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Copié-collé venant de la pétition française :
Depuis plus de 50 ans, les pratiques agricoles industrielles qui polluent le sol, l’eau et l’air ont été subventionnées et encouragées, alors que l’agriculture de qualité a largement régressé. Avec près de 50 milliards d’Euros annuels, la Politique Agricole Commune représente 40% du budget européen. Ainsi, ce sont vos impôts qui sont gaspillés.
Les dommages pour nos campagnes et notre agriculture sont frappants : en Europe 3,7 millions d’emplois agricoles ont été perdus au cours de la dernière décennie, et 300 millions d’oiseaux des champs ont disparu depuis 1980. En France, 91% des cours d’eau sont contaminés par les pesticides. C’est inacceptable ! Le temps est venu de transférer les aides publiques vers des pratiques agricoles qui respectent l’environnement, et permettent de produire une alimentation saine aujourd’hui et pour les générations futures. Il est plus que temps d’avoir une politique agricole qui bénéficie à la société dans son ensemble.
Si vous ne voulez pas que vos impôts subventionnent des pratiques qui dégradent l’environnement et les paysages et contribuent à la diminution du nombre d’emplois en agriculture, demandez à vos députés européens de voter mi-mars pour une politique agricole plus verte et plus juste. Pour la première fois depuis 50 ans les députés européens sont en mesure d’orienter la Politique Agricole Commune vers plus de durabilité et moins de gaspillage d’argent public. Il s’agit d’une occasion à ne pas manquer !
Pour les Belges : lien vers la pétition
Pour les Français : lien vers la pétition
Un extrait de La Libre de ce 29/11 pour vous donner un aperçu de ce qui est en train de se passer en Grèce…
(…) Plus de soixante ans plus tard, lorsque les manifestations contre le parti néonazi d’Aube dorée tournent mal, ce sont les antifascistes qui sont arrêtés, comme cela s’est passé le 30 septembre dernier à Athènes.
"Ils ont voulu me faire tomber de ma moto. Je l’ai lâchée car j’avais peur qu’elle bascule et m’écrase la jambe. Quand je suis tombé par terre, ils m’ont frappé pendant sept à huit minutes, à cinq. Des coups de pied, des coups de matraque, des coups de matraque télescopique en fer. Ils essayaient de m’enlever mon casque. Heureusement, ils n’y sont pas arrivés. Plus le casque résistait, plus ils frappaient fort. Ils m’ont marché dessus. Je les entendais dire : "Ecrasez-le, mais ne laissez aucune trace" . Pendant qu’ils cognaient, ils disaient : "On est d’Aube dorée, et on va te tuer" . Ils ont fait éclater, juste à côté de moi, exprès, plusieurs grenades aveuglantes et assourdissantes. Ce n’est qu’après m’avoir passé à tabac, insulté et craché dessus, qu’ils m’ont menotté et emmené avec les autres à la sûreté nationale. Là-bas, ça a recommencé pendant des heures."
"Ils", c’est cette police grecque en uniforme et en exercice, les Deltades, des voltigeurs : deux motards; l’un conduit, l’autre frappe. (…)
Des 15 motards arrêtés, 8 ont porté plainte pour tortures, certificats médicaux à l’appui. (…) "ils n’ont pu voir le médecin, tout comme leur avocat, que 24h après leur arrestation. Ils sont restés toute la nuit à la merci de la police et certaines traces n’étaient plus visibles. Certains d’entre eux ont été brûlés soit à la cigarette, soit par un briquet – le médecin légiste n’a pas pu préciser. D’autres avec un Taser."
Notre motard, qui veut garder l’anonymat, raconte. "Ils nous ont pris en photo avec leurs téléphones portables. Ils nous disaient : "On est d’Aube dorée, maintenant on a vos noms et vos adresses, on sait qui vous êtes, on va venir chez vous et vous tuer." Des hommes, de la sûreté, sont venus nous voir. On était le spectacle. (…)"
Une autre victime, qui veut aussi garder l’anonymat, pense que "s’ils avaient pu nous tuer, ils l’auraient fait. Pour la première fois de ma vie, j’ai eu peur de mourir. Le climat était un climat de revanche de guerre civile. Ils hurlaient : " Comme on a tué ton grand-père, à Grammos et Vitsi (deux hauts lieux de bataille durant la guerre civile, NdlR), on va te tuer toi aussi" ."
