Je tourne dans notre rue, contente d’arriver à destination après ce trajet long car trop bien connu. Une petite alarme commence à clignoter dans ma tête quand je vois une camionnette garée en travers de notre allée de garage.

Nous sommes dimanche soir, il fait noir, nous avons été absents ce week-end et le véhicule est immatriculé aux Pays-Bas. Je lance à AàG « ah ben ça y est, ils ont fini de charger nos meubles et se tirent avec ». Nous avons déjà été cambriolés une fois et c’était en novembre, alors forcément… ça remonte des souvenirs.

Nous devinons une silhouette dans notre jardin. Le gars est debout, immobile. Fait-il le guet ? Non. On réalise soudain avec stupéfaction que monsieur est en train de soulager un besoin naturel !

Il se rend compte qu’on attend pour rentrer chez nous. On se retient de rire en imaginant ses pensées « évidemment fallait que ce soit maintenant qu’ils arrivent ! ». Il fait tooout le tour de sa camionnette pour ne pas devoir passer devant nous:mrgreen: et repart sans un mot.

Je ne serai complètement soulagée (mais pas de la même façon😉 ) qu’en rentrant chez nous et en voyant que rien n’a bougé… On se demande quand même ce qu’un livreur HelloFresh néerlandais faisait en Belgikistan.

Voici donc le charmant chat des voisins, un fougueux jeunot au pelage d’une douceur incomparable – mais d’humeur un brin mordique.

Les couleurs des photos sont un peu tristounes, par manque de lumière.

C’est un chasseur redoutable, contrairement aux nôtres. Ses yeux ronds me font penser à feu Büyück…

Avec Bimini il y a des hauts et des bas, des périodes « viens manger à la maison j’ai de la pâtée » et des périodes « dégage, tu pues du cul bec ».

Le jeu du « C’est pas moi, c’est pas lui » avec Miss.

Bimini tousse de plus en plus souvent, on ne sait pas trop quoi faire à part lui donner de la cortisone 😦

Miss est toujours aussi fofolle et gentille. Elle marche toujours de travers et a pris un peu de gras son poids d’hiver.

Je monte une marche après l’autre, à mon rythme. Je m’arrête en plein milieu d’une volée, apercevant un numéro 10 sur la porte. Je viens de louper mon étage.

J’engage la feuille dans la perforatrice, elle s’échappe à moitié au moment où j’appuie. C’est sauvage, les feuilles en papier, ne saviez-vous pas ?
Je recommence pour obtenir le deuxième trou. Puis je me rends compte que j’ai fait les trous du mauvais côté.

Je crois que dès lundi je vais recommencer l’hibernation la luminothérapie.

Bande-son : King Crimson – I Talk to The Wind

Les lacs de Néouvielle et le barrage de Cap de Long

Nous voici donc de retour en France. Nous avons décidé d’aller dans la réserve naturelle du Néouvielle, dont nous avions vu de magnifiques photos enneigées chez nos logeurs.

La Route des Lacs (D929) est longue. Le tronçon final (D177) est fermé à la montée à partir de 9h30. Nous nous garons à près de 2150m d’altitude sur le parking payant, déjà bien plein de bagnoles.

A vrai dire je suis surprise qu’ils appellent cela une réserve naturelle car il y a beaucoup de gens en train de pêcher, de cueillir des myrtilles, d’arracher (mycélium compris 😦 ) des champignons, etc. Cela nous énerve.

Un panneau annonce que les chiens, même en laisse, ne sont pas autorisés (il y a une « garderie » apparemment). Sauf que ce n’est absolument pas respecté, là non plus !

Il y a énormément d’arbres morts 😦

Le temps est nuageux, le paysage extrêmement minéral, et les chemins deviennent rapidement mal balisés – mais attention, il ne faut pas sortir des sentiers !! Ah ah !

Le niveau du lac de barrage d’Aubert est très bas. Des travaux d’étanchéité sont en cours et on entend au loin les pelleteuses s’activer sur la digue.

Ça nous insupporte de nous retrouver soudain au milieu de plein de personnes… en plus des Français 😛 Ce serait moins pire des Espagnols, au moins je ne comprendrais pas ce qu’ils disent !

Ce petit accès de sauvagerie nous pousse à nous éloigner des lacs et prendre de la hauteur.

Bref avec tout cela je suis de mauvais pelage, comme dit AàG ! En plus le chemin n’est pas facilement marchable car plein de pierres mobiles. Pas idéal pour mes chevilles. Quand il traverse des pierriers stabilisés (artificiellement) ça va bien.

Oui AàG a droit à une nouvelle tête à chaque fois, mais moi je suis un chat et je le reste ! 🙂

On passe de l’autre côté du col et tout de suite il y a nettement moins de monde, ouf.

Par contre ça reste un gros tas de cailloux, au propre comme au figuré !

C’est peut-être parce que la journée a mal commencé mais le paysage ne me séduit pas… je le trouve monotone et inintéressant.

En revoyant les photos deux ans plus tard je reconnais que c’est un peu sévère, mais c’est le ressenti que j’ai noté ce soir-là.

Dans la descente nous perdons le sentier en suivant des cairns trompeurs. C’est particulièrement galère pour progresser car, avec les buissons rampants, on ne voit pas les cailloux sur lesquels on pose les pieds. Mes chevilles me donnent des « avertissements ».

Je ne sors quasiment pas mon appareil photo, je suis totalement déprimée.

AàG propose de « couper » hors piste vers le col de Madamète ou de rebrousser chemin vers le col de l’Hourquette d’Aubert.

Fatiguée, je tombe plusieurs fois sur ce mauvais terrain. Je parviens même à m’étaler gracieusement, presque au ralenti, sur les buis !

Bref il est grand temps de faire une pause, ce que nous ferons au bord du lac Nère.

Ce coin n’est pas trop mal, avec tous ses laquets.

Cette langue de terre qui s’enfonce dans l’eau du lac d’Estagnol est esthétique.

Nous poursuivons notre marche arrière et remontons au col (alt. 2498m).

Nous faisons un petit détour par le lac d’Aumar, longé par le GR 10 et bien plus sympa que son voisin – et encore on a eu de la chance, le lac d’Aubert s’est retrouvé totalement vide quelques semaines plus tard.

Il y a moins de touristes que ce matin et l’endroit me plaît nettement plus. Au moins il y a un peu de vert !

C’est presque bucolique même si la faune et la flore de cette réserve nous auront paru fort mis à mal.

Nous redescendons ensuite au lac d’Orédon, 6 km plus bas.

Un cheval vient d’aller y boire une bonne lampée.

Ici aussi le niveau est bas, c’est logique car il est alimenté par le lac de Cap de Long auquel le lac d’Aubert sert de réserve. Enfin si j’ai bien compris !

On s’amuse des empreintes d’oiseau délicatement imprimées dans la boue.

Nous reprenons ensuite la D929 jusqu’au bout : le lac de Cap de Long, 2e plus grande retenue des Pyrénées françaises.

Son alimentation est un sacré bazar !

Il est arrivé un « petit » souci au chemin qui le borde… La taille des véhicules vous donne l’échelle de l’effondrement.

Vue sur le lac d’Orédon en contrebas:

C’est la fin de la journée, on se promène tranquillement sur le barrage. La première partie de la digue n’est pas haute, on s’amuse à descendre jusqu’au tunnel (qui sert surtout de toilette manifestement).

La seconde partie est bien plus vertigineuse.

Ci-dessus une autre vue sur l’effondrement. C’est tombé à gros grains.

Nous roulons jusqu’à Saint-Larry-Soulan, le gros bourg du coin. On y découvre en flânant un carillon de 12 cloches coulées sur place par Paccard, fondeur à Annecy.

Les deux anciennes cloches en airain exposées sous le carillon ont été mises à jour lors de la construction d’immeubles. Elles avaient été enterrées à 1m50 pour les protéger de la destruction.

La petite fait 300kg et date de la fin 13e – début 14e siècle. Elle porte la poétique inscription Jésus de Nazareth, je suis la voix qui invite à la fête.

La plus grosse fait 500kg et porte la date de 1507 ainsi qu’une inscription plus longue mais moins joyeuse.

Comme les bons restos sont fermés et que nous n’avons pas envie d’aller dans un snack, nous rejoignons Aragnouet pour dîner au sympathique « relais de Néouvielle ». Sa décoration est originale, jusqu’aux assiettes posées sur des vinyles !

Plusieurs personnes de la chambre d’hôte y viendront également, ainsi que la logeuse. Les plats nous réjouissent les papilles et nous découvrons la délicieuse frênette (cidre de frêne) dont nous ramènerons deux bouteilles 🙂

Au moment de quitter, le restaurateur nous hèle « Hep, vous n’allez pas partir comme ça ! » Ah ? Allez zou, il nous sert un petit génépi local ! J’y tremperai juste les lèvres, trop fort pour moi et puis je conduis… AàG se dévouera 😉

Vendredi soir dans la pénombre j’entrouvre le volet et la porte-fenêtre pour faire sortir Bimini.

Eh oui les chats sont des animaux nocturnes même si beaucoup ont tendance à l’oublier ! Le jour il roupille à l’intérieur, la nuit il chasse la souris, a un rendez-vous galant, se bat avec les racailles, fête le sabbat travaille.

Bon ok parfois il prend congé, quand il fait trop froid ou trop pluvieux. Ou quand il y a trop de bastons avec des matous peu recommandables, à la saison des amours.

