Bande-son : Passenger – Let Her Go

Ayé, c’est fini ! Terminée, la rocambolesque corvée de la piqûre de venin d’abeille sur le parking de l’hôpital ! 😀

Mon taux d’allergène est repassé sous la barre fatidique des 0.1 je-ne-sais-plus-quelle-unité. Mon nouvel allergologue (le précédent ayant pris sa retraite) me conseillait initialement de continuer.

Il a changé d’avis pour me « vendre » une autre désensibilisation – on ne peut pas en faire plusieurs en même temps – laquelle sera à la fois plus fréquente et moins contraignante puisqu’il s’agit de comprimés sublinguaux à prendre quotidiennement contre les pollens de graminées.

Heureusement ce n’est que 4 mois par an, pendant 3 ans. A 92 euros la boîte de 30 comprimés… j’espère qu’il a une commission !

Oui, pourquoi donc les médias qualifient-ils de « garçon » ou « adolescent » des humains de par exemple 19 ou 24 ans… alors qu’ils écriront « adolescente » ou « jeune fille » (voire « jeune femme », si si !) pour des humaines de 8 ou 11 ans ?

C’est récurrent et ça a le don de m’agacer !

Tout comme hier au boulot quand un formateur extérieur a proposé de faire travailler les chefs sur des cas pratiques. Exemple : « Marie arrive en larmes dans votre bureau ».

J’ai demandé si, tant qu’à faire, on pouvait éviter les stéréotypes de genre. La réaction fut « ah oui c’est vrai, c’est la journée de la femme demain ! »……

Note pour plus tard : ne plus covoiturer avec des collègues ayant des enfants.

Ces sadiques (les collègues, pas les enfants) vous pourrissent exprès votre journée avec une comptine dont il est impossible de se débarrasser.

Je ne sais pas si Noël est blanc chez vous, mais j’espère que votre cœur est au chaud !

L’entendez-vous ?

Sur le chemin du travail, discussion avec un collèguami :

moi – C’est horrible, j’ai l’impression de m’embourgeoiser.
lui – La maison, maintenant la voiture… il ne manque plus que le chien.
moi – Ah ça non !!

Tout de même, il y a des limites :mrgreen:

En parlant de chien, j’ai découvert qu’il y avait eu une suite (et même deux) à l’excellente vidéo sur les « ami-chien » et « ami-chat ». Ça date déjà d’un petit temps mais si vous ne connaissez pas, c’est sympa 😉

Je tourne dans notre rue, contente d’arriver à destination après ce trajet long car trop bien connu. Une petite alarme commence à clignoter dans ma tête quand je vois une camionnette garée en travers de notre allée de garage.

Nous sommes dimanche soir, il fait noir, nous avons été absents ce week-end et le véhicule est immatriculé aux Pays-Bas. Je lance à AàG « ah ben ça y est, ils ont fini de charger nos meubles et se tirent avec ». Nous avons déjà été cambriolés une fois et c’était en novembre, alors forcément… ça remonte des souvenirs.

Nous devinons une silhouette dans notre jardin. Le gars est debout, immobile. Fait-il le guet ? Non. On réalise soudain avec stupéfaction que monsieur est en train de soulager un besoin naturel !

Il se rend compte qu’on attend pour rentrer chez nous. On se retient de rire en imaginant ses pensées « évidemment fallait que ce soit maintenant qu’ils arrivent ! ». Il fait tooout le tour de sa camionnette pour ne pas devoir passer devant nous :mrgreen: et repart sans un mot.

Je ne serai complètement soulagée (mais pas de la même façon 😉 ) qu’en rentrant chez nous et en voyant que rien n’a bougé… On se demande quand même ce qu’un livreur HelloFresh néerlandais faisait en Belgikistan.

Voici donc le charmant chat des voisins, un fougueux jeunot au pelage d’une douceur incomparable – mais d’humeur un brin mordique.

Les couleurs des photos sont un peu tristounes, par manque de lumière.

C’est un chasseur redoutable, contrairement aux nôtres. Ses yeux ronds me font penser à feu Büyück…

Avec Bimini il y a des hauts et des bas, des périodes « viens manger à la maison j’ai de la pâtée » et des périodes « dégage, tu pues du cul bec ».

Le jeu du « C’est pas moi, c’est pas lui » avec Miss.

Bimini tousse de plus en plus souvent, on ne sait pas trop quoi faire à part lui donner de la cortisone 😦

Miss est toujours aussi fofolle et gentille. Elle marche toujours de travers et a pris un peu de gras son poids d’hiver.

Je monte une marche après l’autre, à mon rythme. Je m’arrête en plein milieu d’une volée, apercevant un numéro 10 sur la porte. Je viens de louper mon étage.

J’engage la feuille dans la perforatrice, elle s’échappe à moitié au moment où j’appuie. C’est sauvage, les feuilles en papier, ne saviez-vous pas ?
Je recommence pour obtenir le deuxième trou. Puis je me rends compte que j’ai fait les trous du mauvais côté.

Je crois que dès lundi je vais recommencer l’hibernation la luminothérapie.

Bande-son : King Crimson – I Talk to The Wind

Les lacs de Néouvielle et le barrage de Cap de Long

Nous voici donc de retour en France. Nous avons décidé d’aller dans la réserve naturelle du Néouvielle, dont nous avions vu de magnifiques photos enneigées chez nos logeurs.

La Route des Lacs (D929) est longue. Le tronçon final (D177) est fermé à la montée à partir de 9h30. Nous nous garons à près de 2150m d’altitude sur le parking payant, déjà bien plein de bagnoles.

A vrai dire je suis surprise qu’ils appellent cela une réserve naturelle car il y a beaucoup de gens en train de pêcher, de cueillir des myrtilles, d’arracher (mycélium compris 😦 ) des champignons, etc. Cela nous énerve.