(…) Lors des dernières élections à Athènes, les forces antiémeutes et les policiers en exercice auraient voté à plus de 20 % pour Aube dorée, soit trois fois plus que dans le reste du pays. De fait, là où la bavure est l’exception, en Grèce, elle devient la règle. Le policier des forces antiémeutes qui a pris une jeune femme comme bouclier humain lors d’une manifestation cet automne n’a jamais été inquiété. D’ailleurs, la police n’a jamais, à ce jour, arrêté aucun militant d’Aube dorée. Mais plusieurs militants antifascistes attendent leur procès pour leur action contre les néonazis.
Les merdias se sont fait très discrets sur la question, détournant plutôt l’attention vers des sujets de bien moindre importance comme le faisait remarquer Tili. Surtout ne pas ouvrir de débat, ne pas informer sur le contenu du traité et ses conséquences (de toute façon le peuple n’y comprendrait rien n’est-ce pas !), surtout ne pas mettre en Une l’information… les bisbilles d’un ex-couple (mythique, si si) de politiciens est tellement plus importante n’est-ce pas ? C’est comme pour la sous-médiatisation des événements grecs ou espagnols (qui sait qu’un appel est lancé pour une grève illimitée à partir du 14 novembre 2012 ?)
Et donc : la France a ratifié le traité budgétaire européen (TSCG : Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance) à une écrasante majorité. Si vous voyez encore une différence significative entre droite et gauche, faites-moi signe ! Ah, l’Europe, on aurait pu faire tant de choses bien avec… pourquoi faut-il qu’elle soit devenue le jouet des lobbies et le symbole-même de la non-démocratie ?
A l’heure actuelle 13 pays ont ratifié cette saleté, dont 9 pays de la zone euro (France, Allemagne, Autriche, Espagne, Grèce, Irlande, Italie, Portugal, Slovénie). Seule l’Irlande a utilisé la voie référendaire et non parlementaire.
(…)
Ces deux textes (NdDDC : avec le "MES" : mécanisme européen de stabilité) marquent une étape importante dans le démantèlement des institutions démocratiques et le détricotage des modèles sociaux européens. Après une phase de relative discrétion, cette évolution ne peut plus être ignorée : le poids croissant de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) et des jurisprudences qu’elle élabore, puis les traités proposés par M. Jacques Delors quand il était président de la Commission (Acte unique de 1986, traité de Maastricht de 1992), ont favorisé l’émergence d’une puissante technocratie qui n’est pas tenue de rendre des comptes aux citoyens, et qui peut les priver de certaines conquêtes sociales. Cette dérive fut confortée par les décisions prises lors des sommets de Lisbonne (2000) et de Barcelone (2002), alors que treize des quinze gouvernements de l’Union européenne s’inscrivaient pourtant dans la mouvance sociale-démocrate ; puis à nouveau par l’adoption parlementaire en 2008, en France et aux Pays-Bas, du traité de Lisbonne, dont l’essentiel du contenu avait été rejeté par voie de référendum trois ans plus tôt dans ces deux pays.
(…)
Le MES bénéficiera de l’apport des Etats membres, mais pourra aussi faire appel au marché des capitaux. Ce qui signifie qu’il sera lui-même soumis aux agences de notation. Les banques, qui peuvent emprunter à 1 % auprès de la BCE, prêteront au MES à un taux nettement supérieur, puis le MES aux Etats… à un taux encore supérieur. Ces fonds serviront à payer la charge de la dette, et donc à garnir les coffres des banques. En résumé, le nouveau mécanisme s’annonce bien plus avantageux pour les banquiers que pour les populations. Or il ne s’agit pas d’une délégation de souveraineté réversible, mais d’une perte d’indépendance que le traité qualifie d’« irrévocable et inconditionnelle ».
(…)
Le TSCG ampute la raison d’être première du Parlement : le pouvoir de décider des recettes et des dépenses. Il transfère un rôle considérable à la Commission européenne. Il confie à la CJUE (NdDDC : cour de justice de l’union européenne) le soin de régler les différends entre Etats, alors que sa mission se limitait jusqu’ici à l’imposition de la législation européenne — un rôle dont elle s’acquitte d’ailleurs avec un zèle tout particulier lorsqu’il s’agit de privilégier les logiques libérales
(…)
Lire le très instructif article dont sont issus ces extraits dans le monde diplomatique de juin 2012.
Alors quand je lis dans la presse "Le prix Nobel de la paix accordé à l’Union européenne vient récompenser un projet synonyme de paix et de démocratie depuis plus d’un demi-siècle"… je ris jaune !! Qu’ils se demandent seulement pourquoi "l’euroscepticisme gagne partout du terrain" ! Voilà de dignes successeurs à Barack Obama, ce prix Nobel devient vraiment du foutage de gueule…
L’emploi du temps est toujours aussi chargé, mais j’ai tout de même envie de partager avec vous mon dernier voyage, ma première récolte de miel et bien d’autres choses
Aujourd’hui, la lecture de l’actualité sur les manifestations espagnoles m’a remis en mémoire un livre que m’avait offert une collègue espagnole : "La lucidité" de José Saramago. Son écriture si particulière m’avait directement scotchée…
Cet auteur portugais, qui fut prix Nobel de littérature, est malheureusement décédé voici deux ans, mais je vous propose de lire une de ses interviews au sujet de ce livre et de sa vision de nos "démocraties" : cliquez ici.
