Trajet en voiture depuis la Belgique, visite de l’île de Reichenau, de Constance et sa cathédrale, petit tour à Radolfzell
Je résume les deux premiers jours en une seule note, le premier étant consacré à la route.
A peine partis de chez nous, nous tombons dans un monstrueux embouteillage sur l’E411… ça commence bien ! On a l’impression qu’on ne parviendra jamais à destination. Mais une fois la frontière passée, le trajet se déroule beaucoup mieux et nous arriverons sans problème dans un petit village faisant partie de Meersburg, un peu en retrait du Bodensee (lac de Constance). La veille (mieux vaut tard que jamais !), nous avions pu y retenir une chambre par l’intermédiaire de ma mère qui parle allemand.
S’il y a une citation à retenir du trajet, ce sera AàG plaisantant devant le nombre de panneaux mentionnant ce nom : "Toutes les routes mènent à Ausfahrt"
(ausfahrt signifiant "sortie" en allemand)
La logeuse ne parle pas un mot d’anglais mais avec mes quelques mots d’allemand, mes souvenirs de néerlandais et le langage universel des mains, nous parvenons à nous comprendre
Nous mangerons tout près, à Ahausen, dans un petit restaurant tenu par un ex-Strasbourgeois établi depuis près de 40 ans en Allemagne. AàG n’avait pas tout compris, aussi à la fin du repas quand le patron vient nous saluer, il s’exclame admiratif "Vous parlez vraiment très bien français !"
Comme il n’y a pas de petit déjeuner inclus, nous nous permettons le luxe de ne pas mettre de réveil. Étant donné la présence de volets et l’extrême calme de cette habitation, ni lumière ni bruit ne nous réveilleront et nous dormirons comme des loirs durant tout notre séjour dans cette chambre. Ça tombe bien car nous avions pas mal de sommeil à récupérer…
–
Le temps est couvert ce matin, nous n’aurons pas un beau ciel bleu pour illuminer le lac. Les couleurs des photos seront ternes mais au moins il ne pleut pas !
Une cafetière nous permet de parer au plus pressé (donner de la caféine à AàG ! vital !) et ensuite nous allons choisir quelques douceurs dans une boulangerie où la vendeuse a l’air particulièrement dépressive. En route vers Reichenau Insel, également appelée l’île aux légumes. En effet, le microclimat permet une importante culture maraîchère et fruitière sur cette île de 4.3km².
La route est continue, on ne se rend pas vraiment compte que c’est une île car Napoléon III fit construire une digue jusqu’à la terre ferme. Des allées de peupliers bordent la route et la piste cyclable.
Nous nous garons à Mittelzell, le plus gros des trois bourgs de l’île. Nous faisons le tour extérieur de l’abbaye Sainte Marie (Münster St. Maria und Markus) et son jardin de simples, la visite de l’intérieur sera pour plus tard (nous sommes dimanche matin).
Nous prendrons un chemin de promenade jusqu’à la pointe nord-ouest de l’île. Le plus souvent nous longeons le lac. Il y a des arbres magnifiques, et certains semblent nous suivre du regard…
De temps à autre un coureur portant dossard nous dépasse. Des hauts-parleurs au loin crachent leurs encouragements et les noms des arrivants au relai. J’ignore combien de tours de circuit ils doivent faire, des gens leur tendent des gobelets d’eau et des éponges dégoulinantes qu’ils prennent sans ralentir et jettent quelques mètres plus loin.
J’ignorais qu’il y avait des espèces de crocus à floraison automnale, aussi cela m’a surprise de tomber sur cette prairie fleurie !
Dans une véritable mer de choux, nous apercevons l’église Saints Pierre et Paul à Niederzell
Ces anciennes peintures murales datent du début du XIIe siècle. Une chapelle transformée en musée est également visitable. Nous nous enfuyons lorsqu’un car de touristes arrive.
