Hier, j’écrivais en commentaire de la note “Libérez le Tibet” :

Il semblerait que des centaines de moines ont affronté les forces de l’ordre pendant 4 jours à Lhassa. Après les heurts, quelque 1 100 bonzes et plusieurs dizaines de visiteurs ont été retenus dans le monastère de Zhaibung, cerné par 3 000 policiers en armes.
On ne sait pas s’il y a eu des blessés ou des arrestations…

Aujourd’hui, très peu de nouvelles infos parviennent à filtrer jusqu’à nous :

Des moines du monastère de Drepung ainsi que celui de Nechung auraient tenté d’organiser des cérémonies pour célébrer la remise de la médaille d’or du congrès américain au Dalaï-Lama.

Les forces de sécurité chinoises, qui occupent le Tibet depuis le début des années 1950, auraient arrêté “des dizaines” de moines et d’activistes tibétains. D’autres religieux ont été empêchés de sortir des monastères. Des bagarres entre Tibétains et policiers chinois auraient éclaté.

L’appareil sécuritaire chinois a réussi, depuis une dizaine d’années, à museler les dernières voix, surtout celle des moines, qui s’opposaient encore publiquement à la lente colonisation de la région autonome par des Chinois d’ethnie han, venus du reste de la Chine. Des incidents continuent cependant d’éclater. Selon Robbie Barnett, directeur des études tibétaines contemporaines à l’université de Columbia, “la politique chinoise se durcit au Tibet tandis que le nombre de manifestations (antichinoises) augmente à nouveau“.