Suite de l’exploitation de la boîte à livres du quartier et du défi lecture.

Celle qui savait tout – de Ruth Rendell
27. avec un personnage féministe (par certains côtés…)
35. un livre trouvé (dans la rue, dans une boite à livres, ..)
71. le titre est énigmatique
80. la couverture n’a rien à voir avec le sujet
96. choisi uniquement pour son titre
97. le personnage principal est une personne âgée

Le titre m’a plu et il y avait un petit mot de Stephen King vantant les qualités de l’auteure. Bah soit il n’a pas lu ce bouquin, soit il devient gâteux, mais franchement ce n’était pas une bonne pioche. Le rythme initial est plutôt bousculé, ensuite on tombe dans une léthargie profonde pendant 300 pages pour finir sur deux petits rebondissements qui n’en sont pas vraiment, le tout avec un passage glauque sur la sexualité d’une gamine de 12 ans.

Mémé – de Philippe Torreton
06. le titre contient 1 mot
35. un livre trouvé (dans la rue, dans une boite à livres, ..)
37. qui donne envie de (écrire, voyager, ..) – de mieux profiter de sa grand-mère et de vivre plus simplement
38. de 1,6 cm d’épaisseur
43. aucune image sur la couverture
52. avec une bonne critique littéraire
54. l’histoire se déroule en France
97. le personnage principal est une personne âgée

Un portrait émouvant, simple et même humble, de Mémé et son univers… Avec un curieux mélange de bon sens campagnard et de poésie, Torreton interroge aussi nos rapports aux gens et aux objets, l’évolution du monde. Un livre non dénué de dureté, une tendresse râpeuse comme une langue de vache.
Une lecture qui m’a touchée davantage que je ne saurais dire.

La Horde du Contrevent – d’Alain Damasio
Une magnifique découverte qui me vient cette fois d’un copain. La Horde remonte le vent pour en trouver l’origine et découvrir toutes ses formes, dans un monde imaginaire complet et cohérent comme je les aime, avec un quotidien basé sur l’éolien. De l’aventure, de l’humour, du suspense, de l’imagination, de l’amour, de la philosophie, de la technique…

Ce livre répond aux défis suivants :
04. de plus de 600 pages
07. emprunté à un·e ami·e
37. qui donne envie de (écrire, voyager, ..) d’être plus à l’écoute du vent
59. impossible à poser
71. le titre est énigmatique
81. qui allie plusieurs genres (policier, sf, fantastique, anticipation,..)
82. le monde est imaginaire
85. la première phrase est improbable (étonnante, ne veut rien dire, magnifique de poésie,..)
100. qui donne envie de lire tout l’auteur

Citation :
La monotonie n’existe pas. Elle n’est qu’un symptôme de la fatigue. Le divers, n’importe qui peut le rencontrer à chacun de ses pas, pour peu qu’il en ait la force et l’acuité.

Dans l’indifférence générale, souriez, vous êtes filmés !
Extrait de La Libre.

Comme en Chine, la Belgique a adopté une loi permettant de filmer les citoyens dans leur quotidien et d’exploiter ces images. Un caillou dans la chaussure.

Une chronique de Michel Claise, juge d’instruction.

(…)

Tout commence en 2014. Le Conseil des affaires de l’Etat de la République populaire de Chine publie un document destiné à sensibiliser la société à l’intégrité et à la crédibilité du citoyen, un moyen de parfaire l’économie socialiste de marché. (…) En 2017, à Shanghai, une application de reconnaissance faciale est programmée dans la mégapole, surveillant le comportement des citoyens pour leur octroyer une cote. 170 millions de caméras de vidéosurveillance sont ensuite installées dans toute la Chine, le chiffre prévu en 2020 devant atteindre 400 millions.

Dans certaines villes, l’identité des piétons qui traversent hors des passages autorisés est affichée sur des écrans géants jusqu’au payement de l’amende. De plus, tant que la somme n’est pas acquittée, le citoyen peut se voir refuser l’accès au transport, en train comme en avion. De là à penser que la vraie volonté du pouvoir de Pékin est d’instaurer un système de contrôle policier absolu qui ne se contentera pas de poursuivre uniquement le comportement délinquant de rue…

En tout cas, cela fonctionne, parce que plusieurs millions de Chinois se seraient déjà vus privés de leur droit à voyager. Heureusement, cela se passe loin de chez nous, souffleront, rassurés, les habitants de Belgique, tout émoustillés par la performance de l’équipe des Diables Rouges.

Eh bien non ! Chez nous, dans une indifférence relativement générale, la loi du 21 mars 2018 modifiant la loi sur la Fonction de police a été adoptée, ajoutant au cadre un article portant comme titre : « l’installation et l’utilisation de caméras de manière visible par les services de police ». La loi vise (…) toutes les caméras du Royaume où qu’elles se situent.

De plus, les policiers pourront installer à leur guise toute caméra fixe ou mobile, sans passer par une quelconque autorisation judiciaire. Mais avec l’autorisation du propriétaire des lieux privés, quand même. (…)

(…)

(…) Pratiquement, cela veut dire qu’il n’existe aucune vérification sur l’utilisation des données. De plus, bouleversant le passé, le pouvoir judiciaire est écarté non seulement de l’opportunité mais aussi du contrôle de l’utilisation du big data. Il s’agit bien, comme en Chine, de filmer les citoyens dans leur quotidien en permettant non seulement la captation d’images mais aussi leur exploitation, l’ensemble des données nationales étant collectées par un même service de renseignement.

(…) Cette atteinte gravissime à la vie privée avec toutes les dérives possibles s’ajoute à la liste des dernières décisions gouvernementales qui réduisent le pouvoir du monde judiciaire en le transformant en fonction, soumis de plus en plus à la mainmise de l’exécutif. On vous répondra que c’est pour le bien de tous en ces périodes troublées, que l’Etat agit avec ses citoyens comme un grand frère. Comment dit-on, en anglais, « Grand Frère » ?

Ces derniers temps j’ai lu pas mal de bouquins, toujours issus de la boîte à livres du quartier. Je vous en parle dans le cadre du défi lecture.

Contes à aimer Contes à s’aimer de Jacques Salomé.
35. un livre trouvé (dans la rue, dans une boite à livres, ..)
31. qui vous a fait pleurer

Ces petits contes ne se lisent pas d’une traite, on en découvre quelques uns et on les laisse nous pénétrer. Tous ne sont pas transcendants mais tous sont touchants. Comme le dit la 4e de couverture : Les contes pour aider à guérir, à grandir. Des mots qui enveloppent, qui caressent. Des associations qui illuminent et apaisent.

Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates – de Mary Ann Shaffer & Annie Barrows.
05. écrit par un duo d’auteurs
09. au titre abracadabrant
18. épistolaire
21. qui vous a surpris (agréablement ou non)
27. avec un personnage féministe
35. un livre trouvé (dans la rue, dans une boite à livres, ..)

Une bonne surprise, écriture énergique pleine d’humour et de fraîcheur malgré le contexte de la guerre. Léger sans être superficiel, un plaisir à lire.

Sorry – de Zoran Druenkar.
06. le titre contient 1 mot
35. un livre trouvé (dans la rue, dans une boite à livres, ..)
47. auteur complètement inconnu de tous
83. sélectionné pour un Prix (finaliste ou non) : prix des lecteurs sélection 2012

Le résumé m’avait paru original, finalement on se retrouve avec un roman sans rythme, d’une inutile violence, avec des incohérences et des invraisemblances qui sont une insulte aux lecteurs, sans parler des fautes de français dans la traduction. Ironie du sort, ce livre comportant des scènes de tortures et viols d’enfants était dans une boîte à livres en face d’une petite école… et quand j’y suis retournée, un 2e exemplaire était apparu dedans.

Pars vite et reviens tard – de Fred Vargas.
35. un livre trouvé (dans la rue, dans une boite à livres, ..)
71. le titre est énigmatique
96. choisi uniquement pour son titre

J’avais déjà entendu le nom de cette auteure mais ne connaissais absolument pas son œuvre, c’était l’occasion. Rien d’exceptionnel mais original, bien construit et prenant, si je recroise un autre bouquin de Vargas j’approfondirai.

Le Matou – d’Yves Beauchemin.
01. avec un animal pour personnage
04. de plus de 600 pages : 602 exactement 🙂
15. choisi uniquement pour sa couverture : vieille photo d’un gamin portant un chat
21. qui vous a surpris (agréablement ou non)
35. un livre trouvé (dans la rue, dans une boite à livres, ..)
39. qui se déroule dans un pays que vous souhaitez visiter
55. avec un visage sur la couverture
62. un animal dans le titre
68. publié au XXe siècle
83. sélectionné pour un Prix (finaliste ou non) : prix du livre de l’été 1982

Un livre beaucoup plus dur que je n’aurais cru, où le matou n’est pas forcément celui qu’on croit. Des personnages attachants et vlimeux auxquels l’auteur ne fait pas de cadeaux, un récit coloré et ponctué d’expressions québecoises. Au final un petit goût de trop peu car on aurait aimé avoir l’explication de certaines choses.

Le cheval à bascule – d’Agatha Christie.
34. le livre est abimé
35. un livre trouvé (dans la rue, dans une boite à livres, ..)
42. les premières lignes sont un dialogue
50. le premier chapitre est ennuyeux : si seulement ce n’était que le 1er…
66. l’auteur n’est plus en vie
67. une plante sur la couverture
68. publié au XXe siècle
97. le personnage principal est une personne âgée

En trouvant ça dans la boîte à livres, je me suis dit « tiens, pourquoi pas, ça fait longtemps ! » J’ai été hyper déçue. L’intrigue de ce bouquin pourrait tenir en 20 pages or il en fait 250. Ce n’est que du remplissage et de constants rappels d’épisodes précédents (histoires des Beresford, que je ne connais pas). De plus l’auteure fait miroiter des tenants et aboutissants complexes mais au final n’en dit pas grand chose. C’est lent, c’est plat, c’est poussiéreux et sans relief.

Alors celle-là, je pense que même Lilou ne l’avait jamais faite.

Moineau s’est approché alors que j’étais immobile en train de faire un exercice sur un tapis de sol, et sans hésiter il m’a fait un marquage urinaire… dans les cheveux et sur la joue 😯

S’en est suivi une course-poursuite dans le salon pendant plusieurs minutes, Moineau feulant et moi criant « buiten ! », avant qu’il ne daigne sortir.

Je crois qu’il est urgent que j’apprenne quelques jurons en néerlandais parce que juste « il wil dat niet ! nooit meer ! » c’était un peu faible.

Qu’est-ce qui lui passe donc par la tiesse ?? 😦

Elle – …
Lui – tu réfléchis, là ?
Elle – non
Lui – ah
Elle – je devrais ?
Lui – je ne sais pas
Elle – …

C’était un soir. Je marchais de la gare vers le parking et j’ai entendu cette sonnerie, qui n’était pas la mienne. D’ailleurs si cela avait été la même, je ne m’en serais pas davantage souciée : mon téléphone est toujours déconnecté lorsque je me déplace.

Sûrement quelqu’un qui marchait non loin derrière moi. Seulement cette sonnerie continuait, personne ne décrochait. Elle m’a suivie jusqu’à la voiture, où j’ai enfin réalisé qu’elle provenait de mon sac. Par quel prodige ?

J’ai sorti le téléphone comme si je venais de trouver un objet extraterrestre à manier avec la plus grande circonspection. Pas de doute, c’est lui qui sonnait. Bien visible, le logo persistait à indiquer qu’il était « hors ligne ».

Sur l’écran, la mention « appel masqué ». Et cette sonnerie que je n’avais jamais choisie… Un instant j’ai cru être dans un mauvais téléfilm. Accepter l’appel ? Le refuser ? Mon doigt a choisi pour moi. Si je me mets hors ligne, ce n’est pas pour accepter des appels forcés, masqués de surcroît.

J’ai roulé jusqu’à la maison, me demandant s’il allait à nouveau sonner. Vint le moment où j’ai enfin reconnecté le téléphone.
Aucun appel entrant enregistré.
Je ne saurai sans doute jamais qui appelait ni comment il a pu contourner la déconnexion. Je me dis que c’était sans doute bêtement du démarchage téléphonique de la part de mon opérateur télécom.

Dans tous les cas, ça me pose question et ça ne me plaît pas du tout qu’un téléphone mis hors ligne… ne le soit pas.

Ce Noël j’ai reçu un colis par la poste, il contenait un livre et une brève lettre de la part de… la banque 😯 Gü ? Oui oui, la banque ! Voilà une chose peu banale.

Il s’agit du livre Psychologie de l’argent. L’argent rend-il fou ? du psychologue Thierry Gallois, spécialisé dans les comportements de dépendance et prof à l’unif.

Bien qu’intriguée, j’avoue que je n’étais pas super motivée à le commencer : déjà parce que c’était l’initiative d’une banque (clignotements « attention méfiance »), ensuite bah l’argent occupe déjà beaucoup de place dans nos vies et je n’ai pas l’impression qu’il me rende spécialement folle… pas concernée donc ? C’est ce qu’on va voir !

Ce livre combine les 7 défis suivants :

19. la couverture est bizarre
30. qui vous a été offert
32. avec une couverture moche
47. auteur complètement inconnu de tous
56. le titre est une phrase
57. l’auteur a pour prénom Terry (comment ça, je triche ?)
63. avec un titre de 7 mots (je ne compte pas les l’)

Beaucoup de gens sont sans doute persuadés ne pas avoir de souci avec l’argent : pas de relation malsaine avec, pas de tabou à l’évoquer… ce livre aide à creuser un peu et réaliser que ce n’est souvent pas si simple qu’on aurait envie de le croire.

Thierry Gallois questionne notre rapport à l’argent, son usage et sa symbolique dans la société, sa façon de se substituer aux signes d’affection, de nous situer sur l’échelle sociale, la manière dont l’argent était considéré et discuté dans notre famille durant notre enfance, le « pouvoir » qu’il procure, etc.

Ce livre donne des conseils pour que nos enfants ne développent pas de troubles à ce sujet, il informe sur l’impact sur les relations de couple et les différents « modèles » couramment rencontrés, le stress généré, etc. Le tout avec des exemples (vécus) qui illustrent bien son propos.

L’auteur s’attarde ensuite sur les comportements pathologiques (avarice, achats compulsifs, jeux d’argent, accros au crédit, etc.) et nous propose de tester si nous sommes concernés.

Son dernier chapitre est consacré à des conseils pour mieux vivre avec l’argent qui n’est ni poison ni médicament mais simplement outil. A nous de l’utiliser en cohérence avec nos besoins et nos valeurs, et ne pas en faire un but en soi : il vaut mieux réussir sa vie que réussir dans la vie !

Personnellement ce bouquin m’a beaucoup fait réfléchir à la façon dont l’argent était considéré dans ma famille (et les impacts que cela a eus sur ma vision des choses, dans quel genre de schéma je suis à présent, etc.) ainsi que dans mon ex-couple. Au final j’ai trouvé vraiment intéressant et utile de faire ce petit travail d’auto-analyse et je le conseille à tou·te·s.

Me reste une question : à votre avis, dois-je envoyer un mot de remerciement à la banque ? :mrgreen:

Bande-son : Beth Gibbons – Resolve

Mon premier embouteille Paris.
Mon second résulte de l’embouteillage.
Mon troisième réfléchit.

Mon tout est si soyeux qu’on peut s’y lover,
si corrosif qu’on peut s’y dissoudre,
si brumeux qu’on peut s’y perdre.

Mon tout peut rendre fou.

Bande-son : Pink Floyd – Wish you were here

Minuit et demi, l’heure du crime. Je quitte mon lit pour satisfaire un besoin naturel.

Je n’allume pas la lumière, la pénombre est suffisante pour distinguer le chemin. Souvent, même, je garde les yeux fermés. Je me fie à mes pieds.

Sauf que cette nuit-ci, j’ai fait une mauvaise rencontre.


nan je n’ai pas eu de fuite, dans aucun sens du terme 😉

Sur le retour, j’ai soudain rencontré le chambranle de la porte de la chambre. Et pour tout vous dire, il est bien plus solide que ma tête de bois.

Finalement si c’était cela la solution ? Je m’assomme et zou, finis les problèmes pour s’endormir !

Bilan devant le miroir ce matin : je me suis légèrement ouvert l’arcade sourcilière, mais c’est bien moins pire que cette fois-là. Ouf !

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