Reichenau possède un très riche et long (plus d’un millénaire !) passé monastique. On peut encore admirer trois églises bâties entre les IXe et XIe siècles. L’île est classée au patrimoine mondial de l’humanité.
Le sentier continue au milieu des pommiers, poiriers, noyers, cognassiers, pruniers, etc. mais aussi des plants de tomates, des choux, des salades, des vignes, etc.
Le maraîchage est omniprésent et nous penserons souvent à Delf & Fred durant cette journée ! Les serres (où nous verrons notamment des aubergines) alternent avec les champs, c’est un peu mélancolique sous le ciel gris mais non dépourvu de charme…
Voilà des photos bien de saison ! Certaines variétés de courges sont rigolotes avec leur petit chapeau, leurs "pustules" ou leurs formes exta-terrestres
Pour terminer cette série de légumes, les splendides artichauts fleuris…
Souvent au bord de la route on trouve une petite table avec des raviers remplis de prunes à vendre, ou autre récolte… Parfois quelqu’un attend à côté, souvent une simple tirelire est là pour recueillir les sous des honnêtes passants acquéreurs ! Je n’oserais jamais imaginer ça chez nous, hélas
Nous pique-niquons sur un banc entourant le tronc d’un arbre majestueux. C’est la fin du wynendaele que nous avions emporté, ouf, il commençait à empuantir le coffre !
Un petit détour aux toilettes (d’un état irréprochable et dans lesquelles se trouve la liste des autres toilettes publiques de l’île si on a envie de toutes les visiter !) et ensuite nous retournons vers l’abbatiale Sainte Marie.
La nef est large et très sobre avec ses piliers carrés et ses voûtes romanes. Son plafond est un berceau en bois.
Plusieurs détails tranchent avec cette apparente simplicité, comme la grille en fer forgé très ouvragée, ou encore le plafond.
Le chœur est très plaisant avec son style gothique flamboyant. Paradoxalement c’est la partie la plus ancienne de l’église : il fut consacré en 816 (la nef date quant à elle du XIIe siècle).
J’ai bien aimé balancer le bénitier, en bronze (?) tout comme les fonts baptismaux.
Une copine qui nous attendait dehors
Nous n’avons fait que passer à Oberzell, nous n’avons donc pas visité la 3e église, St-Georges.
Nous partons à présent pour la ville de Constance (Konstanz) et trouvons sans peine à nous garer dans un parking périphérique (gratuit le dimanche). Il y avait là plusieurs vélos personnalisés de bien sympathique manière, je vous présente le vélo girafe
Constance a été fondée par les Romains. Elle a subi peu de dégâts durant la dernière guerre du fait de la Suisse voisine.
Nous déambulons dans la vieille ville piétonne. Les façades peintes sont légion.
Il y a de très originales fontaines dans Constance. Voici la Karl Steuer Brunnen, fontaine en bronze dédiée à Karl Steuer. Elle fut créée par Grabert sur le thème du carnaval (inauguration en 1998).
La cathédrale Notre-Dame de Constance (Konstanzer Münster) n’était pas aisée à photographier, pour l’extérieur je vous renvoie à cette photo (wikipedia).
Ses pierres en grès ont fort souffert de la pollution. Durant ces 20 dernières années les rénovations se sont succédées.
Voici la nef avec ses massives mais néanmoins élégantes colonnes. Taillées d’un seul bloc, leur grès provient de Rorschach (le lieu, pas le psychiatre
). L’orgue vient de Bonn et date des années ’50.
Durant toute la belle saison, les plateformes des tours sont accessibles aux visiteurs. On voit même un peu les cloches au passage
Cela donne un beau panorama sur la ville :
On peut même encore monter d’un cran via l’escalier ci-dessous, et ainsi accéder aux "balcons" de la tour.
Nous avons vu un zeppelin se promener dans les cieux, ça avance vite !
