You are currently browsing the category archive for the 'Tout et rien' category.
Au printemps dernier, de retour d’une semaine en Alsace-Vosges riche en morsures de tiques, je me suis décidée à aller faire une prise de sang pour contrôler la présence d’éventuels anti-corps contre la Borrelia responsable de la maladie de Lyme. Je savais les tiques de la région porteuses de la borréliose (via les notes périssables
), mais les précautions prises (vêtements longs, spray répulsif, etc.) n’ont pas suffi à éviter ces sales bestioles. A certains endroits il en pleuvait littéralement.
Chaque soir c’était dépistage intégral, car la probabilité de transmission augmente avec le temps que la tique reste plantée dans votre chair à vous sucer le sang. Un rien stressant.
Le médecin disait que, analysé trop tôt ou trop tard, on ne détecte plus dans le sang ces fameux anticorps. Les analyses de sang étaient négatives pour la Borrelia mais par contre il y avait une sorte de syndrome inflammatoire global, intriguant car a priori injustifié. On a convenu de refaire un contrôle en octobre et je viens d’avoir les résultats.
La situation n’est pas encore revenue à la normale mais elle s’améliore. Le médecin m’a dit clairement aujourd’hui que, pour lui, c’était une réaction de mon organisme par rapport aux morsures de tiques. Selon lui, si la prochaine prise de sang est normale, le dossier est clôturé. Pas de traitement préventif nécessaire. Je m’inquiète un peu… surtout que les symptômes à surveiller sont typiquement ceux de la grippe. Ah ah ! La bonne blague !
Autant dire que la suite du programme ne me tente vraiment pas, j’aime autant éviter :
Si les symptômes apparaissent mais ne sont pas identifiés, l’infection va suivre son cours et se disséminer lentement dans le corps pour atteindre les articulations (arthrite), le tissu cardiaque (problèmes cardiaques), le tissu nerveux ( paralysie de la face, d’une jambe, problèmes neurologiques, etc…), la moelle épinière et le cerveau.
Prochain contrôle en janvier…
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
Permettez-moi de vous présenter la première espèce de poules quadrillées !
J’ai trouvé ces deux jeunes poulettes hier, en pleine ville, sur le trottoir près d’une grand’route… résultat, AàG fut appelé à la rescousse et hop, dans le panier à chat !
Improvisation minute d’un enclos dans le jardin, on a fait avec ce qu’on avait…
Les chats étaient intéressés mais modérément, car on a déjà les trois grosses poules rousses d’un voisin qui viennent régulièrement faire le hold-up de notre compost.
Ces deux jeunettes étaient affamées et assoiffées, en plus d’être apeurées… je ne sais pas depuis combien de temps elles erraient ainsi. On suspecte depuis vendredi car il y a eu des déchargements d’animaux d’élevage pour une sorte de petite foire villageoise.
Quoi qu’il en soit, elles ont à présent rejoint quatre autres copines dans une famille d’accueil qui ne les mangera pas !
Edit> Je précise que la famille d’adoption en question, ce n’est pas nous
Je tartine avec application une célèbre pâte à tartiner aux noisettes sur une tranche de pain (oui Bobi, c’est terrible, j’ai replongé !)
AàG – Tu devrais travailler dans les routes, tu ferais ça très bien.
- C’est combien déjà l’épaisseur de couche pour une route ? 12 cm ?
AàG – Pour les autoroutes ça va jusque 25 cm.
- Oh tu imagines, les toupies de nut’ qu’il faudrait faire venir…
Je ne sais pas pour vous, mais moi ça me laisse rêveuse
Je me sens comme en deuil.
Elle est partie hier soir.
Retournée au pays.
Je ne la reverrai peut-être jamais.
Et même si… Ce ne serait plus pareil.
Une page s’est tournée.
Je ne sais pas ce qu’il se passe en ce moment mais il y a plein de petits événements inhabituels.
Je ne parle pas du météore qui a survolé nos régions et que je n’ai pas eu la chance d’observer. Non, c’est plutôt du style une montgolfière qui rase le toit du manoir d’en face et se pose en catastrophe dans le parc après avoir tutoyé les grands arbres (le vent était très changeant).
Ou Bimini qui nous ramène trois libellules (l’une d’elle y est malheureusement restée) ainsi qu’une chenille de Sphinx de vigne (indemne, mais par contre on n’a pas de vignes dans le coin). Celle-ci est encore sous le choc.
