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Copié-collé venant de la pétition française :

Depuis plus de 50 ans, les pratiques agricoles industrielles qui polluent le sol, l’eau et l’air ont été subventionnées et encouragées, alors que l’agriculture de qualité a largement régressé. Avec près de 50 milliards d’Euros annuels, la Politique Agricole Commune représente 40% du budget européen. Ainsi, ce sont vos impôts qui sont gaspillés.

Les dommages pour nos campagnes et notre agriculture sont frappants : en Europe 3,7 millions d’emplois agricoles ont été perdus au cours de la dernière décennie, et 300 millions d’oiseaux des champs ont disparu depuis 1980. En France, 91% des cours d’eau sont contaminés par les pesticides. C’est inacceptable ! Le temps est venu de transférer les aides publiques vers des pratiques agricoles qui respectent l’environnement, et permettent de produire une alimentation saine aujourd’hui et pour les générations futures. Il est plus que temps d’avoir une politique agricole qui bénéficie à la société dans son ensemble.

Si vous ne voulez pas que vos impôts subventionnent des pratiques qui dégradent l’environnement et les paysages et contribuent à la diminution du nombre d’emplois en agriculture, demandez à vos députés européens de voter mi-mars pour une politique agricole plus verte et plus juste. Pour la première fois depuis 50 ans les députés européens sont en mesure d’orienter la Politique Agricole Commune vers plus de durabilité et moins de gaspillage d’argent public. Il s’agit d’une occasion à ne pas manquer !

Pour les Belges : lien vers la pétition

Pour les Français : lien vers la pétition

Avant, je mangeais un morceau de viande environ 5 ou 6 fois par semaine. Je n’ai jamais voulu manger de lapin, d’agneau ou de cheval (identifiés davantage dans mon esprit comme animaux de compagnie), mais ce qu’on m’avait appris à manger depuis toute petite sans me poser de question, eh bien je continuais. Ça faisait tout simplement partie intégrante de l’équilibre alimentaire tel que je l’avais appris ! A cette époque, les "végétariens" étaient en fait souvent des "piscivores" et comme je n’aime pas les poissons et crustacés, j’étais restée à distance du végétarisme.

Puis petit à petit j’ai commencé à penser par moi-même au contenu de mon assiette, j’ai cessé de manger tous les "jeunes" animaux (veau par exemple), j’ai découvert les conditions d’élevage qui m’ont bouleversée et horrifiée, sans parler de l’abattage. Dans le même temps j’avais pris mon envol de la maison familiale et, grâce à cette nouvelle "indépendance alimentaire", j’ai commencé à me pencher sur le quorn, le tofu et plein d’autres substituts de produits animaux qui avaient l’air parfois tellement étranges (encore aujourd’hui, je ne trouve pas que du seitan ou du tempeh aient l’air appétissant avant d’être cuisinés :lol: ).

J’ai appris beaucoup de choses avec des blogs tels que Vegansfields ou Zara-Écolo qui m’ont encouragée dans ma démarche en me montrant que c’était possible, réalisable ! J’y ai découvert à la fois une autre façon de penser et des alternatives qui facilitent la vie quotidienne. Je n’avais jamais pris de lait de soja avant, mis à part au resto chinois ! Les laits de riz, d’amande, etc. semblaient juste des pis-aller pour allergiques… mais j’ai appris également qu’il y avait moyen de s’en sortir sans faire appel à des produits "exotiques" (blog de Dr. CaSo par exemple, mais il y en a beaucoup d’autres, trop pour que je liste tout le monde ! :) )

Au fur et à mesure de cette prise de conscience (qui est intimement liée à l’écologie également !), j’ai progressivement diminué ma consommation de viande et de lait. Ce n’est pas une question de goût, je n’ai pas arrêté parce que je "n’aimais pas". A présent je n’en cuisine qu’exceptionnellement, j’utilise encore parfois un peu de jambon ou lard pour certains plats par exemple. En gros on dira que je suis végétarienne aux 4/5èmes, et cela va sans doute encore évoluer… mais je ne souhaite pas que cela pèse sur les autres. Autrement dit, si on m’invite et qu’il y a de la viande au menu, il est probable que je la mangerai. Et si AàG veut manger du saucisson, je ne vais pas l’en empêcher !

