Samedi 02 septembre 2006 – Départ pour l’Autriche via le Luxembourg et l’Allemagne

Nous partons de bon matin, les routes sont encore désertes. Nous prenons la E411 vers le Luxembourg : autoroute sans grand secret pour nous, et donc d’autant plus ennuyeuse. Le temps est morne et le trajet n’est ponctué que par les grands panneaux vantant les différentes régions traversées, dont la particularité est le slogan abomiffreux qui accompagne chaque photo – slogan que nous déclamons systématiquement avec emphase et rires non contenus.

La traversée du Luxembourg se fait sans souci ni arrêt, nous entrons directement en territoire allemand. AàG s’exclame « C’est incroyable, nous sommes à peine en Allemagne et je viens déjà de voir une saucisse ! Juste là, sur le bord de l’autoroute !! »

La voie rapide que nous prenons est une ligne austère tracée entre les sapins, il n’y a personne d’autre que nous dessus et aucun village à l’horizon, étrange impression… Ce n’est qu’en se rapprochant de midi qu’il y aura plus de monde, la plupart des véhicules pouvant être classés en deux catégories : les scarabées bousiers et les mouches. Les scarabées poussent leur boulette avec lenteur et application, les mouches passent tellement vite qu’on devine leur passage au bruit produit. Le souci est que cette autoroute ne possède souvent que deux bandes. Quand on roule à une vitesse « normale » et qu’on souhaite dépasser une caravane, il faut donc faire très attention à ce qu’une formule 1 n’apparaisse pas au coin du rétroviseur, même si elle semble très loin. Je ne pense pas me tromper en estimant proche de 200km/h la vitesse de certains (AàG mise sur 250 pour la pire).

Dans les environs de Karlsruhe et Stuttgart, la circulation devient assez dense. La fatigue commence à se faire sentir et nous nous arrêtons pour faire un peu de musculation dans une aire de repos ! La signalisation allemande nous joue quelques tours à Karlsruhe et à Ulm mais nous parvenons finalement à la frontière autrichienne, non sans avoir acheté la vignette peu auparavant, dans une station-service allemande.

Il nous reste encore une bonne heure de route à faire dans les montagnes avant d’arriver à Wenns, le village que nous avons choisi comme première base de ce séjour. Accroché à un flanc de montagne, rien n’y est plat mis à part la route principale. Nous galérons un peu avant de trouver la pension d’Irma Gundolf car nous avons l’adresse mais pas le plan (oublié), et les explications en autrichien ne sont pas faciles à comprendre !

Il est largement passé 19h quand, soulagés, nous déposons enfin nos sacs dans la chambre. Le souper sera léger : on finit le pic-nic du midi ! La nuit tombe doucement et nous nous glissons sous nos énormes couettes 🙂