« Non à l’euthanasie des chatons »

Devant nous, une dizaine de matous ronronnent tranquillement. Des murs pâles, une lumière tamisée, ils se remettent tranquillement de l’intervention qu’ils viennent de subir. Nous sommes à la Société protectrice des animaux (SPA) de Saint-Nicolas, ces chats viennent d’être stérilisés par un vétérinaire.

Quelques jours de repos et ces convalescents seront en pleine forme pour se mettre en quête d’un nouveau maître.

Contrairement à ces petits veinards, de nombreux chats non stérilisés errent encore dans nos rues. Les nombreux chatons qu’ils engendreront seront condamnés à l’euthanasie. Cet été, la SPA a décidé de sortir ses griffes face à l’irresponsabilité des propriétaires de ces animaux. Posséder un animal, ce n’est pas seulement le nourrir, c’est également veiller à éviter qu’il engendre une descendance non désirée, rappelle Fabrice Renard, inspecteur principal de la SPA de Liège. Tous les dimanches jusqu’à fin juillet, l’ASBL est présente à la Batte, au coin de la rue des Aveugles, près du pont Saint-Léopold, pour mener une campagne de sensibilisation. Non à l’euthanasie des chatons, oui à la stérilisation des animaux !, clament leurs tracts. Les membres de la société expliquent leur action au public, distribuent des affiches et vendent des bics-seringues, symboles de leur action. Souvent il nous suffit d’expliquer qu’une chatte peut avoir une descendance de plus de 30.000 chatons en cinq ans pour conscientiser le public. Le principal obstacle reste le coût de l’opération : 120 euros pour une femelle.

Il y a six ans déjà que l’ASBL lutte contre la prolifération excessive des chatons. Chaque année, en plus des orphelins qu’elle recueille, la SPA stérilise plus de mille chats « sauvages ». Lorsqu’une personne s’occupe de nourrir des chats errants, elle peut introduire une demande au sein de notre société pour effectuer gratuitement une stérilisation. Une fois traités, ces animaux sont relâchés dans l’environnement où le second propriétaire s’engage à les nourrir. Cette action a permis une nette diminution des abandons de chatons : 150 aujourd’hui contre plus de 1000 il y a six ans. Parmi eux, une dizaine sont adoptés, les autres euthanasiés. C’est donc mieux, mais insuffisant ! En plus de ces chatons non désirés, la période des vacances va voir monter en flèche l’abandon volontaire de nombreux compagnons domestiques. Rappelons que cet acte est punissable par la loi jusqu’à six mois de prison et mille euros d’amende.

H.W. (st.) – samedi 09.07.2005

Un homme a été déféré au parquet de Liège pour avoir jeté un chaton du 3ème étage d’un immeuble de la rue de la Cathédrale à Liège, dans la nuit de samedi à dimanche. Il a toutefois été laissé en liberté. La police a été avertie dans le courant de la nuit qu’un chat de 5 semaines venait d’être jeté par la fenêtre du 3ème étage d’un immeuble. Lorsque les policiers sont arrivés sur place, ils ont découvert l’animal, légèrement étourdi…

Il a été examiné par un vétérinaire et son état de santé est jugé bon. L’auteur des faits a été identifié et appréhendé par la police. Il a déclaré qu’il s’agissait d’un accident, mais des témoins ont affirmé l’avoir vu jeter volontairement le chaton par la fenêtre. Il aurait également voulu lancer un 2ème chaton du 2ième étage, mais c’est à ce moment qu’il aurait vu arriver les policiers. (B.)