Nous croyions que ce pont sur le Rhin constituait la frontière avec la Suisse, mais si on en croit les cartes il y a encore un tout petit bout de territoire allemand de l’autre côté.
Sur cette dernière photo, on aperçoit le sommet de la Tour du Rhin (Rheinturm), dont vous trouverez une belle photo ici (prise de la rive opposée).
A présent rejoignons le plancher des vaches !
Nous avons marché jusqu’au Rhin et ensuite longé l’eau jusqu’au port de Constance. Le ciel s’était dégagé et les terrasses étaient bondées. Nous n’avons pas pris de photo de l’imposante statue tournante Impéria, qui à notre avis défigure le port plutôt que l’embellir.
Dans le parc et dans la ville, plein de barrières et d’animations : un triathlon a lieu… décidément, c’est la journée ! AàG, voyant passer plein d’enfants avec des ballons remplis d’hélium (cette hérésie), ne put résister à la tentation et chercha partout où était le stand qui en distribuait !
Pour en terminer avec Constance, voici quelques images qui donnent une vision (partielle) de la fontaine de l’empereur (Kaiserbrunnen – vue générale). Avec son côté ludique et irrévérencieux, je l’ai adorée
Lapinou à tresses avec queue de poisson
Les artistes Barbara & Gernot Rumpf y ont caché plein de références au passé de Constance, par exemple le paon à trois têtes représente l’église avec ses trois papes (cfr. le concile de Constance qui mit fin au grand schisme d’occident au XVe siècle).
La fontaine proprement dite date de 1897 et fut conçue par Hans Bauer. Elle "a perdu ses statues d’origine dans les années ’40" comme il est pudiquement fait état sur les sites d’information touristique. On peut imaginer que la guerre n’est pas étrangère à cette perte.
A ceux qui se rendent à Constance, je signale l’existence d’un fichier pdf proposant deux tours de la ville avec les explications s’y rapportant (en français).
Nous nous rendons ensuite à Radolfzell, petite ville située sur la partie du lac de Constance nommée Untersee et même plus précisément Zellersee. Le ciel est à présent radieux !
Avant de visiter l’église, AàG lâche son ballon… qui s’est accroché et a bien failli rester prisonnier avant de finalement s’envoler pour de bon.
Comme l’a doctement fait remarquer une fillette de 8 ans qui le connaît bien : "AàG c’est comme un enfant mais en plus gros" (sic)
Pour rejoindre le lac nous devons traverser la gare, zone pas très intéressante. La lumière est devenue magnifique et beaucoup de monde profite de ce soleil qui fut le grand absent de la journée. Nous avons faim mais nous avons envie de rester ici, AàG va donc chercher des pizzas pendant que j’attends qu’un banc se libère !
On a eu la "vaisselle" nettoyée gratos
A un endroit de la rive, des galets ont été assemblés en sculptures verticales. Cela forme des cairns très aériens, c’est joli.
Le soleil se couche sur le lac, et c’est simplement beau.
Nous faisons une longue promenade digestive jusqu’au cap sud-est mais nous ne parviendrons pas au bout de la pointe, la lumière diminue trop, il faut songer à faire demi-tour avant que la nuit ne tombe complètement.
Ça traîne un peu sur le retour, le mal de pieds se fait sentir car nous avons pas mal crapahuté sur le bitume aujourd’hui et je n’avais pas mis mes chaussures de rando.
Nous arrivons juste à temps pour saisir la tour de l’église à l’heure bleue…
Sur la route du retour, je me ferai arrêter par la Polizei pour un contrôle des papiers. Tout juste 24h qu’on est là, ça ne traîne pas
A quelques kilomètres de notre destination, notre petite route de campagne est soudain barrée. Heureusement je ne roulais pas trop vite car dans la nuit, ça surprend ! Nous avions déjà remarqué non sans perplexité ces grandes barrières. Quel but servent-elles ? Aucune idée. Nous avons fait beaucoup d’hypothèses là-dessus : route inondable ? migration de batraciens ? réquisition pendant les récoltes ? neige ? circulation locale uniquement entre certains heures ? Mystère et boule de gomme !
