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Un avant-goût du printemps nous venant du sud de la France… atchoum ! (ça ce sont les pollens de cyprès :mrgreen: )

Königssee l’enchanteur (partie 2)

De retour à Sankt Bartholomä, nous nous rendons compte que nous avons bien fait de photographier les lieux ce matin : il y a beaucoup plus de monde et la lumière est plus crue.

Nous aurions aimé faire le tour d’Hirschau, aller voir l’embouchure de l’Eisbach dans le Königssee, et bien d’autres choses encore… il nous faut faire une croix dessus par manque de temps :(

Il y a beaucoup de gens qui font la file pour reprendre le bateau mais nous les court-circuitons car notre destination n’est pas Königssee Seelände (le retour) mais bien Salet, le dernier "port" tout au bout du lac.

Nous sommes peu nombreux à nous y rendre à cette heure, comme vous pouvez le constater !

AàG a toujours une faim de loup, mais nous ne comptons pas manger avant d’avoir atteint le Obersee (lac supérieur). Du coup il ramerait presque pour faire avancer le bateau plus vite :mrgreen:

Nous dépassons une cascade malheureusement à moitié dans l’ombre de la forêt.

J’aime bien les formes des toits dans cette région !

Le ballet des bateaux sur le lac est incessant mais par bonheur silencieux :)

Voici le port de Salet, je vous ai mis deux prises de vue pour illustrer la différence entre mon compact (qui adore le vert !) et le réflex d’AàG (qui a un piqué beaucoup plus soutenu).

Le chemin longe la rive puis tourne vers le sud-ouest dans les terres.

Les arbres se font plus nombreux et puis soudain l’Obersee apparaît.

Ce petit lac "supérieur" a en réalité une altitude similaire (seulement 10m de plus) à celle de son grand frère.

Il fait 1.32 km de long et sa profondeur maximale est de 51m.

Le chemin longe le lac plein sud et commence par une zone de pique-nique pleine de bancs… ça tombe bien, devinez qui défaille d’inanition à côté de moi ?

Il y a beaucoup de touristes mais nous parvenons à trouver un coin où nous poser et – enfin ! – manger. Il est 14h.

Nous voulons aller tout au bout de ce lac-miroir que l’ombre commence à envahir : l’alpage Fischunkelalm.

Ca a l’air paisible ainsi mais il faut vous imaginer les enfants courant partout, criant, mettant les mains – voire une chaussure de rando, si si ! – dans l’eau, etc. ^^

Le côté sud de l’Obersee a une pente accessible qui permet l’existence d’un sentier…

…contrairement au côté nord où c’est une quasi-falaise de 1000m :

J’ai essayé (ci-dessus) un petit jeu de reflet mais le lac n’était pas assez "lisse" pour parfaire l’illusion.

On n’est pas fâché d’être à l’ombre car la chaleur se fait toujours sentir.

Et nous voici parvenus de l’autre côté…

Des canards se font bien entendu un malin plaisir de surgir du néant afin de ruiner la photo "lac miroir" d’AàG, merci Murphy :lol:

La photo en question :

L’Obersee est alimenté par le Röthbach et nous aurions aimé aller voir la très haute cascade Röthbachfall qu’on peut apercevoir en arrière-plan ci-dessous.

Malheureusement le temps nous manque, nous devons absolument être de retour à Salet avant que le dernier bateau ne parte. Et même bien avant, car si le dernier est complet…

Il arrive chaque année que des touristes restent bloqués ici et il n’y a pas de refuge pour passer la – froide – nuit… certes le coucher de soleil doit être beau à voir mais l’aventure ne nous tente que très moyennement !

L’ombre des sommets et leur reflet sur l’eau dessinent de drôles de formes symétriques sur la paroi nord. Elles évoluent vite mais vous aurez reconnu une tortue ci-dessus.

Il est déjà temps de revenir sur nos pas, nous n’aurons vraiment pas profité longtemps de Fischunkelalm

Notre regret est de ne pas avoir prévu deux jours : même si le planning était serré, nous aurions dû consacrer un jour complet à Hirschau et un autre à Salet.

A Salet, comme nous l’avions prévu, une longue file nous attend. L’un des bateaux rate un peu son amarrage, il frotte le ponton à la manière d’un très gros chat voulant affirmer son territoire !

Ça secoue, le "public" rit, bon enfant, et applaudit en se moquant gentiment.

Durant l’attente, des gamins nous énerveront particulièrement. Ils attirent les canards (pas difficile vu leur habitude à être nourris), ensuite prennent des cailloux et les visent :evil:

La lumière part très vite, on la voit changer fortement durant notre traversée de retour.

Le temps d’arriver à Sankt Bartholomä, l’église est déjà mangée par l’ombre.

Un des derniers bateaux rentre dans son abri.

Nous visitons Schönau, c’est tout petit.

Une fontaine nous offre une réponse à notre question "mais comment diable amènent-ils le bétail dans ces alpages ?"

Nous mangeons au Brunneck, c’est très bien si ce n’est qu’ils n’ont plus de sacher torte ! Ouin ! La quête désespérée continue… bon cela dit, leur tarte au fromage était délicieuse :)

Königssee l’enchanteur (partie 1)

C’est le premier vrai jour de beau temps aussi nous décidons d’aller voir le lac des rois, le Königssee, dans le parc national de Berchtesgaden.

Nous prenons la route vers Schönau et nous garons sur l’immense parking du Bayerische Seenschifffahrt. De là on doit parcourir une rue densément commerçante jusqu’à l’embarcadère, où nous devons d’abord faire la file pour prendre nos billets (et il vaut mieux arriver tôt !).

En effet, le lac s’accède principalement par bateau car ses flancs sont extrêmements pentus. Une sorte de fjord :)

Pour vous donner une idée des hauteurs, le Watzmann (2713m) domine le Königssee de plus de 2000 mètres !

Nous glissons silencieusement sur l’eau grâce aux moteurs électriques qui équipent les embarcations (depuis 1909 !) pour protéger l’eau – très pure – du lac de la pollution.

Un arrêt peut se faire sur demande à Kessel, où se trouve un départ de sentier. Nous y débarquerons deux marcheurs.

Il y a – relativement – peu de chemin de randonnées car les reliefs ne facilitent pas l’accès au lac, qui est par ailleurs très étendu (20km de long).