Il y a plein de chauve-souris dans le jardin alors que les années précédentes on en observait rarement – on a placé un nichoir mais très récemment, donc je doute que ce soit lié, en plus les nichoirs à chiroptère ont statistiquement peu de chances d’être occupés. Sans aucun rapport avec cela, j’ai eu l’occasion de nourrir ma première chauve-souris la semaine dernière, elle était adorable.
Ensuite hier, une douzaine de cigognes ont décidé de passer la nuit sur les toits du “manoir” (heureusement que la montgolfière ne les avait pas arrachés). Ce matin elles ont repris leur migration vers le sud.
Une petite brève de comptoir bureau :
En ces jours de chaleur humide étouffante, j’use et abuse de l’éventail que m’a gentiment ramené une collègue espagnole.
- Comment ça se dit, en espagnol ?
- Abanico.
- Ah ! Ca aurait beaucoup de succès, en France !
J’imagine d’ici un essaim de manifestants avec pour tout signe de ralliement et de protestation le bruit rythmé de l’éventail qui ventile…
Contexte : une amie venant souper à la maison m’offre un petit bouquet des fleurs de son jardin.
L’amie, innocente - Ah tu fais pareil que moi, tu utilises un verre à bière ! ![]()
Moi – Non, c’est un vase.
L’amie, incrédule - Hein ? Mais c’est pas un verre à Ca*ls**rg ça ?!
Moi – Non, c’est un vase.
L’amie - Oups…
Stéphanie me refile le bébé ! Voici donc ma “pochette de CD” créée en prenant
- comme titre de groupe : un article au hasard sur wikipédia
- comme titre d’album : les derniers mots de la dernière citation d’une page au hasard sur wikiquote
- comme illustration : la première photo apparaissant dans l’explorer de flickr
Ca me met un peu mal à l’aise de bidouiller la photo d’un autre, alors je mets la pochette en lien et non en image.
Voici le résultat du mélange des ingrédients.
Autre essai : titre de groupe, titre d’album, illustration.
C’est amusant à faire, prenne le relai qui veut !
Mon cheminement sur la Voie Sacrée du… pain comestible
1ère étape : pain sans pétrissage
Au tout début 2007, lassée du pain (de la veille) que nous faisait payer à prix d’or la boulangère pour une qualité gustative laissant à désirer, je me lance dans mon premier pain. Qui plus est, cela me permettra de savoir quels ingrédients sont utilisés…
J’ai utilisé une recette sans pétrissage car mes tendinites aux deux poignets ne me permettent pas de faire autrement :
1/2 cube de levure fraîche
1/2kg de diverses farines
1 cuillère à café de sel
1 cuillère à soupe de miel
330-350ml d’eau tiède (au plus le pain est “blanc”, au moins il faut d’eau)
optionnel : quelques gouttes de citron, pour masquer le goût de la levure
Mélanger le tout grossièrement, dès que c’est homogène transvaser dans un moule à cake (ou autre).
Saupoudrer le dessus de farine, couvrir et laisser reposer pendant 1h30. Le problème est qu’il ne faut pas qu’il fasse trop froid ni trop chaud… Pour ma part je préchauffais le four à très basse température pendant quelques minutes, et je renouvelais l’opération toutes les 1/2h.
Mettre une coupelle d’eau en bas du four et cuire 30 minutes à 250°C sans préchauffer.
Le résultat n’est pas un pain exceptionnel, mais au moins il est frais !
2ème étape : machine à pain
Fin 2007, on m’a offert une “MAP” et donc la recette a un peu évolué.
2 càc de levure sèche
1/2kg de farines
optionnel : 2 càs de son et/ou de graines de pavot, etc.
1 càc de sel
1 càs de miel
1 càs d’huile d’olive ou de beurre
330-350ml de liquides tièdes : eau et/ou lait, avec parfois un oeuf
On verse le tout dans la machine à pain, dans cet ordre, on sélectionne le bon programme (2h pour la version rapide, 4h pour la version normale) et quelques heures plus tard, on a un pain à la mie (trop) aérée. Meilleur que celui de la boulangère, mais pas transcendant non plus. La croûte perd très vite son croustillant.
Le grand avantage, c’est que la MAP thermostatise automatiquement les opérations à la température idéale. Le grand désavantage, c’est la place que ça prend dans une cuisine. Et malgré que j’aie une des meilleures machines actuellement sur le marché, il faut avouer que le résultat est encore perfectible.