Un horaire est indiqué sur un panneau, mais malgré qu’on était dans la ‘mauvaise’ plage horaire elles étaient grandes ouvertes la veille lorsque nous étions passés. Pourquoi est-ce différent aujourd’hui ? Avant de faire demi-tour et de s’en remettre à Josette (notre GPS), je teste une possibilité qui m’est venue à l’esprit : j’avance le nez de la voiture tout contre la barrière… et magie, elle s’ouvre
Bon je n’y comprends toujours rien mais au moins nous dormirons dans notre lit ce soir !


19 commentaires
Flux des commentaires pour cet article
1 novembre 2012 à 19:42
Delf
tes crocus, c’est pas du safran plutôt ?
la récolte est en septembre-octobre.
1 novembre 2012 à 19:49
Delf
(ceci dit, le safran est un crocus)
)
C’est superbe en tout cas. Et je suis un peu jalouse de leur légumes
Ici avec cet été pourri et la gelée au 19 septembre, on n’avait rien d’aussi beau au même moment.
(j’ose espérer que ton "malgré que" du dernier paragraphe est volontaire ?
1 novembre 2012 à 21:14
mirza
Hé oui c’est ce que j’allais dire, safran ou simplement colchiques, tes crocus (colchiques dans les prés, etc., tu connais hein ?)
J’adore les fontaines. Té, ça me donnerait presque envie de monter visiter tout ce grand Nord !
1 novembre 2012 à 21:15
mirza
(oh punaise laisser un commentaire sur un blog wordpress c’est devenu infernal, faut se logger mille fois et ça marche jamais. Tu as de la chance, c’est la première fois que j’y arrive depuis des mois, en fait.)
1 novembre 2012 à 22:27
dieudeschats
Delf> Ils ont l’avantage d’avoir l’inertie thermique du lac (entre autres). Le safran ça pousse à l’état sauvage chez nous ?
(Pour le "malgré que", euh oui il est volontaire, mais j’ai pas compris ce que tu voulais dire ?)
Mirza> Ah mais oui, les colchiques ! C’est la fin de l’été
Je connais la chanson mais je ne savais pas à quoi un colchique ressemblait, c’est ballot… Bon il faut demander à un chien de goûter pour savoir si c’est l’un ou l’autre, d’après ce que je lis !!
Pour wordpress, j’ai abandonné le login en commentant, trop galère : soit je me logue à mon compte par la voie normale avant, soit je mets une adresse email bidon pour ne pas qu’il me reconnaisse et alors ça va ^^
1 novembre 2012 à 23:06
Delf
"malgré que" c’est pas du tout correct grammaticalement en français (mais peut-être en belge ?)
Il faut dire (en français) bien que + verbe ou malgré + nom
Fred dit que le safran tel qu’il existe aujourd’hui pour les épices ne pousse pas à l’état sauvage. Ceci dit, c’est peut-être un ancien champ, qu’en penses tu ?
2 novembre 2012 à 0:12
tarmine
heu.. tes courges à pustules, ce ne serait pas plutot des coloquintes?^^
2 novembre 2012 à 11:23
patriarch
Merci pour la visite guidée et toutes les decouvertes que tu nous offres par tes photos..
Bonne journée Amicalement
2 novembre 2012 à 12:02
dieudeschats
Delf> Pour moi "malgré que" est équivalent à "bien que", et quand je vois le nombre d’auteurs français qui l’utilisent (malgré que ça ne plaise pas à l’académie
), je ne pense pas que ce soit spécialement un belgicisme
Par contre j’avoue que l’imparfait derrière est davantage un usage oral, j’aurais dû utiliser le subjonctif "malgré qu’on ait été"… mais ça sonne bizarre à mes oreilles avec le reste de la phrase.