Un panneau annonce que les chiens, même en laisse, ne sont pas autorisés (il y a une « garderie » apparemment). Sauf que ce n’est absolument pas respecté, là non plus !

Il y a énormément d’arbres morts 😦

Le temps est nuageux, le paysage extrêmement minéral, et les chemins deviennent rapidement mal balisés – mais attention, il ne faut pas sortir des sentiers !! Ah ah !

Le niveau du lac de barrage d’Aubert est très bas. Des travaux d’étanchéité sont en cours et on entend au loin les pelleteuses s’activer sur la digue.

Ça nous insupporte de nous retrouver soudain au milieu de plein de personnes… en plus des Français 😛 Ce serait moins pire des Espagnols, au moins je ne comprendrais pas ce qu’ils disent !

Ce petit accès de sauvagerie nous pousse à nous éloigner des lacs et prendre de la hauteur.

Bref avec tout cela je suis de mauvais pelage, comme dit AàG ! En plus le chemin n’est pas facilement marchable car plein de pierres mobiles. Pas idéal pour mes chevilles. Quand il traverse des pierriers stabilisés (artificiellement) ça va bien.

Oui AàG a droit à une nouvelle tête à chaque fois, mais moi je suis un chat et je le reste ! 🙂

On passe de l’autre côté du col et tout de suite il y a nettement moins de monde, ouf.

Par contre ça reste un gros tas de cailloux, au propre comme au figuré !

C’est peut-être parce que la journée a mal commencé mais le paysage ne me séduit pas… je le trouve monotone et inintéressant.

En revoyant les photos deux ans plus tard je reconnais que c’est un peu sévère, mais c’est le ressenti que j’ai noté ce soir-là.

Dans la descente nous perdons le sentier en suivant des cairns trompeurs. C’est particulièrement galère pour progresser car, avec les buissons rampants, on ne voit pas les cailloux sur lesquels on pose les pieds. Mes chevilles me donnent des « avertissements ».

Je ne sors quasiment pas mon appareil photo, je suis totalement déprimée.

AàG propose de « couper » hors piste vers le col de Madamète ou de rebrousser chemin vers le col de l’Hourquette d’Aubert.

Fatiguée, je tombe plusieurs fois sur ce mauvais terrain. Je parviens même à m’étaler gracieusement, presque au ralenti, sur les buis !

Bref il est grand temps de faire une pause, ce que nous ferons au bord du lac Nère.

Ce coin n’est pas trop mal, avec tous ses laquets.

Cette langue de terre qui s’enfonce dans l’eau du lac d’Estagnol est esthétique.

Nous poursuivons notre marche arrière et remontons au col (alt. 2498m).

Nous faisons un petit détour par le lac d’Aumar, longé par le GR 10 et bien plus sympa que son voisin – et encore on a eu de la chance, le lac d’Aubert s’est retrouvé totalement vide quelques semaines plus tard.

Il y a moins de touristes que ce matin et l’endroit me plaît nettement plus. Au moins il y a un peu de vert !

C’est presque bucolique même si la faune et la flore de cette réserve nous auront paru fort mis à mal.

Nous redescendons ensuite au lac d’Orédon, 6 km plus bas.

Un cheval vient d’aller y boire une bonne lampée.

Ici aussi le niveau est bas, c’est logique car il est alimenté par le lac de Cap de Long auquel le lac d’Aubert sert de réserve. Enfin si j’ai bien compris !

On s’amuse des empreintes d’oiseau délicatement imprimées dans la boue.

Nous reprenons ensuite la D929 jusqu’au bout : le lac de Cap de Long, 2e plus grande retenue des Pyrénées françaises.

Son alimentation est un sacré bazar !

Il est arrivé un « petit » souci au chemin qui le borde… La taille des véhicules vous donne l’échelle de l’effondrement.

Vue sur le lac d’Orédon en contrebas:

C’est la fin de la journée, on se promène tranquillement sur le barrage. La première partie de la digue n’est pas haute, on s’amuse à descendre jusqu’au tunnel (qui sert surtout de toilette manifestement).

La seconde partie est bien plus vertigineuse.

Ci-dessus une autre vue sur l’effondrement. C’est tombé à gros grains.

Nous roulons jusqu’à Saint-Larry-Soulan, le gros bourg du coin. On y découvre en flânant un carillon de 12 cloches coulées sur place par Paccard, fondeur à Annecy.

Les deux anciennes cloches en airain exposées sous le carillon ont été mises à jour lors de la construction d’immeubles. Elles avaient été enterrées à 1m50 pour les protéger de la destruction.

La petite fait 300kg et date de la fin 13e – début 14e siècle. Elle porte la poétique inscription Jésus de Nazareth, je suis la voix qui invite à la fête.

La plus grosse fait 500kg et porte la date de 1507 ainsi qu’une inscription plus longue mais moins joyeuse.

Comme les bons restos sont fermés et que nous n’avons pas envie d’aller dans un snack, nous rejoignons Aragnouet pour dîner au sympathique « relais de Néouvielle ». Sa décoration est originale, jusqu’aux assiettes posées sur des vinyles !

Plusieurs personnes de la chambre d’hôte y viendront également, ainsi que la logeuse. Les plats nous réjouissent les papilles et nous découvrons la délicieuse frênette (cidre de frêne) dont nous ramènerons deux bouteilles 🙂

Au moment de quitter, le restaurateur nous hèle « Hep, vous n’allez pas partir comme ça ! » Ah ? Allez zou, il nous sert un petit génépi local ! J’y tremperai juste les lèvres, trop fort pour moi et puis je conduis… AàG se dévouera 😉

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