Bref, vendredi soir alors que je tentais de m’endormir j’ai cru entendre des bruits étranges. Comme nos nouveaux châssis, à peine posés, avaient déjà subi une triple tentative d’effraction, je me suis relevée. Les bruits ont cessé.

Au matin AàG a eu l’explication. Il a trouvé le chat du voisin entre la porte-fenêtre et son volet…… heureusement le jeunot n’est guère épais et a pu s’étendre dans cet espace pour prendre son mal en patience !

Pas traumatisé pour un sou, il n’a pas choisi de s’enfuir dans le jardin mais bien de rentrer dans la maison 😯 Histoire de recevoir quelques câlins et d’aller inspecter le bol. Les aventures, ça creuse !

A la prochaine occasion je vous prendrai le portrait de ce charmant prisonnier, un doux noiraud avec étoile blanche au poitrail et des yeux, ah des yeux…

L’atmosphère terrestre a officiellement atteint une concentration en CO2 de 400 parts par million. Bienvenue dans l’inconnu.

On avait déjà atteint temporairement ce seuil symbolique, mais cette année nous entrons durablement (pas pu résister à utiliser ce mot culte du greenwashing !) dans une période au-dessus des 400 ppm.

Ca faisait (au moins) 800 000 ans qu’on restait sous cette valeur. Un petit schéma vaut mieux qu’un long discours :


National Ocean and Atmospheric Administration

On devrait atteindre + 1,5 °C d’ici 15 ans, et les fameux + 2 °C considérés comme la limite de l’emballement seraient atteints dès 2050 si on ne fait pas de très très sérieux efforts.

Pour rappel on est déjà à + 1°C et les phénomènes climatiques extrêmes (sécheresses, incendies, inondations, ouragans, etc.) ont doublé depuis 1990. Environ 10 000 espèces s’éteignent chaque année.

Je ne poursuis pas la liste, je ne voudrais pas plomber votre week-end 😉

Un sombre crétin a dit « notre niveau de vie n’est pas négociable ». Ah ah ! Comme si la planète négociait.

Une voiture s’arrête à ma hauteur hier :
– Madame !
– Oui ?
– Bonjour. Nous cherchons la salle omnisport.
– Ah ! Euh je suis désolée, je n’habite ici que depuis un an et…
– Et vous n’avez pas encore commencé le sport ? 😀
– Voilà !!

J’aime bien quand une demande de chemin se finit en grand éclat de rire de part et d’autre 🙂

Bande-son : Nirvana – The Man Who Sold The World

Quelques photos en noir et blanc de la manif, trouvées sur ce site :

« On veut bien être sympa mais là, c’est chiant »

J’ai bien aimé le panneau Sorry for the inconvenience we are trying to save the world (« désolé pour le dérangement, nous essayons de sauver le monde »)

Vous remarquerez que, s’il y avait des familles, des retraités, des étudiants et des gens sortant du boulot en costard-cravate, il y en avait aussi qui buvaient des bières ou portaient des dreadlocks 😉

Avant que la police ne se poste comme gardien du mur…

Imaginez le dialogue suivant :

citoyens – Nous nous opposons à la signature de ces traités surréalistes et anti-démocratiques.
dirigeants – Ok. Et si on passe outre votre avis, vous faites quoi ?
citoyens – Bah, rien. On a été 3,3 millions à signer la pétition, ça suffit non ?

Attendez-vous que d’autres se bougent pour défendre vos droits ? C’est l’affaire de chacun et seul le nombre fait force !
Ce n’est hélas pas la rationalité des arguments qui importe dans ce débat, c’est le pouvoir de l’argent versus la mobilisation citoyenne.

Nous étions 9 000 selon la police, 15 000 selon les organisateurs. Pourquoi si peu alors que cela concerne tout le monde et que les enjeux sont vitaux ?

Quand j’explique le traité autour de moi, beaucoup de gens tombent des nues. Seul 1 Belge sur 3 connaît le TTIP selon un sondage 😯
Les médias n’ont pas beaucoup informé sur les tenants et les aboutissants de ces accords négociés dans l’opacité. De plus un ministre allemand a prétendu que les négociations avaient échoués, dormez en paix braves gens… tu parles Charles Sigmar !

Une fois qu’ils savent, les gens sont révoltés, ce qui est bien. Sauf qu’ils ne sortent pas de leur passivité. Soit ils ont piscine (ou poney), soit ils se persuadent du bien pratique « de toute façon ça ne sert à rien ».
Jusqu’où faudra-t-il que les dirigeants poussent le bouchon avant que les citoyens ne se réveillent ? Souvenez-vous de la fable de la grenouille, n’attendez pas d’être cuit.

