Samedi 15 octobre 2005 – Retour à Bruxelles

On n’a réussi à dormir que quelques heures dans la nuit. Mais malgré cela, je maintiens que le Yildiz Hotel ** est bien mieux que le Aktaş Otel *** ! En effet, les bruits de circulation et de klaxons sont atténués et nous n’avons pas eu un foreur fou toute la nuit. Le problème ici ce sont les gens qui n’arrêtent pas de faire du boucan. Les portes qui claquent, les télévisions dont le son a été mis à fond, les conversations plus ou moins hurlantes, les ascenseurs (nous sommes malheureusement en face)… c’est du non-stop.

La télévision d’un voisin gueulera toute la nuit, avec juste une pause entre 3 et 4h du matin. Vers 4h le téléphone situé dans le couloir, en face de notre chambre, commence à sonner. La sonnerie stridente dure longtemps, puis ça cesse. Et ça reprend quelques instants plus tard. A trois reprises. Impossible de fermer l’œil, nous sommes crevés. Inutile de dire que ça ne remonte pas notre humeur à un niveau qualifié de bon.

Matinée assez morne, seul le système de fermeture de la porte est assez rigolo. Le verrou est symboliquement attaché à la plinthe de la porte, dont certains clous tiennent encore vaguement.

Nous allons déjeuner dans un salon de börek beaucoup moins bien que celui de l’aller, puis nous retournons à l’hôtel où on nous fait une remarque parce qu’on était parti en emportant la clé de notre chambre… ils ont dû voir qu’on n’était pas d’humeur car ils n’ont pas insisté.

Nous marchons jusqu’au terminal Havaş, il est 9h10 et le bus pour l’aéroport part à la demie. En cours de route nous observons des quartiers entiers qui sont rasés sur un ou deux kilomètres de long ! Il n’y a plus que les mosquées qui tiennent debout. Après 1/2h de trajet, nous voilà sur place. C’est curieux, ils ont installé un système de détection des métaux à l’entrée de l’aéroport. Or, on arrive forcément avec des objets métalliques puisqu’on arrive avec tous nos bagages ? Je n’ai pas bien compris l’utilité.

S’ensuit une très longue attente : il est 10h et notre vol ne part qu’à 14h45. C’est un choix que nous avons fait suite à la déception de la veille, nous n’avions plus envie de visiter la ville. L’aéroport est assez petit, et à part observer les gens il n’y a pas beaucoup d’occupations possibles. En face de nous une femme en burqa dont on ne voit strictement rien que les yeux (et encore). Nous nous demandons pour quelle destination elle et son mari s’envoleront… vers l’est sans doute. C’est la première fois que je vois une femme ainsi dissimulée des pieds à la tête. J’avoue avoir du mal à être compréhensive.

A tour de rôle nous partons explorer les petits commerces présents dans le hall de l’aéroport. Les prix sont exorbitants. Par exemple ils demandent 6 liras pour un thé alors que partout ailleurs c’est 0,50 liras !

Nous repassons dans un portique de sécurité. Là encore, on se demande l’utilité car lorsque ça sonne et qu’ils ne trouvent pas rapidement l’origine, ben ils laissent passer… L’embarquement se passe bien et le vol de retour est direct pour Bruxelles, donc aucun tracas de correspondance ou d’égarement de bagages. Seul ennui, un sale gosse derrière mon siège, que sa mère laisse tout faire malgré nos plaintes… un vrai pic vert !

Inutile de dire que, malgré ce bémol d’être passé par Ankara, je garde un merveilleux souvenir de ces vacances en Cappadoce ! 🙂