillage de 12,5 km (et d’un coût de 12 millions d’Euros) a été construit autour du site où se rencontreront les « grands de ce monde », et toute manifestation sera interdite à l’intérieur et aux alentour de cette zone.

16 000 policiers et 1 500 soldats (ce qui est contraire à la constitution allemande qui, sur le territoire fédéral, réserve le recours à l’armée aux seules catastrophes) protégeront les Chefs d’Etat et de Gouvernement du « danger » que représente la population.

Le Réseau « Sortir du nucléaire » dénonce
– les atteintes désormais systématiques à la démocratie et la liberté d’expression lors de chaque G8
– le fait que tout citoyen exprimant publiquement son désaccord face au G8 soit considéré comme un « ennemi de l’intérieur »
– l’amalgame entre d’une part le terrorisme et d’autre part le mouvement social promouvant l’éthique, la justice, et le respect des droits et de l’environnement.

(suite sur Indymédia)

[*] le prélèvement d’odeur est une nouvelle technique de fichage policier, mise au point avec des chiens spécialement dressés à cet effet, directement inspirée d’une méthode qu’utilisait la Stasi a l’époque de l’Allemagne de l’Est.