Depuis longtemps déjà, il y a une voiture qui m’énerve. Son alarme se met en route très régulièrement, à des intervalles variant entre 10 et 30 minutes. On entend alors résonner ses coups de klaxon pendant plus d’une dizaine de secondes avant que l’alarme ne cesse automatiquement. Et c’est reparti pour un tour. On peut difficilement imaginer à quel point c’est emmerdant à la longue, c’est une véritable torture auditive
qui met les nerfs à vif.

Le parking (en plein air) est au niveau 3, et je suis au niveau 9 – avec généralement la fenêtre ouverte, seul moyen pour désenclencher la simili-clim qui participe activement à nous bousiller notre santé et notre planète.

L’année passée déjà cela m’avait fortement agacée, on avait ensuite eu une longue période d’accalmie mais, depuis le retour du beau temps, c’était reparti de plus belle. Est-ce que la chaleur fait dysfonctionner les alarmes ? Est-ce parce qu’une voiture peut se taper une insolation ? Que de questions sans réponse !!

Ca n’a l’air de rien mais, à la fin de la journée, on en deviendrait dingue au point d’assassiner quelqu’un. Comme depuis ce week-end, je ne suis pas dans mon assiette niveau santé, ce n’était pas fait pour arranger les choses. A mon mal de crâne féroce se rajoutait la répétition envahissante du klaxon qui me vrillait les tympans et le cerveau, et je ne parvenais plus à me concentrer sur quoi que ce soit malgré l’aspirine et le dafalgan.

J’avais déjà essayé de repérer quelle voiture c’était, mes collègues aussi, mais pas moyen. Hier, un collègue du niveau 3 que je connais très peu vient poser une question à mon voisin de bureau. L’alarme se déclenche à nouveau, et le gars a une réaction très naturelle : il va se pencher par la fenêtre pour voir.

Voulant plaisanter, je lui dis sans aménité : si c’est ta voiture, j’ai quelques mots à te dire.

« Oui c’est la mienne, pourquoi ? » *OUPS* Bon ben si j’avais su, je lui aurais quand même dit ça autrement, parce que j’avais franchement un ton de voix pas du tout du tout aimable. Pour vous dire, si les sons étaient capables d’étrangler, il ne serait plus de ce monde.

Mais je n’ai pas voulu lâcher l’affaire (maintenant que je tenais enfin le coupable !!) alors j’ai continué en baissant juste d’un demi-ton pour ne pas être impolie ou agressive. Je lui dis qu’elle n’arrête pas de se mettre en route et que c’est abominable. Il me répond… que ce n’est pas vrai ! Que ce n’est que lorsqu’il laisse le toit ouvrant ouvert et que ça déclenche rarement. Je suis soufflée (est-il de bonne foi en disant ça ? oui je le pense). Je lui réponds que là, par exemple, c’est déjà au moins la troisième fois de la matinée. Il avoue qu’il ne sait pas, parce qu’il n’était pas dans son bureau ce matin… Comme pour illustrer mes propos, l’alarme se remet à sonner.

Eh bien figurez-vous qu’elle n’a plus sonné de tout l’après-midi. J’en connais un qui a dû me maudire en entrant dans la fournaise le soir !