Il y a également une stigmatisation des « manifestants » dans la presse. Or ce n’est pas une race de gens à part ! Ce sont des citoyens qui s’expriment. C’est votre collègue, votre voisin, votre enfant.
Ils ne sont pas différents de vous. Ce ne sont ni des casseurs, ni des délinquants. Nul besoin d’être radical ou d’être militant pour montrer son désaccord par sa simple présence. Nul besoin de gueuler ou de faire éclater des pétards.

Juste être là. Et clapper dans les mains si vous le souhaitez 😉

Je n’ai pas le temps. Je travaille. Je suis fatiguée. Je n’aime pas la foule. Je ne supporte pas le bruit. Les dérapages me font peur. Je ne veux pas être fichée. Et vous savez quoi ? Il y en avait plein d’autres comme moi dans cette manif ! ^^

Au départ je ne connaissais personne qui y allait, finalement on était une petite dizaine. La manif s’est très bien passée. Une ambiance festive et bon enfant, des participants de tous âges (même en poussette 🙂 ) et de toutes sensibilités – « blocs » présents : démocratie et solidarité, écologie, agriculture et alimentation, communes hors TTIP, droits sociaux et services publics, etc.

La plupart marchaient, certains avaient un vélo, d’autres moins valides participaient en chaise roulante. J’avais pris des bouchons d’oreille mais ils n’ont pas été vraiment nécessaires, le niveau sonore est resté acceptable.

On a démarré un peu après 17h et cela s’est fini vers 19h30 par le dégonflage de deux chevaux de Troie géants devant le siège de la Commission, en chantant Do you hear the people sing?, des autocollants STOP TTIP collés aux paumes des mains.

On avait reçu les paroles, je ne connaissais pas l’air, qu’importe ! 😉

Il n’y a eu aucun débordement recensé par la police. Je ne sais pas si les manifestants ont recensé des débordements de la police ? Pour ma part je n’en ai pas vu.
J’ai juste été étonnée qu’ils interviennent pour empêcher les personnes quittant la manif de mettre symboliquement leur petit autocollant « stop ttip » sur le mur portant le nom de la commission européenne (photo).

Certains ont continué par une Nuit Debout sur place, afin d’accueillir dans le bruit les négociateurs ce matin.

Regardez les nouvelles, même dans la presse dominante qui est loin d’être libre :

Depuis 1985, la Belgique perd en moyenne 43 fermes par semaine (le pays a perdu 63% de ses exploitations entre 1980 et 2010).

Août est le 16e mois consécutif de record de chaleur pour la planète. Pour l’instant 2016 se situe 1°C au-dessus de la moyenne du 20e siècle. Le précédent record pour la même période datait de… 2015.

Pendant ce temps les multinationales forment des monstres toujours plus gros (Bayer et Monsanto, DuPont et Dow, Syngenta et ChemChina, etc.), ils sont plus puissants que certains États.

Si le CETA est signé demain, c’en est fini de la souveraineté de nos pays, déjà mise à mal par certaines règles de l’UE. Les entreprises pourront assigner les États devant des tribunaux « privés » pour les obliger à payer des sommes faramineuses ou à annuler les normes environnementales ou sociales qui pourraient restreindre leurs profits !

Ceci n’est pas un épouvantail agité pour faire peur, cela se produit déjà ailleurs (exemples).

Nul besoin d’attendre la signature du TTIP pour que les entreprises américaines en profitent également, il leur suffit d’avoir une filiale au Canada.

Pour ceux qui veulent aller plus loin dans la compréhension de ces traités, le web est votre ami 😉 Notamment cette étude indépendante (américaine) sur les conséquences économiques et sociales du CETA.
Par exemple la perte de 310 000 emplois d’ici 2023 : 200 000 dans l’UE, 30 000 au Canada et 80 000 dans le reste du monde. La France et l’Italie seraient particulièrement touchées, également en termes de baisse de croissance.

Informez-vous, informez autour de vous, exprimez-vous, agissez !
Sans cela, une démocratie ne vit pas.

Les témoignages recueillis et validés par la Ligue des Droits de l’Homme sont hallucinants (lien sous l’image).

J’espère bien ne pas en rapporter un de la manif de demain !

banksy-frisk

C’est terrifiant que cela puisse se passer ainsi, et ne croyez pas être à l’abri.
Il y a plein de témoignages de personnes qui n’avaient rien à se reprocher, et pour qui tout a soudain basculé dans le cauchemar.

D’où l’importance en tant que citoyen de veiller attentivement aux interventions policières que nous pouvons croiser, plutôt que de passer rapidement notre chemin en regardant ailleurs.

Un regard extérieur peut changer les façons de procéder. On trouve également sur cette page un lien vers un guide pratique pour filmer la police en France.

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