Le black-out médiatique cède depuis peu… il était temps !
Soutenons nos cousins québecois en signant la pétition internationale contre la loi spéciale votée vendredi dernier :
http://www.avaaz.org/fr/petition/Annuler_la_loi_anticontestation_du_Quebec/?cCYLZcb
Manifestation de droite : Osons l’Austérité
Vendredi 06 avril 2012 – 15h – Du Palais de justice à Schuman
(16h place du Luxembourg pour les retardataires)
Le Cercle des Citoyens Austères vous invite sous le haut patronage de la société "World Business Company" à partager ses revendications :
Pour une Europe Ultra-libérale !
Pour en finir avec l’Etat-providence et l’assistanat social !
Nous sommes les 1% !
Vive le printemps de la droite !
Découvrir nos propositions pour un projet visionnaire, ambitieux et plus compétitif. (NdDDC : certains commentaires valent le détour
)
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Dresscode
Tenue correcte et austère exigée : vêtements de riches, tailleurs, talons, bling-bling, tenue de lobbyistes et de patrons, accessoires bienvenus (champagne, caviar, cigare, animaux de luxe, Ipad3(svp)…).
Instructions pour les pancartes
Seuls les pancartes "imprimées proprement" seront acceptées par le service officiel compétent sur place.
Modalités pratiques
Consignes de sécurité à 15h, RDV en bas de l’ascenseur de la place Poelaert.
Départ de la manifestation à 15h30.
Ponctualité exigée.
De nombreux universitaires sont entrés en résistance. Ils veulent un retour aux sources.
Extraits de La Libre, 01/04/2012
D’un côté, les savoirs, l’analyse critique, la réflexion. De l’autre, l’efficacité, la rentabilité, la compétitivité. D’un côté, les missions originelles de l’université. De l’autre, l’université telle qu’elle est devenue aujourd’hui. Entre les deux, une évolution néfaste, qu’il faut non seulement dénoncer, mais aussi combattre. Voilà résumée la quête dans laquelle s’est lancée une frange de plus en plus large du monde universitaire belge. Réunis autour d’un "Manifeste pour des universités à la hauteur de leurs missions", ils se comptent par centaines. Vendredi soir, ils étaient plus d’un millier (de Belgique et d’ailleurs, universitaires et autres) à l’avoir signé, indiquant par là qu’ils soutenaient le mouvement, mais aussi qu’ils s’engageaient "à résister au processus de délitement et à agir personnellement en vue de retrouver une université à la hauteur de ses missions" .
(…)
Rappelant les trois missions de base de toute université (enseignement, recherche et service à la société), les auteurs insistent sur les finalités de celles-ci : conserver, produire et transmettre les savoirs, ainsi que les controverses qui les accompagnent ; former les étudiants aux méthodologies de recherche, à l’analyse critique, à l’exercice d’une activité professionnelle experte et responsable ; alimenter la réflexion de la société.
Ceci posé, ils doivent constater que "les modes de gouvernance actuels des universités vont à l’encontre de cette vision". "Le projet proposé aux universités est celui de devenir des instances d’un maximum de production en un minimum de temps, de chercheurs et professionnels adaptés aux exigences du marché, flexibles et concurrentiels – le progrès de l’humanité se mesurant en termes de croissance économique et d’avancées techniques, et celui des universités en termes de ‘masses critiques’."
Et de dénoncer les conséquences de cette évolution : rankings, évaluations selon des critères étroits, compétition, course aux publications dont le nombre peut prévaloir sur l’intérêt intrinsèque, bureaucratie, prépondérance de la taille et de la réputation des équipes de recherche dans l’attribution des financements, chasse aux étudiants, risque de disparition de disciplines peu fréquentées, accent mis sur les savoirs utilitaristes et vendables aux dépens des sciences fondamentales et de savoirs humanistes
(…)
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Pour lire et signer le manifeste, c’est par ici (fr) !
To read and sign the manifesto for universities that live up to their missions, click here (en) !
Je vous invite à aller lire ce petit article qui mérite réflexion :
L’humanité sous-estime-t-elle le risque de sa propre extinction ?



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