Durant la traversée, nous avons droit à moultes explications de la part du guide et même… un concert :)
N’allez pas croire qu’il était seul, un vrai orchestre l’accompagnait, ou presque !

Le bateau s’arrête face au "mur de l’écho"… le rendu est réellement époustouflant et magique. Nous retenions tous notre souffle, émerveillés.

Nous ne nous lassons pas du paysage et avons du mal à nous imaginer qu’il y a par endroit près de 200m de profondeur en-dessous de nous !

Nous commençons à voir poindre notre première destination au loin.

Il y a encore de la neige dans l’ombre des montagnes.

Certains passagers sont un peu agités et stressés, d’autres le prennent de manière très stoïque voire désabusée :lol:


(ils sont trois)

Après une bonne demi-heure de navigation, voici donc la célèbre église à bulbes (aussi appelés oignons) de Sankt Bartholomä, qui sera dans quelques minutes sous le feu du soleil.

Elle se trouve sur une péninsule, Hirschau, formée par les débris des montagnes qui se sont accumulés dans ce "delta" pendant des milliers d’années.

A vrai dire, rien que le débarcadère suffit déjà à me ravir les pupilles ! Prenez une belle eau transparente, ajoutez quelques canards en lévitation, saupoudrez le tout de montagnes et hop, vous avez une ddc qui sautille :mrgreen:

Voici l’intérieur de la chapelle :

La première chapelle à cet endroit date de 1134. Le pavillon de chasse la jouxtant remonte à la même époque. Tous deux ont été remaniés dans le style baroque vers la fin du 17e siècle.

Au "port", les bateaux se succèdent, déversant leurs flots de touristes.

Tout est tellement tentant que nous hésitons : par où commencer ? Argh !

Nous longeons d’abord la rive d’Hirschau avant de rentrer à l’intérieur des terres.

Comme nous sommes des chats, nous ne savons pas ce que nous voulons…

…et retournons vers le lac !

Il nous attire comme un aimant.

Bon désolée on a un peu mitraillé mais on ne savait pas quelle lumière et quelle densité de visiteurs on aurait à notre retour !

Nous parvenons à nous arracher à notre fascination et repartons vers le côté montagnes.

Nous décidons de monter à la Eiskapelle, un glacier qui ne fond jamais totalement même en été.

Comme j’aimerais voir le même paysage au printemps, avec les prairies toutes fleuries ! (pas que ce soit moche à la fin de l’été hein ;-) )

Un large chemin carrossable et sans dénivelée traverse la forêt jusqu’au lit du Eisbach.

La chaleur est forte lorsque nous quittons l’ombre des arbres !

Un pont permet de traverser la rivière et d’atteindre la petite Kapelle St. Johann und Paul.

De là part un sentier qui monte dans la forêt occupant le flanc de la montagne.

Il y a régulièrement des bancs et nous ne nous en priverons pas. J’adore l’ambiance de ces forêts en clair obscur :)

A un moment le paysage se "débouche" et on découvre au loin notre destination. Les deux personnages en contre-jour dans le lit de la rivière donnent l’échelle.

J’adore ce genre de panneau, je l’aurais bien pris pour décorer notre maison :lol: Mortal danger!

Il est vrai que le chemin n’est plus très clair après, il y a des cairns partout… et donc ils ne servent plus à rien.

Et puis des empilements de cailloux dans un lit de rivière majoritairement à sec, il faut vraiment faire attention pour les voir.

Tenez, sur cette photo il y en a plein :

On cherche un peu avant de réussir à franchir les bras de la rivière en gardant nos pieds au sec.

Bien sûr il est strictement déconseillé de s’aventurer sur ou sous le glacier, un effondrement pouvant avoir lieu à tout moment.

Youhou, AàG, t’as entendu ?

Bon ben en attendant de voir réapparaître monsieur, je photographie. Moi j’suis une poltronne, et puis il pleut trop là-dedans pour que je m’y engage !

Les photos prises par AàG dans le ventre de ce premier glacier étant moins réussies que celles du second, je ne vous en mets qu’une :

Il va falloir un petit temps pour que mes lunettes se désembuent avant de pouvoir poursuivre ^^

Voici la deuxième "chapelle de glace", de taille beaucoup plus réduite :

Je trouve qu’on dirait un animal ramassé sur lui-même… apeuré ou prêt à bondir ?

La version d’AàG s’appelle "la bouche de la montagne" ;-)

Ici AàG permet de vous donner l’échelle de cette "bouche" :

Et voici ses photos du tunnel de glace.

Tout au fond, il débouche sur le flanc de la montagne :

J’aime bien le côté art abstrait de celle-ci :)

La "pluvieuse" sortie :

Pendant ce temps, je ne suis pas restée les bras croisés, j’ai fait la connaissance de la flore locale…

…sans oublier la faune :)

Dans un milieu aussi rocailleux, les abeilles ne doivent pas avoir beaucoup de fleurs à se mettre sous la langue !

Nous redescendons au pas de charge à St Bartholomé (non sans se paumer un peu au départ) car AàG a FAIM – et ça c’est terrible je vous raconte pas, il est aussi pire que Bimini :lol:

La suite de la journée au prochain épisode !

Berchtesgaden

Le petit déjeuner est toujours aussi bien ! Et le chat roux aussi :)

Il est tombé en amour avec la carpette de la voiture, qu’est-ce qu’il a pu se rouler dessus dans tous les sens et y faire ses griffes avec grand bonheur ! Il serait bien parti avec nous… ça aura au moins servi à dérider notre logeuse.

La météo n’a pas fort changé par rapport à hier mais ce n’est pas grave : cette journée est principalement consacrée au long trajet jusqu’à Berchtesgaden, à l’extrême sud-est de la Bavière. Une déviation sur la route de Münich nous fera perdre pas mal de temps et nous nous retrouvons à pique-niquer sur une aire d’autoroute hyper bruyante (genre avec 2 mètres de gazon pour séparer des voies).

