Maintenant je traverse comme une poule en brousse mais il y a longtemps, bien longtemps… je me souviens qu’un policier était venu chaudement féliciter mes parents et moi-même car je marchais bien sur les lignes blanches pour traverser la route.

Je n’avais pas compris pourquoi il y mettait autant d’enthousiasme et avait un sourire si large, si réjoui.

J’étais entre mes parents, une main pour chacun, et je m’en servais comme appui sur le passage pour piétons, pour sauter d’une bande blanche à une autre (ce qu’elles étaient éloignées, pour mes petites jambes !).

C’était pas pour respecter le code de la route m’sieur l’agent, c’était pour ne pas tomber dans la mer !

Heureusement je ne lui ai pas dit. Zimaginez… parfois il vaut mieux laisser aux gens leurs illusions.