Hier soir, j’ai regardé Dune (version 1984). Je n’avais jamais vu de version cinéma, tv ou autre adaptation des livres de Frank Herbert. Ces sept volumes sont vraiment un chef-d’œuvre, mais je crois qu’on n’en sortira jamais rien d’autres que des navets à l’écran. Celui-ci est pas mal dans le style !

Cela fait des années que je ne les ai plus ouverts, ces livres magiques, mais l’histoire est encore bien présente dans ma tête – heureusement sinon je crois que je n’aurais rien compris à ce film, vu les raccourcis monstrueux et tous les sous-entendus (qui ne sous-entendent rien du tout pour ceux qui ne l’ont pas lu). Pourtant c’est le moins épais, le premier tome. Heureusement qu’ils ont arrêté là les dégâts.

Dès le début du film, gros éclat de rire. C’est une version française et les voix ne sont pas (mais alors pas du tout !) synchronisées avec les mouvements de lèvres. Même quand il y a un marteleur, les sons ne correspondent pas à l’image, tout est décalé de manière tellement grossière qu’on ne voit/entend plus que cela. En plus il y a sans arrêt des voix off sensées nous révéler les pensées intimes des personnages, souvent ce procédé n’est pas très judicieux voire superflu.

Le clan Atréides n’est pas encore *trop* mal représenté, mis à part Tufir Hawat qui ressemble à un vieil hibou auquel on aurait collé deux fausses moustaches en guise de sourcils. Je suis étonnée de voir un Paul Atréides presque adulte alors que dans mon souvenir il avait quelque chose comme 14 ans au début de l’histoire… et même au plus fort de la tempête de sable, il gardera bien ordonnés les plis souples de sa permanente, uh uh. Pareil pour Jessica, échappée d’un livre de Barbara Cartland, qui aurait été parfaite dans « Les feux de l’amour » – enfin, avant qu’on ne lui rase à moitié le crâne je veux dire ^^ Par contre son trop-plein d’émotivité à l’eau de rose représente bien mal son appartenance au Bene Gesserit. Les yeux de Gurney Halleck sont vraiment tip top bien avec l’idée que je m’en faisais. Duncan Idaho, bof, avec des cheveux noirs peut-être que ce serait mieux passé… enfin de toute façon on le voit à peine.

Le clan Harkonnen… hurmf ! Feyd Rautha a été bien choisi (quand j’ai appris que c’était Sting j’étais écroulée de rire), par contre le reste… le baron fou en fait mille fois trop, et j’ai trouvé la floppée de roux carottes un peu exagérée aussi.

L’empereur a l’air d’une chiffe molle et la Guilde est… hum, très différente de ce que j’avais en tête !!! Imaginez un gros cochon croisé avec une plie et un ver des sables. Ah oui, j’oubliais, et il peut envoyer des flux de lumières avec ses orifices (ne me demandez pas lesquels) pour replier l’espace. C’est ainsi qu’ils ont représenté la prescience des navigateurs, si si je vous jure !!

Les décors et les effets spéciaux (très spéciaux, même) – j’en rigole encore rien que d’y penser. Il ne faut pas espérer voir grand-chose des planètes. Pour Caladan on voit des éclairs. Rien d’autre. Pour Arrakis, on voit des dunes. Arrakeen c’est encore pis, on n’en verra que le bouclier. (Gros choc d’ailleurs, la manière dont ils ont représenté les boucliers perso !!!) Les décors de Giedi Prime sont assez rigolos, on voit des trams passer dans les airs ^^ Les pièces à l’intérieur ne sont pas encore trop mal conçues, bon évidemment on y voit tout de suite l’empreinte du temps, c’est clairement de la science-fiction des années 80 ! La manière de représenter la Voix et les modules étranges n’était pas mal pensée, mais la réalisation ne m’a pas convaincue.

Le plus rigolo, ce sont les voyages spatiaux. On dirait un de ces documentaires pseudo-scientifiques à deux francs qu’on montrait il y a bien longtemps aux gosses de 8-10 ans pour leur expliquer le système solaire. Prenez une toile noire, recouvrez-la de points blancs, faites glisser un disque en carton coloré en guise de planète… je n’en suis pas revenue quand j’ai vu quel budget ce film avait nécessité. Il est passé où cet argent ? Seule la reproduction des vers a été un peu soignée.

Et les vaisseaux spatiaux, n’en parlons pas !!! Quand je vois comment tonton Dark se prend la tête avec les siens ^^ Ici c’est pas compliqué, le dessinateur a dû trouver cette idée de design un midi. En mangeant un sandwich-club. Dans du papier alu. Oui oui, les vaisseaux ressemblent à des sandwichs clubs et ils sont intégralement de la même couleur argentée. Piteux.

Bon j’ai dû sortir encore plein d’autres méchancetés en regardant le film, mais je ne m’en souviens plus pour l’instant ^^

En tous cas c’était une bonne soirée, j’ai bien ri :-))

photo dsc00560.jpg stockée sur 20six, disparue =(
j’essayerai de la retrouver sur deviant art