Au centre de Berchtesgaden nous trouvons un premier office de tourisme où nous localisons une zimmer potentiellement intéressante. Pour y arriver, il faut monter une rue étroite dont la pente est indiquée à 24% ! Je crois que je n’avais jamais vu une route automobile aussi pentue…

La mauvaise nouvelle est que c’est belegt, la bonne nouvelle est qu’il y a un second office de tourisme dans cette partie de la ville. La dame tire certes une drôle de tête quand on lui annonce la fourchette de notre budget, mais finalement elle nous trouve assez rapidement une chambre pour 5 nuits – ohne Balkon (sans balcon), il est vrai que ça semble important ici, mais nous on s’en fiche !

C’est un peu excentré par rapport au centre-ville, ce qui n’est pas pour nous déplaire. C’est en retrait par rapport à la Alpenstraße donc nous ne devrions pas avoir trop de nuisances routières.

Nous pouvons à présent profiter de cette fin d’après-midi pour découvrir Berchtesgaden. Nous commencerons par la ville haute et la Franziskanerkirche.

L’usage des crânes dans la décoration (ainsi que le type de pierre) nous fera penser à Salzbourg, qui n’est d’ailleurs qu’à 30 km d’ici.

Cette belle pierre rosée se retrouve ailleurs dans la ville.
Nous monterons ensuite sur la colline d’en face à la plus récente Christuskirche (dont nous ne ferons pas de photo) pour bénéficier du point de vue.

Dans la vieille ville, les façades peintes foisonnent autant que les terrasses.

Rien n’est laissé au hasard, l’artiste a même peint l’ombre des personnages et des cadres de fenêtres.

A côté de la Rathaus se trouve la Pfarrkirche St. Andreas (St André).

On y retrouve différents blasons ornés de crânes.

La voisine directe est la Stiftskirche St. Peter und Johannes der Täufer (collégiale St Pierre et St Jean-Baptiste) avec ses deux tours massives.

La porte moderne est d’un tout autre style mais l’ensemble garde une certaine harmonie (même si l’enfant du milieu est glauque en gros plan !)

Dans le narthex sont affichés les avis de décès et de naissances. La couleur chaude des pierres contraste avec l’intérieur de la nef.

J’ai beaucoup aimé l’idée de cet arbre de lumière :) En photo ça rend moins bien, malheureusement.

Il est temps de nous mettre en quête d’un restaurant.

AàG commandera – sans trop le savoir – un truc énorme, un demi-jambon ! On emporte discrètement ce qu’il ne parvient pas à finir, au cas où on croiserait un chat sur le chemin du retour :mrgreen:

Il y a du Meerrettich (raifort) fraîchement râpé en accompagnement de mon plat, ça déchire ! :)

Nous chercherons désespérément du sachertorte dans tous les établissements de la ville, on ira même jusqu’à s’installer dans un 4 étoiles qui l’a à sa carte, mais en vain… snif !

Nous revenons dans la ville basse par le cimetière illuminé. Il fait déjà nuit mais AàG tente la photo sans pied.

Un chat croise notre route et n’en croit pas sa chance en voyant atterrir à côté de lui un vrai festin, il s’en empare à pleine gueule et détale aussitôt avec son butin ! :lol:

Au logement, c’est grande soirée bruyante dans le salon qui se situe juste sous notre chambre… Heureusement nos logeurs sont civilisés et s’arrêtent vers 22h. La lumière nous réveillera ensuite à 6h40 (il n’y a pas de volets et, qui plus est, un ancêtre de velux se trouve juste au-dessus du lit). Et puis on aura de la compagnie…

Randonnée au Rubihorn

La nuit fut assez bonne malgré un peu de bruit, et le petit déjeuner fut tout simplement *royal*… sans hésiter le meilleur du séjour ! Cela ne contribuera pas peu à la décision de rester une nuit supplémentaire ;-) Pour achever de nous mettre de bonne humeur, dehors un chat roux nous accueille avec force roulades. Nous avions gardé un peu de beurre et de salami pour l’écaille de tortue mais elle ne s’est pas montrée, cela a donc fait le bonheur du peu farouche rouquin !

Nous partons à Reichenbach, notre point de départ pour une randonnée au Rubihorn (carte de l’itinéraire téléchargeable en pdf), un sommet approchant les 2000m dans les Alpes d’Allgäu. C’est une petite promenade (5,2 km) mais avec un bon dénivelé, surtout pour un premier "dérouillage" (+1125m/-53m). Court mais raide, donc !

Le temps n’est malheureusement pas au beau fixe, mais nous espérons que les nuages vont se lever. Bien que le parking soit un peu perdu au milieu de nulle part, il est payant et un vieux monsieur est présent pour vérifier que chacun ait son ticket, il veille à échanger les billets si besoin !

Nous y arrivons entre 9h15 et 9h30, c’est la mauvaise heure car beaucoup de monde part dans les mêmes eaux. Nous longeons la rivière Gaisalpbach et ses multiples chutes (la plupart aménagées).

Une route goudronnée (réservée aux véhicules autorisés) fait un large détour et permet d’atteindre le Untere Richtersalpe mais nous allons plutôt emprunter le Tobelweg, petit sentier qui coupe au plus court en continuant à longer la rivière.

Après un tronçon d’escaliers en caillebotis et une section plus raide, on suit une conduite forcée et on rejoint finalement la fin de la route qui dessert deux bâtiments (refuges et/ou restaurants, on n’a pas été voir de plus près).

Le sentier entre dans une grande pâture où nous avons pu faire connaissance avec les vaches locales, aux oreilles délicatement fourrées. Si si, on dirait presque des pantoufles, ça avait l’air tout doux !

Les nuages bouchent toujours l’horizon et rendent les couleurs tristes et ternes.

Après un passage bien boueux, le chemin quitte la pâture et entre dans la forêt. Voici un cairn pour le moins original :)

Après la forêt c’est une zone de rochers qui nous attend, avec des passages raides équipés de câbles pour s’aider.

C’est un peu avant 11h30 que nous arriverons au lac Gaisalpsee. Au gré du passage des nuages, nous sommes parfois dans le brouillard le plus complet !

On fait une pause et on mange un "dix heures", histoire de tenir jusqu’au sommet.

AàG grogne que "c’est le métro" et il y a effectivement pas mal de gens, dont beaucoup arrivent en sens inverse. On suppose qu’ils sont montés en téléphérique et qu’ils effectuent une boucle à pied pour redescendre.

