Anciens ponts de pierre, ‘skala’ de Kipi à Koukouli, villages de Negades, Fragkades et Dilofo

En voiture Simone !

Aujourd’hui on va se la faire cool. Les petons ont besoin de récupérer.

Le long de la route, peu avant Kipi (Κήποι), une mini-chapelle marque le début d’un sentier.

On arrive immédiatement à un ancien pont de pierres nommé Lazaridis (Λαζαρίδη), ou Kontodimos (Κοντοδήμου) du nom de son constructeur. Il n’a qu’une seule arche et date de 1753.

S’ensuit un petit « skala » qui n’a malheureusement pas bénéficié d’une restauration comme celui de Vradeto.

Il y a ensuite de plus en plus de zones au soleil et, vu la chaleur ambiante, nous en souffrons beaucoup.

Je suis sûre que, comme les escargots, on peut nous suivre à la trace tellement on dégouline ! :mrgreen:

En 1h30 nous arrivons au hameau de Koukouli (Κουκούλι). J’adore ce nom :)

Ils ont mis une lampe dans l’arbre sur la place du village…

En dehors des mois d’été, j’imagine qu’un petit ruisseau doit agrémenter les lieux de sa traversée.

L’église est comme d’habitude fermée.

Nous nous promenons dans le village, il est agréable même s’il y a pas mal de maisons abandonnées.

Comme tous les villages de la région des Zagoria, il est à la fois très minéral et très fleuri.

Sur la route du retour, nous croisons cette demoiselle punk jaune et orange à pois blancs délicatement ornés de marron.

Après recherche, il semble que ce soit une acronicta aceris (caterpillar)… en français une Noctuelle de l’érable. Et bien sûr, ça donne un papillon tout moche tout gris :lol:

On s’installe au centre de Kipoi, sur des bancs à l’ombre, pour pique-niquer en compagnie de l’incontournable guide canin local…

Il y a une mule qui divague et qui vient parfois nous donner ses mouches dire bonjour.

Je me rends compte que j’ai une zone remplie de grosses cloques derrière chaque genou… suite du coup de soleil d’avant-hier ! Étrange !

AàG part visiter le village tout en pentes, pendant que je glande j’écris des cartes postales.

J’imagine que cette espèce de civière accrochée au mur de l’église sert à transporter les cercueils ?!

Nous quittons Kipi pour rejoindre Negades (Νεγάδες), que je m’amuse à appeler Megadeth :mrgreen:

Il y a comme d’habitude un magnifique arbre… ainsi qu’une jolie église fermée.

J’aime beaucoup ces galeries couvertes bordées d’arcades qui font le tour des églises orthodoxes.

Selon leur orientation, certaines portes ont vu la couleur bleue de leur encadrement sculpté mieux préservée.

Le clocher est très souvent un campanile, c’est-à-dire une tour séparée.

Je me demande si les Grecs n’ont pas eu de contacts avec les extraterrestres à une époque :mrgreen:

Au-dessus de chaque porte se trouve une peinture murale, parfois fort abîmée.

Nous poursuivons notre découverte de ce minuscule hameau perdu au fond d’un cul de sac.

C’est assez désert mais l’ambiance n’est pas désagréable pour autant.

Nous reprenons la route vers Fragkades (Φραγκάδες), que je m’amuse à appeler Fracassed pour rester dans le thème :mrgreen:

Sur la route, un tronc nous inspire… voici chacun notre version, à vous de deviner qui a fait quoi ;-)

Juste à côté, une petite chapelle ouverte, une fois n’est pas coutume.

A Fragades tout est mort et silencieux. Ambiance pesante et étouffante.

On voit passer un gars en treillis militaire, il rentre chez lui et ses chiens se couchent à la porte, dehors.

On va voir l’église, elle est fermée et sous alarme. Ça nous paraît bizarre dans cet endroit loin de tout… on ressent une impression d’hostilité.

D’après la carte il y a une église perdue dans la forêt en-dessous du village, ainsi que des moulins à eau plus bas dans la vallée.

Alors déjà, on ne trouve pas le bon chemin ! On croise un jeune homme très gentil qui ne comprend pas un mot d’anglais mais va enfourcher sa mobylette pour nous montrer le départ. On doit un peu courir pour le suivre :)

Arrivés à ce point, grand luxe : des panneaux directionnels… sauf qu’il n’y a pas de chemin univoque qui en part, il y a des « pistes » qui se perdent dans les pierrailles ou les hautes herbes.