Je pensais que le fait de ne pas être totalement végétarienne me mettait relativement à l’abri des problèmes nutritionnels, je me trompais. Suite à différents symptômes (fatigue, difficultés de concentration, picotements dans les membres, insomnie…), j’ai été faire un check-up sanguin et on m’a trouvé une carence en vitamine B12. Ça ne veut pas dire que tous mes symptômes viennent uniquement de là, mais théoriquement ça pourrait. Il faut savoir qu’on a un stock de B12 dans l’organisme et que ce n’est généralement qu’après quelques années d’apports insuffisants qu’une carence se fait sentir. Cette carence peut avoir de graves conséquences si on ne la détecte pas à temps.

Je pensais que la spiruline (micro-algue) m’en fournissait suffisamment, mais il y a des polémiques sur "l’assimilabilité" de la B12 végétale et il est aussi tout à fait possible que ce soit un problème personnel d’assimilation (facteur intrinsèque).

Le médecin m’a donc demandé de prendre un complément artificiel composé de B6-B9-B12. Résultat six mois plus tard, au check-up suivant, ma B12 est (ou semble !) retournée dans le rang… mais ma B9 (acide folique) a explosé !! (il n’a pas mesuré la B6) Il me dit que ce n’est pas grave mais que je dois jongler avec les doses pour ne pas aller plus haut en B9 tout en ne redescendant pas en B12. Je lui demande s’il n’existe pas un complément de B12 pure, il me répond : "oui mais uniquement par voie parentérale (injections), ce que je déconseille car à force on peut avoir des réactions". Je dois déjà me piquer toutes les 5-6 semaines pour mon allergie au venin d’abeille, on ne va peut-être pas en rajouter… :roll:

Il me dit que le mieux à faire, si j’y arrive, est de manger… du foie ! Je fais la grimace "euh ça, vraiment, je ne pourrais pas !" et soudain il me fait un grand sourire "en fait moi non plus" :lol:

La curiosité étant mon grand défaut, je prends le temps de regarder sur internet… d’autant plus que sur la notice du fameux complément B6-B9-B12 il est indiqué de ne pas prendre cela en cas de carence en B12 car l’excès de vitamine B9 peut masquer une carence en vitamine B12, nuire au diagnostic et participer à précipiter les symptômes finaux de la carence avancée ! (à noter que le médecin ne m’en a rien dit)

Sur les forums végétariens, je trouve immédiatement plein de références pour des ampoules, gélules ou comprimés de B12 pure. Notamment les fameuses ampoules injectables, qui sont en fait aussi adaptées à la prise orale ! J’imagine qu’on l’assimile moins bien sans ses deux copines car je vois que les dosages de ces suppléments sont beaucoup plus élevés, mais bon, j’essayerai… et nous verrons bien dans six mois !

Appel aux cyclistes !

Ce dimanche 28 octobre 2012 de 13h à 16h aura lieu le "Tour de l’austérité".

Si la course au profit vous intéresse, le départ se fera aux arcades du Parc du Cinquantenaire (Bruxelles).

Plus de détails sur le site du collectif "Dites 33 !".

Extrait :

Comme disait Pierre de Coubertin, l’important c’est de participer : tout le monde est convié au Tour de l’Austérité. De 7 à 77 ans, tous pourront rejoindre la dernière équipe du Tour : les « 99 % ».

Mais, disons-le d’emblée, les règles du jeu sont faussées, nulle victoire a priori n’est possible dans un tel cadre. Les prix et le profit pour les uns, l’austérité pour les autres ?

Il y a ceux qui préféreront regarder la vidéo (qui permet de comprendre le titre ;-) ), ceux qui préféreront lire l’article (ci-dessous), ceux qui préféreront voir les deux, ou aucun des deux… mais dans tous les cas, s’il vous plaît, signez la pétition !

C’est vraiment important et j’espère que pareille pétition ne tardera pas à être lancée en Belgique où nous sommes dans la même position critique, tant au niveau des mortalités d’abeilles que des politiciens véreux… :|

La faillite de l’évaluation des pesticides sur les abeilles
Extrait du MONDE | 09.07.2012 (article complet sous ce lien)

Le coupable est-il plutôt l’incompétence ou l’accumulation de conflits d’intérêts ? Impossible de trancher. Mais la question est désormais posée : comment des tests d’évaluation des risques pour l’abeille, notoirement déficients, ont-ils pu être utilisés pendant près de vingt ans pour homologuer les dernières générations d’insecticides ? (…)

Cette défaillance est d’autant plus troublante que certains de ces tests d’évaluation ont été remis à jour en 2010, c’est-à-dire tout récemment. Leur mise en cause ne vient pas d’un rapport de Greenpeace ou des Amis de la Terre, mais d’un avis de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). Jamais, sans doute, celle-ci n’aura endossé un document aussi embarrassant. Paru fin mai, ce texte technique de 275 pages est d’ailleurs passé à peu près totalement inaperçu…

DES "FAIBLESSES MAJEURES"

Pourquoi un tel rapport ? Saisie par la Commission européenne, l’EFSA a mandaté un groupe d’une quinzaine de scientifiques (en partie extérieurs à l’agence) pour expertiser les procédures standard, par lesquelles sont évalués les risques des pesticides sur les abeilles. Conclusion : ces protocoles ont été conçus pour évaluer les effets indésirables des pesticides pulvérisés et sont inadaptés aux insecticides dits "systémiques" – utilisés en enrobage de semences ou en traitement des sols -, qui imprègnent l’ensemble de la plante au cours de son développement.

De manière générale, explique le rapport, "les expositions prolongées et intermittentes ne sont pas évaluées en laboratoire", pas plus que "l’exposition par inhalation et l’exposition des larves". Les calculs d’exposition des insectes sont systématiquement biaisés : ils ne tiennent pas compte de l’eau exsudée par les plantes traitées, avec laquelle les insectes sont en contact. Ils ne considèrent pas non plus les poussières produites par les semences enrobées au cours de la période des semis…

"De même, ajoute le rapport, les effets des doses sublétales ne sont pas pleinement pris en compte par les tests standard conventionnels." Ces faibles doses ne tuent pas directement les abeilles, mais peuvent par exemple altérer leur capacité à retrouver le chemin de leur ruche (…)

Les tests standard réalisés en champ sont eux aussi critiqués. Colonies trop petites, durée d’exposition trop courte… Des effets délétères, mêmes détectés, s’avèrent souvent non significatifs en raison du trop faible nombre d’abeilles utilisées.

Ce n’est pas tout. Des "faiblesses majeures" sont pointées par les rapporteurs, comme la taille des champs traités aux insecticides testés. Les ruches enrôlées sont en effet placées devant une surface test de 2500 m² à un hectare en fonction de la plante. Or, explique le rapport, ces superficies ne représentent que 0,01 % à 0,05 % de la surface visitée par une butineuse autour de sa ruche… Dès lors, l’exposition au produit est potentiellement plusieurs milliers de fois inférieure à la réalité (…)

En outre, poursuit le rapport, les abeilles devraient être testées pour déterminer si de faibles doses du produit ont déclenché des maladies dues à des virus ou des parasites… De récents travaux, conduits par Cyril Vidau (INRA) et publiés en juin 2011 dans la revue PLoS One, ont en effet montré des synergies entre le fipronil (Régent), le thiaclopride (un néo-nicotinoïde) et la nosémose, une maladie commune de l’abeille…

Ces manquements sont, selon l’expression d’un apidologue français qui a requis l’anonymat, chercheur dans un organisme public, "un secret de polichinelle". De longue date en effet, le renforcement de ces "lignes directrices" et autres protocoles standardisés est demandé par des apiculteurs et les associations de défense de l’environnement. En vain. Et ce, malgré un nombre toujours plus grand d’études publiées dans les revues scientifiques depuis le milieu des années 2000, qui mettent en évidence leurs lacunes.

DE "GÉNÉREUX SPONSORS"

Pourquoi une telle inertie ? Comment, et par qui, sont élaborés ces protocoles de test suspectés de grave myopie ? "En 2006, nous nous sommes posés, un peu tardivement il est vrai, la question de savoir comment étaient homologuées au niveau européen les substances que nous suspectons d’être la cause principale du déclin des abeilles, raconte Janine Kievits, une apicultrice belge, membre de la Coordination apicole européenne. En lisant les annexes de la directive européenne sur les phytosanitaires, nous avons remarqué que les lignes directrices de ces tests étaient notamment édictées par l’Organisation européenne et méditerranéenne pour la protection des plantes [EPPO]." (…)

Celle-ci est une organisation intergouvernementale d’une cinquantaine d’Etats membres, basée à Paris. (…) N’ayant pas d’expertise en interne, l’EPPO délègue à une autre structure – l’International Commission on Plant-Bee Relationships (ICPBR) – le soin d’élaborer les éléments de base de ces fameux tests standardisés.

L’ICPBR, quant à elle, est une structure quasi informelle créée en 1950 et domiciliée à l’université de Guelph (Canada). "Lorsque nous avons appris que cette organisation se réunissait pour réformer les fameux tests standardisés, nous nous sommes rendus à la conférence, raconte Mme Kievits. C’était à Bucarest, en octobre 2008."

La petite délégation de trois apiculteurs assiste donc à la réunion. Première surprise, raconte Janine Kievits, "les discussions commencent par une allocution pour remercier les généreux sponsors : BASF, Bayer CropScience, Syngenta et DuPont". (…)

"C’ÉTAIT À TOMBER MORT !"

Les trois apiculteurs assistent tout de même au compte rendu des groupes de travail sur la mise à jour des tests standardisés. "Nous étions dans une ambiance très cordiale, avec des gens très avenants qui proposaient des choses radicalement inacceptables, estime Mme Kievits. (…)

Sur plusieurs points comparables, les apiculteurs demandent la possibilité d’envoyer des commentaires, dans l’espoir de faire changer les recommandations finales du groupe de travail. "Nous avons adressé nos commentaires dans les quinze jours, mais pas un n’a été retenu", explique Mme Kievits. Ces mêmes critiques ont été adressées, en copie, aux agences ad hoc des Etats membres de l’EPPO. Aucune n’a répondu, à l’exception de l’Agence suédoise des produits chimiques (KEMI). Dans un courrier dont Le Monde a obtenu copie, deux écotoxicologues de l’agence scandinave disent adhérer "pleinement" aux commentaires pourtant acerbes des apiculteurs…

Pourquoi l’ICPBR n’a-t-il pas retenu les demandes des apiculteurs ? "Les recommandations finales du groupe sont basées sur une approche de consensus, avec l’obtention d’un accord en séance plénière", explique-t-on à l’ICPBR. Cette approche consensuelle place de facto les recommandations issues de l’organisation entre les mains de l’industrie. Car l’ICPBR est ouverte à toute participation et les firmes agrochimiques y sont très représentées. En 2008, sur les neuf membres du groupe sur la protection de l’abeille, trois étaient salariés de l’industrie agrochimique, une était ancienne salariée de BASF et une autre future salariée de Dow Agrosciences.

CONFLITS D’INTÉRÊTS

Au cours de sa dernière conférence, fin 2011 à Wageningen (Pays-Bas), sept nouveaux groupes de travail ont été constitués sur la question des effets des pesticides sur les abeilles, tous dominés par des chercheurs en situation de conflits d’intérêts. La participation d’experts employés par des firmes agrochimiques ou les laboratoires privés sous contrat avec elles, y oscille entre 50 % et 75 %. (…) Les fabricants de pesticides jouent donc un rôle déterminant dans la conception des tests qui serviront à évaluer les risques de leurs propres produits sur les abeilles et les pollinisateurs.

En 2009, quelques mois après la conférence de Bucarest, les recommandations finales de l’ICPBR sont remises à l’EPPO. Mais avant d’être adoptées comme standards officiels, elles sont soumises à l’examen d’experts mandatés par chaque Etat membre de l’EPPO. Ces experts sont-ils en situation de conflit d’intérêts ? Sont-ils compétents ? Impossible de le savoir. "La liste de ces experts n’est pas secrète : elle est accessible aux gouvernements de nos Etats membres qui le souhaitent, mais elle n’est pas rendue publique", précise Ringolds Arnitis. En 2010, les nouvelles lignes directrices sont adoptées par les Etats membres de l’organisation et publiées dans EPPO Bulletin.

Le jugement des experts mandatés par les Etats membres de l’EPPO pose quelques questions. Dans le cas de la Suède, l’expert représentant ce pays, issu du ministère de l’agriculture, a approuvé les nouveaux standards alors que deux de ses pairs de l’Agence suédoise des produits chimiques venaient, par lettre, d’apporter leur soutien aux commentaires critiques de la Coordination apicole européenne. Le jugement des experts varie donc largement selon leur employeur…

Et la France ? L’approbation des nouveaux standards de 2010 s’est faite sous la supervision d’une écotoxicologue de la Direction générale de l’alimentation (ministère de l’agriculture) – qui représente la France à l’EPPO. Or, cette scientifique participait aux travaux de l’ICPBR et n’est autre que la principale auteure des recommandations soumises… Elle a donc expertisé et approuvé son propre travail. Ancienne employée de Syngenta (ex-Novartis), elle est ensuite passée par différents organismes publics (INRA, Afssa, ministère de l’agriculture). Elle est, aujourd’hui, employée par l’agrochimiste Dow Agrosciences.

Stéphane Foucart

Manifestation de droite : Osons l’Austérité
Vendredi 06 avril 2012 – 15h – Du Palais de justice à Schuman

(16h place du Luxembourg pour les retardataires)

Le Cercle des Citoyens Austères vous invite sous le haut patronage de la société "World Business Company" à partager ses revendications :

Pour une Europe Ultra-libérale !

Pour en finir avec l’Etat-providence et l’assistanat social !

Nous sommes les 1% !

Vive le printemps de la droite !

Découvrir nos propositions pour un projet visionnaire, ambitieux et plus compétitif. (NdDDC : certains commentaires valent le détour :lol: )

Dresscode
Tenue correcte et austère exigée : vêtements de riches, tailleurs, talons, bling-bling, tenue de lobbyistes et de patrons, accessoires bienvenus (champagne, caviar, cigare, animaux de luxe, Ipad3(svp)…).

Instructions pour les pancartes
Seuls les pancartes "imprimées proprement" seront acceptées par le service officiel compétent sur place.

Modalités pratiques
Consignes de sécurité à 15h, RDV en bas de l’ascenseur de la place Poelaert.
Départ de la manifestation à 15h30.
Ponctualité exigée.

De nombreux universitaires sont entrés en résistance. Ils veulent un retour aux sources.
Extraits de La Libre, 01/04/2012

D’un côté, les savoirs, l’analyse critique, la réflexion. De l’autre, l’efficacité, la rentabilité, la compétitivité. D’un côté, les missions originelles de l’université. De l’autre, l’université telle qu’elle est devenue aujourd’hui. Entre les deux, une évolution néfaste, qu’il faut non seulement dénoncer, mais aussi combattre. Voilà résumée la quête dans laquelle s’est lancée une frange de plus en plus large du monde universitaire belge. Réunis autour d’un "Manifeste pour des universités à la hauteur de leurs missions", ils se comptent par centaines. Vendredi soir, ils étaient plus d’un millier (de Belgique et d’ailleurs, universitaires et autres) à l’avoir signé, indiquant par là qu’ils soutenaient le mouvement, mais aussi qu’ils s’engageaient "à résister au processus de délitement et à agir personnellement en vue de retrouver une université à la hauteur de ses missions" .

(…)

Rappelant les trois missions de base de toute université (enseignement, recherche et service à la société), les auteurs insistent sur les finalités de celles-ci : conserver, produire et transmettre les savoirs, ainsi que les controverses qui les accompagnent ; former les étudiants aux méthodologies de recherche, à l’analyse critique, à l’exercice d’une activité professionnelle experte et responsable ; alimenter la réflexion de la société.

Ceci posé, ils doivent constater que "les modes de gouvernance actuels des universités vont à l’encontre de cette vision". "Le projet proposé aux universités est celui de devenir des instances d’un maximum de production en un minimum de temps, de chercheurs et professionnels adaptés aux exigences du marché, flexibles et concurrentiels – le progrès de l’humanité se mesurant en termes de croissance économique et d’avancées techniques, et celui des universités en termes de ‘masses critiques’."

Et de dénoncer les conséquences de cette évolution : rankings, évaluations selon des critères étroits, compétition, course aux publications dont le nombre peut prévaloir sur l’intérêt intrinsèque, bureaucratie, prépondérance de la taille et de la réputation des équipes de recherche dans l’attribution des financements, chasse aux étudiants, risque de disparition de disciplines peu fréquentées, accent mis sur les savoirs utilitaristes et vendables aux dépens des sciences fondamentales et de savoirs humanistes

(…)


Pour lire et signer le manifeste, c’est par ici (fr) !
To read and sign the manifesto for universities that live up to their missions, click here (en) !

Depuis environ deux semaines (dans notre coin), la migration prénuptiale des amphibiens a débuté. Chaque printemps, ils rejoignent la pièce d’eau où ils sont nés pour se reproduire… beaucoup n’y arriveront pas, écrasés sur les routes :(

Alors prudence dans les rues proches des étangs (mais "pas que", car ils peuvent faire plusieurs kilomètres !), surtout au lever et au coucher du soleil, et d’autant plus par temps pluvieux… s’il vous plaît levez le pied pour éviter l’hécatombe !

Certaines communes mettent en place des panneaux d’avertissement ou condamnent certains tronçons de route durant la période critique, mais la plupart ne font rien. Ce qui n’empêche que vous pouvez agir, par exemple en parcourant votre pâté de maisons le matin ou à la tombée de la nuit (une petite lampe LED est utile car ces messieurs-dames sont discrets), en ramassant les grenouilles et crapauds (voire tritons) que vous trouvez sur les trottoirs et les routes, et en les amenant à la mare la plus proche.

Rien que vendredi soir c’est ainsi 17 bestioles que nous avons récoltées !
Il peut être utile aux organisations environnementales locales que vous leur en transmettiez la comptabilité (d’un côté les vivantes, de l’autre les écrasées) pour voir quels sont les endroits clés à protéger (barrières, crapauduc, ramassage, etc.) et tenir des statistiques annuelles pour évaluer l’évolution de ces populations.

Plus de détails ici ou .

Signez la pétition (européenne) pour une protection de l’apiculture et des consommateurs face au lobby des OGM : http://www.ogm-abeille.org

Extrait de ce site :
L’impossible coexistence « OGM / apiculture » établie par la justice
Depuis l’apparition des premières cultures d’OGM en Europe il y a quelques années, les apiculteurs ne cessent d’alerter les pouvoirs publics sur l’impossible coexistence entre ces cultures et l’apiculture. Sous l’influence du lobby OGM et semencier, la Commission Européenne et les autorités nationales sont jusqu’à présent restées sourdes à cet appel.

Or, un apiculteur allemand qui a constaté la présence de pollen de maïs OGM MON 810 dans son miel a intenté une action en justice. Le 5 septembre 2011, la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) a décidé qu’un tel miel ne pouvait pas être commercialisé.

(…)

Je vous invite vivement à signer (et diffuser !) la pétition en ligne "Osons la Bio" pour interpeller les candidats à l’élection présidentielle française de 2012. Le but est de mobiliser les moyens nécessaires pour atteindre 20% d’agriculture bio en 2020.

Élaboré par les paysan(ne)s, consommateurs et associatifs bio, le « Cahier bio (fichier pdf) » recense 20 mesures et orientations pour un développement de la bio cohérent, solidaire et efficace. Il est plus que temps !

Depuis ce lundi 28 novembre (jusqu’au 9 décembre), les plus grandes nations du monde sont réunies dans la ville de Durban, en Afrique du Sud, pour la 17e conférence des Nations Unies sur le climat. Les résultats seront-ils aussi décevants que pour Copenhague et Cancun ? Il est pourtant plus que temps d’agir !!

Pour pousser nos politiciens à un peu plus de courage (je n’ose pas parler de prendre ses responsabilités), pour qu’un accord engagé et contraignant soit enfin obtenu, joignez-vous à la manifestation organisée ce samedi 3 décembre par la Coalition Climat. Le rendez-vous est à 14h à la gare du Nord de Bruxelles.

Pour ceux qui voudraient participer mais ne peuvent pas venir, il y a un système de kilomètre symbolique (voir sur leur site).

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