Monastère de la Transfiguration (Grand Météore) et monastère Agias Triadas (Sainte Trinité)

Vous n’imaginez pas comment ça a été l’enfer pour trier les photos de ce jour… du coup j’ai scindé la journée en deux notes.

Je pense à mes poignets votre digestion ;-)

La nuit a été d’une chaleur étouffante mais assez calme. Le petit déjeuner est servi par la grand-mère, trèèès affable et trèèès prévenante. C’est copieusement servi et on a même droit à du cake maison, miam !

Nous nous rendons au monastère du Grand Météore (Μεγάλο Μετέωρο) ou ‘Metamorphosis Sotiros’ (Transfiguration du Sauveur) à l’heure d’ouverture (9h). Il n’y a presque personne. Le pied !

Voici le treuil muni d’un filet par lequel montaient les provisions et les hommes qui ne voulaient (ou ne pouvaient) pas emprunter les échelles volantes.

De nos jours une nacelle relie à l’horizontale la route se trouvant sur le pic voisin. Si vous agrandissez la photo, vous verrez qu’il y a un homme dans la benne au-dessus du vide…

Nous emprunterons un chemin plus classique… qui ne fut créé qu’à partir de 1923 !

Nous avons pu photographier cette fresque qui était en dehors du catholicon (Καθολικό).

Parmi les attributs que chacun porte, voici la musique et les mathématiques :-)

Saint Athanase le Météorite, disciple du mont Athos, aurait fondé ce monastère au 14e siècle sur ce pic rocheux atteignant 613m d’altitude (en gros, +400 par rapport au village dans la plaine).

L’intérieur du narthex représente principalement des scènes de martyr : c’est à qui se fait empaler, brûler vif, décapiter, écorcher, cribler de flèches et autres joyeusetés ! :shock:

Malgré la discrète vigilance des moines pour éviter les flasheurs fous, vous trouverez quelques photos illustrant l’intérieur de l’église sur le web, par exemple ici ou .

L’emblème de l’église orthodoxe est l’aigle à deux têtes. Nous le retrouverons également gravé dans les dalles de la terrasse :

C’est le plus grand monastère et plusieurs zones ont été aménagées en musée.

De même que l’ancien réfectoire, la cuisine traditionnelle (16e siècle) est encore visible. Entièrement équipée ! :D

Je dois souligner l’amabilité et la grande gentillesse de toutes les personnes du monastère que nous croiserons (je le précise car ce ne sera pas le cas partout !)

Il n’y a pas que les cloches qui servent à appeler pour les offices, il y a également le semantron (σήμαντρον) que nous avons découvert le jour précédent et qui peut prendre diverses formes, ici celle de planches en bois, sculptée ou brute :

Nous retraversons la terrasse pour aller ensuite voir la citerne à eau, le treuil et tous les recoins accessibles.

C’est le seul monastère où nous verrons un ossuaire des moines. Une petite lucarne permet juste d’y jeter un coup d’œil.

Un beau point de vue sur Kastraki (Καστρακί) :

L’église vue de l’extérieur, avec ses agréables courbes et sa pierre de couleur tendrement rosée.

Nous allons visiter le cellier, qui regorge d’outils liés à l’agriculture et à la transformation des matières premières.

Des touries, des jattes, des pressoirs, des tonneaux – dont l’un, se trouvant dans une cave voisine, est proprement gigantesque ! (edit> sorry je m’embrouille, celui-là c’est à Varlaam le lendemain)

Dans une autre ‘cave’ sont présentés des manuscrits extrêmement anciens (c’est vraiment émouvant à voir) et quelques trésors sauvés du pillage des autres monastères (ils ont énormément souffert de la seconde guerre mondiale). Pas de photos là non plus.

L’infirmerie abrite un autre musée qui expose des photographies anciennes, des costumes folkloriques et des éléments d’histoire (notamment militaire). Nous avions un très bon guide =^o^=


Chrisme

Il y a à présent pas mal de touristes mais les lieux sont tellement vastes que cela ne se ressent pas trop.

Si la lumière avait été bonne, la vue sur Varlaam aurait été bien plus jolie :

Nous redescendons les marches, sur le chemin se trouve un renfoncement dans le rocher, abritant ceci :

AàG pense que le monsieur, il a mangé trop de souvlaki :lol:

Au revoir Megalo Meteoro !


Grand Météore

Nous reprenons la route, non sans prendre quelques vues en chemin… vous noterez les défilés de bus dans le fond ! On n’en revenait pas du rythme auquel les cars défilaient (je n’ose pas imaginer comment c’est en plein été).


Varlaam


Roussanou

Nous allons ensuite visiter ce qui nous a semblé être le plus petit des six monastères, à moins que ce ne soit le contraste avec le Grand Météore !

Il s’agit d’Agia Trias, le monastère de la Trinité (15e siècle). Ce serait le plus ancien.

Si vous cliquez sur la photo, vous verrez qu’une partie du toit est actuellement en réfection.

Ici également, la chance nous accompagne : le parking est presque vide, nous allons être tranquilles !

Sur les photos ci-dessus, on voit bien le chemin d’accès surcreusé dans la roche. C’est assez discret au niveau de la vue globale :


Treuil pour la nacelle

Vu depuis le rocher, l’accès (datant de 1925) se présente ainsi :

L’intérieur du monastère est plus modeste. Vous pouvez voir la photo d’une chapelle sur ce lien.

On se sent ici davantage en harmonie avec le but premier du lieu.

Même si certaines consolidations ne sont pas du meilleur goût, comme ces piliers…

Le panorama ne manque pas de charme, la position d’Agia Triada permet d’admirer sans peine les monastères de Roussanou et Varlaam (et même le Grand Météore au loin).

Ce qui donne au zoom :


Roussanou


Varlaam

Vue sur le bourg de Kastraki, au fond on peut deviner le grand lit de la rivière qui est à sec.

La terrasse est constituée de ces grosses collines de poudingue, dont certaines endroits sont devenus lisses tellement ils ont été usés par des milliers de pieds de touristes !

Nous partons juste à temps, un bruyant car de touristes débarque et vient rompre la magie du lieu.

Au revoir sympathique petite Aghia Triada !