Ouuuuh-aaaah je suis énervé ! OUUUUH-AAAAAHH JE SUIS ENERVE !!

Bon, pour les incultes qui se disent que cette fois-ci, ça y est, les plombs ont sauté : et bien pas du tout ! C’est un extrait d’une vieille chanson du groupe Prïba 2000 – et si vous êtes Belche une fois, c’est proprement honteux que vous ne connaissiez pas. Ah je me souviens encore de leur fabuleux « A Walibi », quelle nostalgie… bon je m’égare. Pour un peu je ne serais presque plus énervée.

En fait la journée a mal commencé. Dès le lever. Un moustique (oui oui, la deuxième semaine de janvier, je ne sais pas si c’est un survivant ou un précoce) m’a piqué deux fois, juste à côté de l’oeil évidemment. C’est très esthétique.

Ensuite sur la route. La file médiane dans laquelle j’étais avançait à 70-80 km/h, quand soudain une camionnette pourrax déboîte de la file de droite et se met devant moi, pour un peu son pare-chocs touchait le mien ! Tout en ralentissant un peu pour creuser une distance de sécurité un peu plus digne de ce nom, je lui fais un petit appel de phare histoire de lui faire comprendre que je n’ai pas apprécié sa manoeuvre de fou dangereux. En guise de réponse, il donne sans raison un coup de frein assez brutal qu’il fallait manifestement traduire par : « tu m’cherches, tu m’cherches ? ». (Ca y est, je recommence à être énervée)

Quand il a fini de dépasser le camion, il se rabat, et là je me dis que finalement il n’est pas si abruti que ça. Mais en fait c’était pour baisser sa vitre, sortir le bras et me faire un beau doigt d’honneur pendant tout le temps que je le dépassais. Il a ensuite voulu se remettre derrière moi, mais comme je prenais la sortie suivante, je me suis rabattue sur la bande de droite. Du coup il s’y est remis aussi, en mettant ses grands phares en permanence pour bien me fairch’ et en me collant de telle manière que j’aurais pu croire que j’avais une remorque. Il est sorti à la même sortie, toujours en me collant au cul. J’ai dû ralentir trèèès graduellement pour ne pas qu’il me rentre dedans. Il est resté sur ma bande jusqu’au bout, pour me faire chier le maximum possible (alors qu’il y avait deux bandes, moi je tournais à gauche et lui à droite).

J’ai hésité à lui flanquer mon anti-brouillard dans la tronche, mais je me suis retenue. La connerie c’est contagieux, il faut résister même si c’est pas facile. MAIS QU’EST-CE QUE DES CONNARDS PAREILS FOUTENT SUR LA ROUTE ! Merde, c’est pas un jeu vidéo, on ne joue pas avec les vies comme ça…

Une fois arrivée au bureau et suite à cela, une de mes collègues m’a raconté l’histoire d’une amie, qui travaille dans la crèche où elle met ses enfants. Ils étaient sur une route de campagne avec leur môme de deux ans non attaché à l’arrière (« ils n’avaient que quelques kilomètres à faire ») et sont tombé sur le même genre d’abruti. Le gars leur a fait une magnifique queue de poisson, le mari a donné un coup de klaxon pour protester et du coup le gars, sans doute vexé qu’on ose contester sa souveraineté sur la route, leur a fait des « j’accélère-je ralentis » très brutaux devant eux pendant un bout de temps. C’en est arrivé à un tel point que le mari a voulu poursuivre le gars après…

Résultat : sortie de route, bonjour monsieur l’arbre. Le gosse est passé à travers le pare-brise, on a retrouvé sa tête d’un côté, son corps de l’autre. Le mari, reprenant ses esprits et voyant ce que les provocations de l’autre connard lui avaient fait faire, a été traumatisé et n’a plus voulu toucher un volant de sa vie. Sa femme a eu droit à la minerve et tout le bordel pendant plus d’un an, et c’était très dur pour elle d’aller retravailler à la crèche. Heureusement ils ont réussi à refaire un bébé (ils avaient eu difficile) et leur couple a tenu… Apparemment ils auraient réussi à retrouver le fou dangereux, sans doute grâce à un témoin, mais je ne sais pas si il a reçu ce qu’il méritait. Je l’espère.