Une MAP ça permet aussi de faire des essais : du pain aux raisins où les raisins subissent la loi de la gravité, des pains mous style sandwiches qui ne ressemblaient pas à ce qu’ils auraient dû être, ou le “pain français” qui est délicieux mais a une croûte tellement craquante qu’il est impossible de le sortir du moule sans griffer sauvagement ce dernier, même avec des ustensiles doux…
3ème étape : faire son levain
C’est Valérie qui m’en a donné l’envie, bien sûr ! Et puis elle m’a appris que la levure n’était pas fort compatible avec les farines complètes à cause de l’acide phytique, dont j’ignorais jusqu’à l’existence…
J’ai donc ébouillanté un pot en verre (style confiture) dans lequel j’ai versé :
50g de farine complète
50g d’eau de source (ou d’eau du robinet qu’on a laissée reposer pour enlever le chlore)
1 cuiller à café de miel
Le miel n’est pas obligatoire, mais il facilite le départ du levain car ce sont des sucres plus facilement assimilables que l’amidon du blé. Après, il suffit de couvrir le pot (pas de manière étanche, mais il n’aime pas non plus les courants d’air), par exemple en posant le couvercle dessus sans le visser, et de le laisser dans un endroit tiède et humide.
Je l’ai juste remué de temps en temps et, au bout de 2 jours et demi, j’ai rajouté une cuillère à soupe d’eau et une autre de farine complète pour le “nourrir”. A 3 jours et demi, il “moutonnait” tellement que je n’avais plus de doute sur sa bonne santé et j’ai entamé l’étape suivante…
4ème étape : faire son pain au levain
Je suis partie de la recette de Valérie (voir sa rubrique “pains”) et, au fur et à mesure des essais, j’ai adapté la méthode pour obtenir un résultat à mon goût.
J’effectue toujours le pétrissage dans la MAP donc ça impose certaines contraintes au niveau de la quantité absolue de farine(s) et de la quantité relative d’eau, histoire de ne pas trop la faire souffrir. Ce n’est donc jamais un beau pâton, mais plutôt une pâte visqueuse qui finit tôt ou tard par prendre la forme du récipient dans lequel on la met !
Les ingrédients pour un pain d’environ 1kg sont typiquement :
- 700g de diverses farines (ma MAP est limitée à 600g en théorie)
- environ 2 càc de sel, disons de l’ordre de 10g (*)
- le levain préalablement dissous dans 200ml d’eau tiède non chlorée
- 250ml d’eau tiède supplémentaire
- un poil de bicarbonate de soude (peux pas m’en empêcher)
(*) Pour la santé, il est préférable que la teneur en sel ne dépasse pas 2 %poids dans le pain (norme imposée au Belgikistan).
Je commence un vendredi soir ou un samedi soir, le pain est prêt le lendemain en fin d’après-midi. Première étape : la MAP pétrit le tout et, dans sa lancée, fait une levée thermostatisée d’environ 1h. Je transvase dans un grand saladier, je couvre et je laisse lever toute la nuit (environ 15h).
Ensuite je renverse dans un autre saladier et je prélève au passage une grosse cuillère à soupe que je place dans un pot à confiture. Généralement j’y rajoute un peu d’eau de source et de farine. Ce sera le levain pour le prochain pain. Etant donné que je ne fais le pain que le week-end, je place le levain au frigo pendant la semaine.
La deuxième levée durera environ 5h. Je préchauffe le four sur 225°C ou 250°C, avec déjà à l’intérieur une grille et une coupelle remplie d’eau. En dernière minute, je verse la pâte dans un moule rond huilé (*). J’enfourne pour 45 minutes à 225°C, et je diminue à 200°C sur la toute fin si je vois que la croûte risque de trop cuire (l’effet est purement psychologique). A mi-cuisson, j’ouvre la porte du four et je balance allègrement plein de flotte sur la surface du pain (et accessoirement sur toutes les parois du four) pour avoir une belle croûte. Ca pschittouille bien mais pour l’instant le four est toujours entier et fonctionnel ^^
(*) Ainsi le démoulage ne présente aucune difficulté, cela se passe aussi bien qu’avec un moule en silicone.
Après cuisson, je démoule immédiatement sur une grille et je disperse encore quelques gouttes d’eau sur la croûte. Je laisse entièrement refroidir avant de couper le pain. C’est difficile de résister mais il le faut !
Les temps de levée seront sans doute plus courts cet été, avec le temps chaud et humide… oui, le Belgikistan c’est tropical












Commentaires récents