Nous avons été surpris de constater que certaines sonnailles étaient de vraies petites cloches plutôt que les habituelles clarines de section ovale, davantage trapues et bombées.

Quelque part, heureusement qu’il n’y a pas de soleil, car déjà sans cela la montée donne bien chaud !

Mais tout de même, là c’est un peu exagéré… cette rando réputée pour ses beaux panoramas ne nous laissera pas un souvenir impérissable vu les conditions météo !

Finalement nous aurions peut-être mieux fait de quitter la région d’Oberstdorf ce matin, comme initialement prévu…

Le sommet est en vue, enfin quand je parle de vue… et il commence même à pleuviner :roll:

Sous la croix il y a une boîte métallique avec un stylo-bille et un livre, nous y trouverons des petits mots dans toutes les langues et des dessins. Nous y laisserons une surprise pour les suivants ^^

Il est 13h, les estomacs grondent mais AàG ne veut pas manger ici, trop venteux et puis trop de va-et-vient : "rhaaa, et voilà, encore un métro ! non mais regarde-moi ça !". Oui c’est toujours difficile psychologiquement pour AàG de se rendre compte que la montagne n’est pas à lui seul :P

Nous suivons au hasard un sentier barré (on ne s’en rendra compte qu’au retour, on est lent à comprendre) accédant à un point de vue complètement envahi par la végétation, qui se révélera être un vrai petit coin de paradis ! Il s’y trouve un banc fixé à un rocher (mais les attaches ne tiennent plus très bien) et muni d’une boîte aux lettres. La clé pend à une cordelette, et lorsqu’on ouvre la boîte aux lettres on y trouve à nouveau un livre qui témoigne des passages et de l’histoire du lieu :)

A la redescente on ne croise plus personne si ce n’est quelques écureuils qui jouent avec élégance à Tarzan dans les pins. L’un d’eux se laissera admirer d’assez près :)

Manifestement les gens qui sont montés en même temps que nous ce matin effectuaient une traversée, sans doute rejoignaient-ils le haut du téléphérique.

Toutes les traces des bâtons de marche… la fréquentation de ce site a vraiment traumatisé AàG.

Nous redescendons à notre aise et arrivons à la voiture vers 17h. On va jusqu’à la "klamm" de Tiefenbach mais c’est touristiquisé à mort. Pour résumer, disons qu’il est trop tard pour visiter et trop tôt pour frauder :lol:

Nous retournons à Oberstdorf pour voir le saut à ski, car hier durant notre recherche de logement AàG y a vu des skieurs s’entraîner… mais ce soir il n’y a personne au tremplin de Schattenberg (Schattenbergschanze).

Cela dit, même vides, ces installations sont impressionnantes avec leurs 90m et 120m de haut !

Le centre piéton d’Oberstdorf possède des choses aussi charmantes que ces pots de fleurs et des choses aussi horrifiantes que ces plaques d’égout publicitaires :shock:

Jusqu’où ira cet envahissement ? Nous mettrons un point d’honneur à ne pas fréquenter ces établissements !

Et en parlant marketing, cette enseigne nous a bien fait rire :lol:

Un peu plus loin nous trouverons un excellent et sympathique petit restaurant familial où nous achèverons notre soirée, bien fatigués de notre journée.

Visite de Wasserburg et Lindau, ensuite trajet jusqu’à Oberstdorf

Après une troisième et dernière excellente nuit, nous disons "auf wiedersehen" à notre logeuse et partons vers la pointe Est du lac : Wasserburg am Bodensee.

Sur la route, lors d’un arrêt ‘boulangerie’ pour acheter notre petit-déjeuner, nous rencontrons d’étranges lapins lignés !

Il s’agit de la race "Petit Tacheté", d’origine euh on dira germano-tchèque (race connue sous le nom "Petit Papillon" en France).

Les pompiers ont de l’humour par ici : lance-incendie pour attacher les vélos et vieux casque d’intervention en guise de cendrier… :D

Le village est truffé de chouettes œuvres d’art telles que cette sculpture en bois :

Au loin nous entendons une fanfare pour le moins entraînante (pourtant c’est pas mon truc d’habitude !), avec un répertoire choisi. Il s’agit d’un groupe de jeunes habillés façon "Hawaï", qui donnent leur prestation au milieu d’une pelouse. Autour, des tables dressées avec des gâteaux, des boissons, etc. Beaucoup de familles portent des tee-shirts spécifiques à l’événement.

Nous n’avons pas bien compris s’il s’agit d’une fête de jumelage ou autre, mais c’est plein de bonne humeur et nous restons quelques instants à les écouter avec bonheur :)

Nous nous promenons dans un agréable parc au bord du lac de Constance. Ici aussi des pédalos sont à louer et, à défaut de voiture de police, il y a le camion de pompiers ! Dommage que le planning de la journée soit déjà si chargé… A la place, nous décidons d’aller voir l’église de plus près.

"St. Georg" est surnommée Seekirche, l’église du lac. Fondée en 784, un clocher fut construit en 1403 et détruit par la foudre en 1655. Il fut reconstruit dans son style actuel avec son élégant bulbe.

Des tablettes en pierre évoquent les Seefrörnen qui eurent lieu en 1573, 1830 et 1963. J’aurais aimé voir cette "mer souabe" entièrement gelée, cela doit être impressionnant et magnifique !

Cette statue providentielle sert de baignoire à moineaux :)

Tandis que Saint Georges terrasse le dragon sur une plaque d’égout, nous allons pique-niquer à l’ombre avant de reprendre notre route.

Notre prochaine destination est l’île de Lindau. Nous nous garons dans une petite rue et il ne nous reste plus qu’à marcher jusqu’au pont.

Il y a beaucoup de monde, des cars entiers se déversent dans la altstadt (vieille ville). Je trouve ENFIN des pâtisseries aux graines de pavot, ouf ça y est nous avons rejoint la civilisation ! :mrgreen:

Nous arrivons sur la place du marché, où se trouve l’église évangélique Sankt Stephan (St Étienne) dont les bases datent du 12e siècle. J’ai beaucoup aimé le système de bancs (bicentenaires) à dossier réversible :)

AàG a préféré la lecture des petits papiers contenant des requêtes et prières :

Cette grosse cloche datant de 1608 devait normalement être refondue pendant la seconde guerre mondiale (1943). La corde servant à la descendre a cédé et, dans sa chute jusqu’à la rue, la cloche s’est fissurée.

