Trajet de retour vers Athènes, ville côtière d’Artemida

C’était notre dernière nuit dans les Météores, au petit déjeuner nous avons la surprise de retrouver le gars de Riga. Nous lui léguons notre pot de « glyco » trônant dans le frigo de la salle commune, ok c’était pas un cadeau désolée :mrgreen:

Ce sont les grandes embrassades avec la grand-mère et on reprend la route pour la dernière ligne droite. Nous traversons une plaine morne et immense, nous découvrons des champs de coton… il fait chauuuud.

Les heures et les kilomètres défilent, je m’arrête à hauteur d’un petit étal de bord de route pour acheter des légumes pour notre pique-nique. Je choisis deux tomates, la vieille marchande qui ne parle pas un mot d’anglais me les reprend des mains, apparemment elles ne sont pas assez bonnes, elles sont ‘à cuire’.

J’en choisis deux autres dans une caisse différente, elle m’en rajoute deux par-dessus et me propose avec insistance les melons. Je me laisse tenter et bref, je repars avec 4 tomates et un melon… le tout en n’ayant payé que 50 cents ! :shock: Je n’ai rien compris, elle n’a pas voulu accepter davantage !!

A midi nous prenons une petite route côtière qui longe le bord de mer, histoire de trouver un endroit tranquille pour déguster nos tiropita. Elle devient de plus en plus étroite, finit par ne plus être revêtue, et on s’arrête juste avant le bled suivant.

On ne peut paradoxalement pas le rejoindre car soudain la route est à nouveau revêtue… et, de ce fait, elle est bien 10-15cm plus haute que la piste sur laquelle nous sommes ! C’est plouc :lol:

Une fois Athènes passée, nous devons trouver un hôtel pas trop loin de l’aéroport. Ce sera toute une aventure. Les deux hôtels proches (de grandes chaînes bien connues) sont dans un cadre urbain aussi déprimant que la hauteur de leurs tarifs.

Dans Spata (Σπάτα), qui nous semble pourtant être la grosse ville du coin, aucun hôtel… mais par contre un sens unique redoutable car le panneau indiquant le sens interdit est peu visible ! Malgré que nous ayons vu, dans le sens « aller », des voitures se tromper, il nous arrivera la même chose au retour.

On se rapproche de la côte, pensant avoir pléthore de choix près de la mer… on en profite pour aller un peu dans l’eau (je vous ai déjà dit qu’il faisait chauuuuud ?) On roule pas mal mais on ne trouve rien. Il y a bien un hôtel trois étoiles à Artemida (Αρτέμιδα) mais on nous demande 75 euros pour une nuit, sans petit déjeuner. Argh !

Vu la proximité de l’aéroport, ils alignent tous leurs tarifs. On explique à l’hôtelier que c’est vraiment hors de notre budget et il veut bien descendre à 65, ce qui est sympa même si ça reste hors de notre budget… mais bon en résumé, c’est ça ou dormir sur la plage !

On lui demande s’il n’y a pas d’autres hôtels dans les environs que nous n’aurions pas trouvés, il nous dit qu’il y a juste un hôtel 5 étoiles :lol:

On posera nos bagages et on ira pique-niquer sur la page après avoir attendu un bout de temps à la réception car la carte à puce de la chambre foirait.

Une famille s’installe au bord de l’eau alors que le soleil décline déjà, ils ont amené un énorme ours en peluche (plus grand que les enfants). Le garçonnet s’empresse de le traîner dans la mer, il le chevauche comme un radeau, seulement Teddy a tendance à s’éloigner de la terre ferme. Sa sœur essaie de l’aider à le remonter mais, maintenant que Teddy s’est bien gorgé d’eau, il pèse bien sûr un âne mort ! Je suis curieuse de savoir comment ils feront pour le ramener chez eux… attaché sur le toit de la voiture peut-être ? :lol:

On observe la circulation de nuit depuis le balcon, c’est assez affolant. A se demander comment ce chaos parvient à tourner sans générer d’accidents ! AàG a élaboré à ce propos sa propre théorie, très innovante, faisant appel à la méconnue Énergie Savonneuse.

Nous avions déjà vu la différence entre les Zagoria et les Météores au niveau de la température nocturne, ici c’est encore pire. Il fait la même température que le jour, c’est-à-dire étouffant. Dehors le vent permet de se rafraîchir un peu mais vu la circulation, les klaxons, etc. nous devons fermer la porte-fenêtre. La chambre possède la climatisation mais franchement ça ou rien c’était pareil… enfin si, il y a une différence : le bruit !

Le lendemain matin l’hôtelier nous donne un truc pour aller facilement à l’aéroport. On rentre la voiture de location comme une fleur, aucune mauvaise blague lors du rapide bilan avec l’employé, tout est en ordre. Ne sachant pas trop bien combien de temps ça prendrait, on se retrouve à attendre des heures le départ de notre avion… mais mieux vaut que cela se passe dans ce sens-là !

C’est avec un plaisir non dissimulé que nous atterrissons à Bruxelles sous 13 petits degrés Celsius. On désespérait de ressentir à nouveau une sensation de froid !

Nous mettrons plusieurs semaines avant de pouvoir à nouveau regarder une tomate ou un bloc de fêta avec envie :mrgreen: