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Voici un premier jour de mai qui n’a jamais si bien porté son nom !
Par hasard ce matin je tombe sur cet essaim à 5m de haut dans le pommier des voisins… nos abeilles manquaient de place et une partie a visiblement décidé de prendre le large.
Faudra que je vous raconte ça une fois qu’on aura le fin mot de l’histoire, car ce n’est pas encore terminé !
Vous souvenez-vous de la pelouse jonchée de rayons biscornus et dégoulinants ? Eh bien le week-end suivant, le tas principal a disparu et il ne reste que quelques rayons “rétrécis” près de la ruche !
Nous pensions bien que le sirop sucré allait disparaître, mais la cire ??
Au début on soupçonnait les corneilles, qui auraient pu s’emparer de gros morceaux et expliquer ainsi cette disparition.
Mais manifestement ce sont les abeilles qui récupèrent leur propre cire. Faut pas gâcher, elle était toute fraîche !
Leurs mandibules ne sont pas dentées donc ça doit représenter un sacré travail, il faut préalablement ramollir la cire…
Un (vrai) gros bourdon noir à cul orange-rouge (une reine de Bombus lapidarius, les “bourdons des pierres” ?) voulait les aider à évacuer les dernières gouttes de sirop, mais il a été assez mal accueilli.
Il a fait un second essai du côté opposé, accompagné d’une osmie (osmia cornuta ?), puis s’est vite carapaté
Nous l’avons vu prendre sa revanche en fin d’après-midi, quand la température a baissé et que la bruine a fait son apparition.
Étant plus résistant aux mauvaises conditions météo, il a pu se goinfrer à loisir, au nez et à la barbe des abeilles cloîtrées dans leur ruche à moins d’un mètre de là !
L’équipe travaille dur pendant qu’une ouvrière s’amuse à faire le clown sur une brindille
Pendant ce temps, les butineuses continuent inlassablement leur récolte de nectar et de pollen. On voit ici une pelote de pollen d’un bel orange lumineux.
Ce week-end il ne reste que quelques minuscules morceaux de cire. J’ai jeté un coup d’œil à la ruche sans enlever le couvre-cadres transparent, et la hausse est bien peuplée. Elles sont en train de bâtir les cadres.
Vu la météo ces dernières semaines, on ne peut pas encore parler de miellée. Les abeilles consomment plus qu’elles ne stockent si j’en crois les quelques ruches de la région posées sur balance.
D’habitude je n’aime pas mettre des vidéos sur mon blog, mais là… je ne résiste pas à partager ![]()
Merci AgathaC !
Juste une chose : n’allez pas sur le lien mentionné à la fin, c’est malheureusement du marketing…
Le 24 mars, il faisait beau et assez chaud, toutes les butineuses étaient parties récolter du nectar et du pollen. Le moment idéal pour faire notre première visite de courtoisie de l’année à Zubida Ière, notre reine.
Un peu échaudés par les expériences de l’année passée, nous ne nous encombrerons pas de l’appareil photo durant l’ouverture proprement dite du corps de ruche, aussi il faudra vous contenter des vues “avant” et “après”… je préférais tenir l’enfumoir que l’APN
1ère surprise en soulevant le toit : le pot à confiture rempli d’apifonda est complètement vide… enfin non, justement, pas complètement !!
Ces farceuses d’avettes ont colonisé l’espace libéré en construisant un rayon de cire au beau milieu du schmilblick !
A noter qu’il existe des modèles de ruche possédant un “cadre témoin”, qui est un petit cadre supplémentaire visible par l’apicoleur au travers d’une surface vitrée. Ben voilà, y avait qu’à demander
Le rayon, constitué de milliers de minuscules écailles de cire, est tout juste achevé. Quatre ou cinq pelotes de pollen viennent d’y être stockées, mais pour le reste les alvéoles sont encore vides, ouf… car nous ne pouvons pas laisser cela en place, désolée mesdemoiselles les bâtisseuses.
2e surprise en soulevant le couvre-cadres : les 2-3 centimètres d’espace libre entre le dessus des cadres et le dessous du couvre-cadres sont entièrement colonisés de rayons de cire longs et aplatis, partant dans tous les sens ! Je vous raconte pas le bordel
Schieven architek !
AàG grattera méthodiquement ces rayons et les posera dans l’herbe à proximité, en espérant que les filles viennent récupérer leur dégoulinant contenu. On suppose qu’elles ont stocké là le sirop de nourrissement des trois pots à confiture… nous qui nous inquiétions de la vitesse à laquelle il disparaissait !
Les petits rectangles sont les demi-lanières de thymovar posées à l’automne. Elles sont orange car elles ont été complètement propolisées.
Quelques ouvrières imprudentes ont été dégagées avec les rayons, leur corps est couvert de sirop.
C’est l’occasion de faire quelques belles macros ! (cliquez pour agrandir)
Ci-dessus, notamment en bas à gauche, on peut voir par transparence le niveau de remplissage des alvéoles.
Cela attire quelques osmies et bourdons mais moins que je ne pensais. Il faut dire que le bar vient à peine d’ouvrir
Je n’exagérais pas en utilisant le verbe dégouliner ! (AàG a goûté)
A l’aide d’une brindille je raccompagnerai ces dames engluées jusqu’au trou de vol, histoire qu’elles puissent se faire lécher par leurs copines.
En attendant, nous avons enlevé le cadre de partition qui resserrait les abeilles sur 8 cadres de corps. Nous savions que le gros de l’essaim était à droite quand on fait face à l’entrée, aussi nous avons bougé les cadres situés à l’opposé. Deux cadres non bâtis ont été insérés parmi les existants.
La colonie sera d’autant moins à l’étroit qu’on en a profité pour remplir la hausse de ses 9 cadres. Mieux vaut trop tôt que trop tard, d’autant que tous les cadres sont encore à bâtir. Évidemment j’ai oublié la grille à reine et il nous faudra rouvrir le lendemain pour la rajouter…
Nous n’avons pas fait d’inspection de printemps à proprement parler : il est manifeste que la ruche se porte bien, a des réserves et possède une reine qui pond. C’est le principal, pour le reste laissons-les tranquilles. Au final elles se sont montrées très sages et nous aurions largement pu prendre le temps de photographier les différentes étapes… merci Murphy
A l’avant-plan, le cadre de partition posé contre la ruche.
Le week-end suivant, une 3e surprise nous attendait…
Cette ouvrière, que je pense être jeune vu sa pilosité abondante, m’a tiré la langue… ah ces jeunes, plus aucun respect !
(cliquez pour agrandir et voir son proboscis !)
Bon tout ça ne me fait pas oublier que je dois écrire une note un peu plus élaborée au sujet de l’ouverture de ruche que nous avons effectuée (et des surprises que nous avons eues), mais là voyez-vous… j’ai une monstrueuse pile de repassage en retard qui m’attend
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Avec le retour des beaux jours, nos abeilles commençaient à se sentir furieusement à l’étroit. De plus, les jeunes abeilles nées ce printemps avaient les glandes cirières qui les démangeaient…
Comme nous avions placé le couvre-cadres “à l’envers” lors du traitement au thymovar à l’automne (j’avais lu que c’était mieux), elles disposaient d’une hauteur assez grande pour coloniser cet espace de rayons de cire !
Nous avons dû hélas gratter tout cela, je publierai ces photos et de plus amples explications dans une autre note mais là je voulais juste vous montrer ces belles “fougères” de cire – ou ce soleil noir entouré de rayons fous, au choix
L’orange, c’est la propolis.
Il y a bien sûr des cadavres par terre sous le trou de vol, abeilles mortes de vieillesse ou de maladie, ou témérairement sorties trop tôt un jour où la neige répercutait le soleil sur la ruche… mais les filles sont vivantes !
Je m’étais dit il y a quelques jours qu’elles devaient sans doute être en train de faire leur vol de propreté car la journée était propice, douce et sèche. Aujourd’hui il y a un va-et-vient régulier d’ouvrières à l’entrée de la ruche. Il semble que la grappe soit du côté droit car tout ce petit monde se dirigeait par là.
J’en ai vu certaines faire provision d’eau sur une bâche plastique, et d’autres avaient leurs corbeilles remplies de pollen jaune orangé, sans doute du noisetier en cette période.
Les rentrées de pollen frais sont bon signe, il y a très probablement un élevage de couvain en cours et donc la ruche n’est pas orpheline, elle a toujours sa reine pondeuse. D’ici quelques jours ou quelques semaines (si ce n’est déjà commencé !), les premières ouvrières de l’année prendront le relai des vieilles abeilles d’hiver.
Ensuite, ce sera le tour des premiers faux-bourdons. Enfin n’anticipons pas trop, rien n’est encore gagné car l’hiver n’est pas fini ! Il semble que la mortalité des ruches soit particulièrement élevée cette année alors ne vendons pas la peau de l’ours… (et ne le tuons pas non plus, d’ailleurs, tant qu’à faire !)
Cette après-midi ou demain, j’irai voir si le pot de confiture rempli d’apifonda que j’avais posé sur le trou du couvre-cadre il y a 6 semaines est vide ou non, et je le remplacerai par un plein le cas échéant. Petite roue de secours car si le froid revient, l’essaim aura besoin d’énergie pour maintenir le couvain à bonne température.
Signez la pétition (européenne) pour une protection de l’apiculture et des consommateurs face au lobby des OGM : http://www.ogm-abeille.org
Extrait de ce site :
L’impossible coexistence « OGM / apiculture » établie par la justice
Depuis l’apparition des premières cultures d’OGM en Europe il y a quelques années, les apiculteurs ne cessent d’alerter les pouvoirs publics sur l’impossible coexistence entre ces cultures et l’apiculture. Sous l’influence du lobby OGM et semencier, la Commission Européenne et les autorités nationales sont jusqu’à présent restées sourdes à cet appel.
Or, un apiculteur allemand qui a constaté la présence de pollen de maïs OGM MON 810 dans son miel a intenté une action en justice. Le 5 septembre 2011, la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) a décidé qu’un tel miel ne pouvait pas être commercialisé.
(…)
Près de trois mois après cette mémorable journée d’enruchement m’ayant rapporté une quarantaine de piqûres, j’ai fait une prise de sang. Le verdict est tombé ce matin : allergie au venin d’abeille…
L’allergologue me conseille avec insistance une désensibilisation. Cela consiste en deux jours d’hospitalisation aux soins intensifs pour lancer les injections (venin de moins en moins dilué), et ensuite une injection d’entretien toutes les six semaines pendant plusieurs années – 3 à 5 ans me dit-il, mais pour les acariens il m’avait dit pareil et ça a duré près de 10 ans ! (par voie sublinguale donc pas très contraignant heureusement, tandis qu’ici il faut se rendre à un cabinet médical et attendre ensuite 1/2h)
J’ai été surprise de constater que le taux d’IgE pour mes autres allergies (bouleau et graminées) avait également fortement augmenté, sans doute par effet d’entraînement.
La bonne nouvelle est que la “vaccinothérapie allergénique” présente 90% de réussite pour le venin d’hyménoptères, ce qui est bien plus élevé que les autres désensibilisations existantes (60 à 70% pour les acariens et les pollens). La mauvaise nouvelle, c’est que j’ai pas du tout mais alors du tout envie !
Je suis en train de consulter ma raison et ma mauvaise foi pour prendre une décision






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