En face se trouve la "Haus zum Cavazzen" (1729), du nom d’une famille italienne. Cette maison a été reconstruite en 1729, après le grand incendie qui ravagea la ville. Elle tient lieu de Stadtmuseum (musée municipal) depuis 1929.


Peintures en trompe-l’œil

Juste à côté de l’église St Stephan se trouve la cathédrale Notre-Dame (Münster Unserer Lieben Frau) ou "collégiale Ste Marie", au style nettement plus chargé que sa sobre consœur !

Elle a fêté ses 1000 ans en 2010, enfin surtout ses murs puisqu’elle eut également à souffrir de l’incendie de 1728… Un autre incendie (1922) ainsi que l’effondrement du plafond de la nef (1987) entraînèrent d’autres restaurations importantes.

L’orgue principal (Steinmeyer) :

La façade de l’ancien hôtel de ville (Altes Rathaus) était malheureusement en travaux. A noter que ci-dessus vous avez une prestation de l’homme invisible himself qui lit son journal ;-)

Pour vous donner une meilleure idée de l’ambiance des rues piétonnes :

Nous nous dirigeons ensuite vers le port, dont l’entrée est gardée par un imposant lion (le Bayerische Löwe, symbole de la Bavière). Il est en grès, mesure 6m de haut et fut érigé en 1856.

Le port est fort fréquenté et beaucoup d’artistes y exercent (portraitistes, tatoueurs, musiciens, etc.). Les terrasses sont bondées. On peut voir ci-dessous le vieux phare de Lindau, il date de la fin du 12e siècle et c’est l’un des plus anciens du lac de Constance.


Mangenturm

Nous empruntons la jetée menant au nouveau phare, construit au milieu du 19e. Nous y mangerons nos délicieux mohnschnecke et nussschnecke en regardant passer des kayakistes :)

Nous emprunterons un itinéraire différent pour quitter l’île, ce qui nous permettra de découvrir cette belle tour participant à la fortification de la ville. Elle a longtemps servi de prison, ce qui explique son nom de "tour des voleurs".


Diebsturm

Juste derrière la Diebsturm se trouve l’ancienne fonderie de cloches d’où est issue celle que nous avons croisée tout à l’heure. Le bâtiment ne manque pas de charme et semble reconverti en atelier d’artiste.

Dans le prolongement se trouve une très ancienne église patronnant la pêche, Peterskirche (église St-Pierre). Elle possède une grosse tour carrée.


Couronnement de la Vierge, fresque attribuée au peintre Mathis Miller

Cette fresque découpée en 3 fois 6 tableaux, dont la dernière ligne est presque complètement effacée, date de la fin du 15e siècle.

Refermons la porte de l’église et continuons notre chemin.

Sur beaucoup de blasons nous retrouverons l’emblème d’un arbre, le tilleul (Linde), qui est à l’origine du nom de Lindau.

Nous quittons à présent définitivement la région du lac de Constance et faisons route jusqu’à Obertsdorf im Allgäu, où ce sera une très grosse galère pour trouver un logement. L’office du tourisme vient de fermer ses portes, ce qui nous prive des contacts téléphoniques avant déplacement (il y a bien un téléphone dehors, mais nous ne parlons pas assez allemand pour qu’il puisse nous servir à quoi que ce soit). Il y a moyen de se connecter via des écrans tactiles à l’extérieur mais manifestement la centrale de réservation n’est pas tout à fait à jour, et puis toutes les zimmer n’y sont pas répertoriées, loin de là. Après 1h30 de recherches où tout est soit belegt (occupé) soit zu teuer (trop cher), AàG est au bord du pétage de plomb. Enfin quand je dis au bord…

Nous finirons par trouver une belle grande chambre dans une ferme à poneys, au bout d’un long cul-de-sac. Son prix est un peu élevé par rapport à notre budget mais encore très raisonnable pour la région. Et puis ce n’est pas comme si nous avions le choix, à part dormir dans la voiture… mais les nuits sont froides ! AàG accepte à contre-cœur, mais pour une seule nuit au lieu des trois prévues, et pas seulement à cause du prix : il a pris en grippe la région et veut que nous la quittions aussi tôt que possible.

C’est seulement vers 20h que nous pourrons nous mettre en quête d’un restaurant, ce qui est fort tard pour nous. Avec tous les va-et-vient nous avons fini par connaître la ville par cœur, mis à part le centre piéton. Nous atterrirons dans une espèce de petit bar-resto abondamment décoré, dont le plafond est peint avec une multitude de blasons. La nourriture ne nous laissera pas un souvenir impérissable, par contre les toilettes bien ! Un guide les classerait comme "valent le détour" :lol: On dirait plus une salle de bain qu’autre chose, tout est mis à disposition, même les coton-tiges :shock:

Quand nous rentrons au logement, nous sommes accueilli par une petite chatte écaille de tortue qui se jettera sur le peu que nous pouvons lui offrir (du pain).

Le musée Zeppelin à Friedrichshafen, puis Hagnau, Unteruhldingen et Meersburg

Que ça fait du bien de dormir dans un doux lit, dans le noir et le silence, sans le stress de savoir qu’un réveil est programmé… *soupir d’aise*

Ce matin nous faisons route vers Friedrichshafen pour visiter, non pas le centre-ville qui ne nous attire guère, mais le musée Zeppelin. Nous nous garons dans un parking à étages dont le rez-de-chaussée est un supermarché… où nous avons fait le plein de Schoko-Muesli Kölln !

Je ne vous dis pas le nombre indécent de sacs de 2kg que j’ai embarqués (une partie était destinée à être donnée, ça c’est pour se donner bonne conscience :mrgreen: ) mais sachez que nous avons eu du mal à les porter jusqu’à la voiture !


Non loin du logement…

Non les "frauenparkplatz" ne sont pas des places de parking plus larges, même si manifestement cette dame en aurait eu besoin :P Ce sont des emplacements qui sont placés plus près des bâtiments (en surface) ou des entrées (en souterrain), et qui sont souvent dans le champ d’une caméra de surveillance, afin d’améliorer la sécurité (et surtout le sentiment de sécurité) des femmes.

L’entrée du musée m’a bien fait rire, avec sa tonne d’interdictions qui se retrouvent sur le billet :

Il était donc interdit de photographier et je ne peux que vous scanner les deux autocollants que nous en avons ramenés !

Une petite partie d’un zeppelin a été reconstituée à l’intérieur, c’est impressionnant. Nous ne sommes sortis de là qu’à 13h passées et encore, nous aurions pu y rester plus longtemps…

Nous décidons de sortir de la ville et d’aller pique-niquer plus au sud, dans une zone naturelle fléchée "Ried". Nous ne comprendrons que par la suite que cela signifie roselière et qu’il ne faut donc pas espérer s’y promener ! ^^’

Nous allons ensuite à Hagnau, charmant petit village qui nous a enchantés ! Déjà rien que les bornes incendie et les poubelles (cfr. plus loin) valent la peine d’être vues :lol:


Superman


La baigneuse décapitée

Il y en avait encore bien d’autres, je vous ai mis mes préférées ;-) La ville est aussi parsemée de sculptures – et de magasins, mais ça reste relativement artisanal donc supportable.

Une petite église en passant, avec un plafond à caissons qui me rappelle un peu le vinyle des années ’70 qui tapissait la cuisine de mes parents :mrgreen:

Il y a également des vignes et un magnifique pressoir à raisins datant de 1747.

C’est le dernier des 26 pressoirs qui existaient à Hagnau. Il a été utilisé pour la dernière fois en 1956.

Si j’ai bien compris le panneau explicatif, on pouvait y écraser 9 tonnes de grappes de raisin à la fois et le poids propre des poutres (troncs !) est de 10 tonnes.

Il y a un bel espace vert le long du lac de Constance, avec pas mal de touristes mais ça reste respirable.

Vue sur le village et la tour de l’église.

Quelques canards et poules d’eau squattent les ruines de l’ancienne jetée.

Une petite session photo sur le tuning de poubelles à Hagnau, ça peut vous paraître étrange mais je vous assure que ça en vaut la peine !

On s’est payé une bonne tranche de rigolade quand on est tombé sur ce troupeau de poubelles "maquillées" :D


La "caméléon"


La "bling-bling"


La "campagnarde"


La "colombage"

On ne le voit pas bien mais les zones bleues sont couvertes de paillettes et d’étoiles dorées :lol:

Outre la voiture de police en 3D, de l’autre côté on a droit au nain en décapotable.

J’apprécie beaucoup ce genre d’initiatives qui rendent la ville plus humaine :)

Nous quittons à présent Hagnau pour aller à Unteruhldingen. Le parking y est compliqué (et payant bien sûr, je préciserai plutôt si par extraordinaire c’était l’inverse !), nous avons de la marche à faire avant de revenir au lac.

Ils y ont reconstitué des habitats sur pilotis et cela m’intéresserait de les visiter, mais le prix est rédhibitoire et il y a obligation de prendre une visite guidée de 3/4h (uniquement en allemand) en groupe, même si nous n’y comprenons goutte… Tant pis, nous les verrons seulement depuis la plage.

Nous hésitons à louer un pédalo (il y en a un super en forme de voiture de police, AàG est tout fou !) en guise de pied-de-nez mais finalement, nous abandonnerons l’idée.

Vous noterez les courageux qui se baignent malgré le manque de soleil et l’heure tardive :)

Le soir tombe et nous filons à Meersburg, jolie petite ville en pente, très touristique et réputée pour son château-fort qui domine la ville basse et aurait été construit par le roi Dagobert !

Nous hésitons à prolonger d’un jour notre séjour au Bodensee car le château donne fortement envie de le visiter, or c’est déjà notre dernière nuit ici… mais il y a aussi tant d’autres choses à voir après, en Bavière ! C’est difficile de faire un choix mais finalement nous partirons comme prévu.

Cette jolie maison à colombages est en fait un moulin à eau.

La roue à aubes est toujours en fonctionnement :)

Une des portes de la vieille ville :

Et dire que nous sommes garés tout en haut de la ville haute… j’ai déjà mal aux pieds rien que d’y penser :mrgreen:

Nous cherchons un endroit où manger, il y a énormément de boutiques et de petits restaurants.

Finalement nous atterrirons à l’ancienne poste, dans la ville basse, où le repas fut moyen.

Nous remontons par un petit sentier piéton à flanc de colline, longeant un domaine viticole.

Les lampadaires s’allument, la musique d’un violoniste passant de resto en resto nous parvient…

Nous profitons d’avoir encore un peu de lumière pour nous promener dans une autre partie de la vieille ville. Les rues se font désertes.

Les villes du coin auront toutes ce côté coquet et soigné (qui nous fait souvent défaut !)

Il n’y a pas à dire, les colombages ça donne tout de suite du charme à un quartier :)

Les peintures murales aussi, enfin il faut aimer les lettres en gothique ^^

Partout il y avait de ces plantes grimpantes (bignones ?) partant à l’assaut des façades, je n’ai pas compris comment elles survivaient avec si peu d’espace entre les pavés !

La porte de la ville haute, vue de l’intérieur et de l’extérieur, presque à l’heure bleue :

Bon je sais pas vous, mais moi je suis fatiguée… il est temps de rejoindre un lit douillet !

Trajet en voiture depuis la Belgique, visite de l’île de Reichenau, de Constance et sa cathédrale, petit tour à Radolfzell

Je résume les deux premiers jours en une seule note, le premier étant consacré à la route.

A peine partis de chez nous, nous tombons dans un monstrueux embouteillage sur l’E411… ça commence bien ! On a l’impression qu’on ne parviendra jamais à destination. Mais une fois la frontière passée, le trajet se déroule beaucoup mieux et nous arriverons sans problème dans un petit village faisant partie de Meersburg, un peu en retrait du Bodensee (lac de Constance). La veille (mieux vaut tard que jamais !), nous avions pu y retenir une chambre par l’intermédiaire de ma mère qui parle allemand.