C’était une trouée dans une bande boisée le long du lac, difficile de dire si ça a pu être un champ un jour (les fleurs n’étaient pas spécialement alignées en tous cas).
Tarmine> Peut-être bien, j’utilise "courge" comme terme générique pour désigner la famille des cucurbitacées, mais après, je serais bien en peine de préciser les genres et les espèces !
2 novembre 2012 à 12:02
ourson
Vous avez toujours un masque dans votre sac à dos, même en rando en montagnes??!!
Les statues de la fontaine sont bien sympa, très rigolotes, presque dans un style cartoon!
2 novembre 2012 à 12:16
dieudeschats
Patriarch> Avec plaisir, et bonne journée également !
Ourson> Dis-moi pas que t’es sérieux, pour le masque
2 novembre 2012 à 13:24
ourson
huhuhu!!!
2 novembre 2012 à 13:41
elPadawan
Super chouettes, les photos. J’avais vu Constance, pour un meeting aérien il y a plus d’une dizaine d’années… ça donne faim toutes ces coucourges
3 novembre 2012 à 1:17
Delf
tiens, du débat : http://www.langue-fr.net/spip.php?article38
je peux te dire que j’ai appris en primaire (donc biiiiien avant 1998 date du débat en quesiton), comme de nombreux élèves français, que c’était une faute d’utiliser "malgré que", et une faute bien horrible, qui plus est (c’est un peu le genre de truc qu’on nous a marteler en primaire et au collège).
Du coup, je ne sais pas si c’est par acquis ou par réel sens esthétique, mais je trouve ça vraiment moche comme expression et très choquante à l’oreille.
3 novembre 2012 à 10:47
mirza
J’ai "subi" le même apprentissage que Delf pour "malgré que" = pas bôooo ! Du coup j’ai bien appris ma leçon et je m’était fait la même remarque en te lisant : "Tiens c’est bizarre, DDC a voulu faire un effet de style ?" C’qu’on peut être bien dressés tout de même !
Bonne idée l’adresse mail bidon pour wordpress, j’y penserai à l’avenir ! (mais pour l’instant j’ai réussi à me loguer donc ça va, je croise les doigts pour que ça dure un peu)
3 novembre 2012 à 11:49
dieudeschats
elPadawan> Aérien… en zeppelin ?

Delf, Mirza> J’étais tombée sur cette page hier, ces échanges sont intéressants et… me confortent dans l’idée de continuer à utiliser malgré que en parallèle de ses cousins jugés mieux élevés
Je pense que c’est par habitude de l’usage (appropriation, conditionnement, je ne sais pas quel est le terme le mieux adapté) qu’on trouve que telle ou telle formulation "sonne" moins bien.
Les yeux belges ou québecois n’auront sans doute pas été choqués, s’il y en a qui passent par ici je serais curieuse d’avoir leur avis
3 novembre 2012 à 12:29
mirza
Tout à fait d’accord sur l’habitude de l’usage qui fait que l’on est choqué ou pas ! D’ailleurs plus je fréquente des forums de discussion (où l’on ne surveille pas son orthographe), moi je suis choquée par certaines fautes, et plus j’en fais moi-même !
(éh, linguiste + fille de prof de français, ça aide pas, lol !)
3 novembre 2012 à 12:41
dieudeschats
Bien que (
) je ne sois ni l’une ni l’autre, j’ai toujours accordé beaucoup d’importance au respect des règles de français (mais… le français belge
). Au début j’étais souvent "hérissée" lorsque je lisais l’un ou l’autre blog, mais j’ai fait un travail sur moi car après tout ce serait stupide que la forme prenne le dessus sur le fond !
3 novembre 2012 à 14:52
Delf
eh bien heureusement que tu as appris à prendre sur toi vu le nombre de fautes que j’ai faites dans mon précédent commentaire. La honte.