C’est sensé être tout près mais nous avons beau farfouiller les environs, nous ne trouverons pas Agios Nikolaus !

De même les moulins sont introuvables et la distance indiquée sur le panneau est manifestement complètement fausse.

Ils doivent logiquement être tout en bas, ça fait un sacré dénivelé dans un éboulis propice aux vipères et idéal pour se fouler les chevilles. De plus on fond sous le soleil et les taons nous harcèlent. Cet endroit a tout pour plaire ! Bref, on abandonne et on remonte tout.

Une des chiennes est maigre et a très peur des humains, le geste de lancer un biscuit suffit à la faire fuir… les animaux domestiques semblent avoir la vie dure ici.

On reprend la voiture et on croise comme souvent de la faune en chemin :)

Oh AàG, je crois que c’était un serpent sur la route, je m’arrête ! Euh oui, finalement c’était un joint en caoutchouc qui traînait :lol: Bon grâce à cette pause on a quand même vu dans le ciel un oiseau qui ressemblait fort à un aigle royal…

Pis on a pris la voiture de location en photo, juste pour le souvenir ;)

Une tortue terrestre sur le bord de la route. Elle n’a pas trop apprécié notre présence alors nous sommes vite partis.

Juste avant Kipi, nous allons voir un autre pont ancien, composé de deux arches de pierres cette fois.

C’est le pont de Milos (Μύλου), ainsi nommé à cause du moulin à eau auquel il permettait d’accéder. Il date de 1748.

Un mini-bébé pont permet de ne pas se mouiller les pieds dans la dérivation, de toute façon à sec en cette période.

La lumière tombe déjà.

Vue (en arrière-plan) sur le village de Kipoi, où nous comptons manger :

On s’installe à la terrasse du restaurant principal, où j’avais acheté les cartes postales. Un chat passe et la fille des restaurateurs (10-12 ans) joue avec. Enfin jouer… elle pose son pied sur son dos (parfois sa tête) et appuie pour le faire descendre. A un moment le chat se retrouve avec le ventre par terre, et se retourne en crachant et menaçant de griffer. La fillette ne fait ni une ni deux : elle lance son pied et shoote violemment dans le chat ! :shock:

J’ai crié, outrée, et j’ai fusillé la fille du regard, elle n’en avait strictement rien à foutre. Il n’y avait aucune émotion sur son visage. Le temps que je me retourne vers AàG pour lui expliquer la scène, elle s’était volatilisée. Aucune réaction des parents non plus. Autant dire que nous avons remballé les menus et pas commandé dans ce resto de psychopathes !

Du coup nous allons jusqu’à Dilofo (Διλοφο). Aussitôt plusieurs guides nous accueillent et se relayeront pour nous suivre tout au long de notre visite des ruelles du village. Ils auront leur juste rétribution en biscuits secs !

Au centre de la place, sous un immense platane, une fillette de 7-8 ans – qui n’a pas le genre à jouer au foot avec un chat comme ballon, ouf – est en train d’aider sa maman à balayer les monticules de feuilles mortes.

Ils tiennent un petit restaurant, c’est là que nous souperons. L’endroit est calme et agréable. Le repas est à un coût et une qualité corrects. Le menu est écrit à la main dans un cahier d’école, je ris en voyant que le prix de l’eau est indiqué pour 0.5l dans la version grecque et pour « 0.5 ml » dans la version anglaise :lol:

Notre seule erreur fut de prendre un chocolat chaud en guise de dessert (on commence à être en manque). Il se révèle dégueulasse et hors de prix… la Grèce n’est définitivement pas le pays du chocolat ! *soupir*

Le retour jusqu’à la voiture est assez ludique car AàG a bu du retsina, et ça se commande uniquement par demi-litre :mrgreen: Je ne pouvais pas beaucoup l’aider, devant conduire et étant assez sensible à l’alcool…

Sur la route du retour, dans l’obscurité, nous sommes surpris par l’intensité de la circulation, sans commune mesure avec les jours et soirs précédents… nous sommes samedi soir !!