S’il y a une citation à retenir du trajet, ce sera AàG plaisantant devant le nombre de panneaux mentionnant ce nom : "Toutes les routes mènent à Ausfahrt" :lol: (ausfahrt signifiant "sortie" en allemand)

La logeuse ne parle pas un mot d’anglais mais avec mes quelques mots d’allemand, mes souvenirs de néerlandais et le langage universel des mains, nous parvenons à nous comprendre :) Nous mangerons tout près, à Ahausen, dans un petit restaurant tenu par un ex-Strasbourgeois établi depuis près de 40 ans en Allemagne. AàG n’avait pas tout compris, aussi à la fin du repas quand le patron vient nous saluer, il s’exclame admiratif "Vous parlez vraiment très bien français !" :mrgreen:

Comme il n’y a pas de petit déjeuner inclus, nous nous permettons le luxe de ne pas mettre de réveil. Étant donné la présence de volets et l’extrême calme de cette habitation, ni lumière ni bruit ne nous réveilleront et nous dormirons comme des loirs durant tout notre séjour dans cette chambre. Ça tombe bien car nous avions pas mal de sommeil à récupérer…

Le temps est couvert ce matin, nous n’aurons pas un beau ciel bleu pour illuminer le lac. Les couleurs des photos seront ternes mais au moins il ne pleut pas !

Une cafetière nous permet de parer au plus pressé (donner de la caféine à AàG ! vital !) et ensuite nous allons choisir quelques douceurs dans une boulangerie où la vendeuse a l’air particulièrement dépressive. En route vers Reichenau Insel, également appelée l’île aux légumes. En effet, le microclimat permet une importante culture maraîchère et fruitière sur cette île de 4.3km².

La route est continue, on ne se rend pas vraiment compte que c’est une île car Napoléon III fit construire une digue jusqu’à la terre ferme. Des allées de peupliers bordent la route et la piste cyclable.

Nous nous garons à Mittelzell, le plus gros des trois bourgs de l’île. Nous faisons le tour extérieur de l’abbaye Sainte Marie (Münster St. Maria und Markus) et son jardin de simples, la visite de l’intérieur sera pour plus tard (nous sommes dimanche matin).

Nous prendrons un chemin de promenade jusqu’à la pointe nord-ouest de l’île. Le plus souvent nous longeons le lac. Il y a des arbres magnifiques, et certains semblent nous suivre du regard…

De temps à autre un coureur portant dossard nous dépasse. Des hauts-parleurs au loin crachent leurs encouragements et les noms des arrivants au relai. J’ignore combien de tours de circuit ils doivent faire, des gens leur tendent des gobelets d’eau et des éponges dégoulinantes qu’ils prennent sans ralentir et jettent quelques mètres plus loin.

J’ignorais qu’il y avait des espèces de crocus à floraison automnale, aussi cela m’a surprise de tomber sur cette prairie fleurie !

Dans une véritable mer de choux, nous apercevons l’église Saints Pierre et Paul à Niederzell :)

Ces anciennes peintures murales datent du début du XIIe siècle. Une chapelle transformée en musée est également visitable. Nous nous enfuyons lorsqu’un car de touristes arrive.

Reichenau possède un très riche et long (plus d’un millénaire !) passé monastique. On peut encore admirer trois églises bâties entre les IXe et XIe siècles. L’île est classée au patrimoine mondial de l’humanité.

Le sentier continue au milieu des pommiers, poiriers, noyers, cognassiers, pruniers, etc. mais aussi des plants de tomates, des choux, des salades, des vignes, etc.

Le maraîchage est omniprésent et nous penserons souvent à Delf & Fred durant cette journée ! Les serres (où nous verrons notamment des aubergines) alternent avec les champs, c’est un peu mélancolique sous le ciel gris mais non dépourvu de charme…

Voilà des photos bien de saison ! Certaines variétés de courges sont rigolotes avec leur petit chapeau, leurs "pustules" ou leurs formes exta-terrestres :)

Pour terminer cette série de légumes, les splendides artichauts fleuris…

Souvent au bord de la route on trouve une petite table avec des raviers remplis de prunes à vendre, ou autre récolte… Parfois quelqu’un attend à côté, souvent une simple tirelire est là pour recueillir les sous des honnêtes passants acquéreurs ! Je n’oserais jamais imaginer ça chez nous, hélas :(

Nous pique-niquons sur un banc entourant le tronc d’un arbre majestueux. C’est la fin du wynendaele que nous avions emporté, ouf, il commençait à empuantir le coffre ! :mrgreen: Un petit détour aux toilettes (d’un état irréprochable et dans lesquelles se trouve la liste des autres toilettes publiques de l’île si on a envie de toutes les visiter !) et ensuite nous retournons vers l’abbatiale Sainte Marie.

La nef est large et très sobre avec ses piliers carrés et ses voûtes romanes. Son plafond est un berceau en bois.

Plusieurs détails tranchent avec cette apparente simplicité, comme la grille en fer forgé très ouvragée, ou encore le plafond.

Le chœur est très plaisant avec son style gothique flamboyant. Paradoxalement c’est la partie la plus ancienne de l’église : il fut consacré en 816 (la nef date quant à elle du XIIe siècle).

J’ai bien aimé balancer le bénitier, en bronze (?) tout comme les fonts baptismaux.

Une copine qui nous attendait dehors ;-)

Nous n’avons fait que passer à Oberzell, nous n’avons donc pas visité la 3e église, St-Georges.

Nous partons à présent pour la ville de Constance (Konstanz) et trouvons sans peine à nous garer dans un parking périphérique (gratuit le dimanche). Il y avait là plusieurs vélos personnalisés de bien sympathique manière, je vous présente le vélo girafe :D

Constance a été fondée par les Romains. Elle a subi peu de dégâts durant la dernière guerre du fait de la Suisse voisine.

Nous déambulons dans la vieille ville piétonne. Les façades peintes sont légion.

Il y a de très originales fontaines dans Constance. Voici la Karl Steuer Brunnen, fontaine en bronze dédiée à Karl Steuer. Elle fut créée par Grabert sur le thème du carnaval (inauguration en 1998).

La cathédrale Notre-Dame de Constance (Konstanzer Münster) n’était pas aisée à photographier, pour l’extérieur je vous renvoie à cette photo (wikipedia).

Ses pierres en grès ont fort souffert de la pollution. Durant ces 20 dernières années les rénovations se sont succédées.

Voici la nef avec ses massives mais néanmoins élégantes colonnes. Taillées d’un seul bloc, leur grès provient de Rorschach (le lieu, pas le psychiatre :) ). L’orgue vient de Bonn et date des années ’50.

Durant toute la belle saison, les plateformes des tours sont accessibles aux visiteurs. On voit même un peu les cloches au passage :)

Cela donne un beau panorama sur la ville :

On peut même encore monter d’un cran via l’escalier ci-dessous, et ainsi accéder aux "balcons" de la tour.

Nous avons vu un zeppelin se promener dans les cieux, ça avance vite !

Nous croyions que ce pont sur le Rhin constituait la frontière avec la Suisse, mais si on en croit les cartes il y a encore un tout petit bout de territoire allemand de l’autre côté.

Sur cette dernière photo, on aperçoit le sommet de la Tour du Rhin (Rheinturm), dont vous trouverez une belle photo ici (prise de la rive opposée).

A présent rejoignons le plancher des vaches !

Nous avons marché jusqu’au Rhin et ensuite longé l’eau jusqu’au port de Constance. Le ciel s’était dégagé et les terrasses étaient bondées. Nous n’avons pas pris de photo de l’imposante statue tournante Impéria, qui à notre avis défigure le port plutôt que l’embellir.

Dans le parc et dans la ville, plein de barrières et d’animations : un triathlon a lieu… décidément, c’est la journée ! AàG, voyant passer plein d’enfants avec des ballons remplis d’hélium (cette hérésie), ne put résister à la tentation et chercha partout où était le stand qui en distribuait !

Pour en terminer avec Constance, voici quelques images qui donnent une vision (partielle) de la fontaine de l’empereur (Kaiserbrunnenvue générale). Avec son côté ludique et irrévérencieux, je l’ai adorée :D


Lapinou à tresses avec queue de poisson

Les artistes Barbara & Gernot Rumpf y ont caché plein de références au passé de Constance, par exemple le paon à trois têtes représente l’église avec ses trois papes (cfr. le concile de Constance qui mit fin au grand schisme d’occident au XVe siècle).

La fontaine proprement dite date de 1897 et fut conçue par Hans Bauer. Elle "a perdu ses statues d’origine dans les années ’40" comme il est pudiquement fait état sur les sites d’information touristique. On peut imaginer que la guerre n’est pas étrangère à cette perte.

A ceux qui se rendent à Constance, je signale l’existence d’un fichier pdf proposant deux tours de la ville avec les explications s’y rapportant (en français).

Nous nous rendons ensuite à Radolfzell, petite ville située sur la partie du lac de Constance nommée Untersee et même plus précisément Zellersee. Le ciel est à présent radieux !

Avant de visiter l’église, AàG lâche son ballon… qui s’est accroché et a bien failli rester prisonnier avant de finalement s’envoler pour de bon.

Comme l’a doctement fait remarquer une fillette de 8 ans qui le connaît bien : "AàG c’est comme un enfant mais en plus gros" (sic) :lol:

Pour rejoindre le lac nous devons traverser la gare, zone pas très intéressante. La lumière est devenue magnifique et beaucoup de monde profite de ce soleil qui fut le grand absent de la journée. Nous avons faim mais nous avons envie de rester ici, AàG va donc chercher des pizzas pendant que j’attends qu’un banc se libère !

On a eu la "vaisselle" nettoyée gratos :lol:

A un endroit de la rive, des galets ont été assemblés en sculptures verticales. Cela forme des cairns très aériens, c’est joli.

Le soleil se couche sur le lac, et c’est simplement beau.

Nous faisons une longue promenade digestive jusqu’au cap sud-est mais nous ne parviendrons pas au bout de la pointe, la lumière diminue trop, il faut songer à faire demi-tour avant que la nuit ne tombe complètement.

Ça traîne un peu sur le retour, le mal de pieds se fait sentir car nous avons pas mal crapahuté sur le bitume aujourd’hui et je n’avais pas mis mes chaussures de rando.

Nous arrivons juste à temps pour saisir la tour de l’église à l’heure bleue…

Sur la route du retour, je me ferai arrêter par la Polizei pour un contrôle des papiers. Tout juste 24h qu’on est là, ça ne traîne pas :shock:

A quelques kilomètres de notre destination, notre petite route de campagne est soudain barrée. Heureusement je ne roulais pas trop vite car dans la nuit, ça surprend ! Nous avions déjà remarqué non sans perplexité ces grandes barrières. Quel but servent-elles ? Aucune idée. Nous avons fait beaucoup d’hypothèses là-dessus : route inondable ? migration de batraciens ? réquisition pendant les récoltes ? neige ? circulation locale uniquement entre certains heures ? Mystère et boule de gomme !

Un horaire est indiqué sur un panneau, mais malgré qu’on était dans la ‘mauvaise’ plage horaire elles étaient grandes ouvertes la veille lorsque nous étions passés. Pourquoi est-ce différent aujourd’hui ? Avant de faire demi-tour et de s’en remettre à Josette (notre GPS), je teste une possibilité qui m’est venue à l’esprit : j’avance le nez de la voiture tout contre la barrière… et magie, elle s’ouvre :D Bon je n’y comprends toujours rien mais au moins nous dormirons dans notre lit ce soir !

Ne me regardez pas avec ces grands yeux comme ce collègue italien incrédule qui me répétait "Quoi, tu vas aller en vacances en Allemagne ??" Ben oui :) J’espère parvenir à faire tomber quelques préjugés (même si j’en renforcerai sans doute d’autres !)

Comme les expériences des autres sont toujours utiles quand on prépare un voyage, je publie ici les chiffres concernant le budget, le coût de la vie locale, et quelques autres informations facilitant la vie des touristes. Vous pourrez trouver les détails dans les comptes-rendus journaliers au fur et à mesure que je les publierai (voir l’onglet ‘index des voyages’).

Nous avons visité la bande extrême sud de l’Allemagne, aussi bien côté Ouest avec le Bade-Wurtemberg (lac de Constance) que côté Est avec la Bavière. Juste une précision : si vous vous intéressez aux châteaux, passez votre chemin, nous n’en avons pas visités… Lire la suite »

Cette photo était ratée (floue) mais je l’aimais bien quand même… alors je l’ai un peu bidouillée, une fois n’est pas coutume !

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