La vétérinaire m’a raconté hier soir l’histoire de son chat. Si je peux me permettre le parallèle anthropomorphique qui suit, je dirais que ce n’était pas un chat désiré.

Une de ses clientes qui rentrait du boulot a vu une voiture démarrer en trombe dans la rue principale. Comme c’était à hauteur d’une école, la cliente en question s’est fait la réflexion qu’il aurait pu y aller plus mollo. Elle a machinalement jeté un regard sur la route et… figurez-vous que ce salopard avait déposé une minuscule boule de poils sur la ligne blanche.

C’était un petit chaton non sevré d’environ 4 semaines, le bout du nez tout ensanglanté car ses pattes n’avaient pas encore eu le réflexe d’amortir sa chute sur le bitume. A part ça, il était intact.

La vétérinaire l’a nourri à la seringue et s’y est forcément attachée au fil des jours… elle l’a donc gardé même si elle ne comptait initialement pas avoir de chat, et l’a appelé Chance. Il paraît qu’il a de très dures journées : sieste le matin… Et sieste l’après-midi pour se remettre du matin.

Ce que je ne parviens toujours pas à comprendre, c’est comment on peut être assez abominable que pour déposer un chaton sur une ligne blanche en plein milieu d’une grand route. Autrement dit comment ne pas se salir les mains mais être sûr qu’il n’en réchappe pas. C’est d’une lâcheté et d’une monstruosité… surtout que ce ne sont pas les refuges qui manquent pour les déposer si vraiment on veut se débarrasser de ses animaux. Mais ici évidemment c’est ni vu ni connu, le chaton a disparu, facile comme tout. Après tout il y a tant d’animaux qui se font écraser sur la route au printemps, un de plus ou un de moins…

…y a des gens, paraît que ce sont des humains comme nous.