Les Pays-Bas imposent des tests de langue aux immigrés
Extraits
LE MONDE | 24.01.06
A partir du mois de mars, les étrangers désireux d’émigrer vers les Pays-Bas se verront imposer, dans leur pays d’origine, un test payant qui visera à vérifier leur connaissance de la langue et de la culture néerlandaises.
Les candidats à l’immigration devront désormais prendre contact avec une ambassade néerlandaise et acquitter une somme de 350 euros pour passer le test. S’ils le réussissent, ils pourront obtenir un permis de séjour.
Le principe du test a été critiqué, y compris au sein de la coalition de centre droit au pouvoir. Seuls les députés écologistes ont cependant maintenu leurs réticences jusqu’au bout. Comme des linguistes et des défenseurs des droits de l’homme, ils ont mis en cause le procédé retenu pour l’examen : le “phone pass”, à savoir un ordinateur relié à un système de reconnaissance vocale. Les adversaires du système font également valoir qu’il est très difficile d’apprendre seul, à l’étranger, une langue comme le néerlandais, et impossible de fixer précisément le niveau requis de connaissance de la langue.
Même si elle [la ministre Rita Verdonck] a indiqué qu’elle ne comptait pas rendre une telle disposition obligatoire, elle a plaidé, samedi 21 janvier, pour un “code” national inspiré d’une pratique en vigueur à Rotterdam, qui impose la pratique du néerlandais dans la rue.
J-P Stroobants
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2025 : l’humanité est contrainte à partager l’eau
Extraits – LE MONDE | 21.01.06
L’équation est simple. La planète comptait 2,5 milliards d’habitants en 1950 et 6,5 milliards en 2005. En 2025, 8 milliards d’humains devront se partager la même quantité d’eau qu’aujourd’hui. A cet effet mécanique s’ajoutent deux menaces. Tout d’abord la pollution. Une purification est possible, mais elle implique des traitements coûteux. Autre évolution dont l’impact est difficilement quantifiable, le changement climatique. Il pourrait modifier les régimes hydrographiques des différentes régions du monde.
Ces bouleversements affecteront une planète où l’eau est très inégalement répartie. L’Amérique du Sud détient le quart des réserves mondiales, alors que ce continent n’accueille que 6 % de la population.
A l’opposé, 60 % des habitants de la planète vivent en Asie, qui ne détient que le tiers des réserves. Aujourd’hui, 30 % de la population vit dans des pays dont les ressources sont “faibles” (moins de 2 000 m3 par an et par habitant), selon le programme hydrologique de l’Unesco.
En 2025, la “très grande majorité de la population” devra s’accommoder de réserves “basses”, et même “catastrophiques” pour 30 % des pays.
Trois grandes techniques d’approvisionnement, déjà utilisées, se développeront. Tout d’abord, sonder davantage le royaume mal connu des eaux souterraines, dont une partie seulement est renouvelable. Deuxième piste : poursuivre la politique des barrages lancée au XXe siècle, dont il existe aujourd’hui 45 000 exemples dans le monde. Ces grands travaux suscitent cependant de nombreuses réserves, du fait de leur impact sur leur environnement. Enfin, le dessalement de l’eau de mer constitue un recours dans les pays côtiers arides assez riches pour se l’offrir.
Mais ces solutions techniques pourraient ne pas suffire. Une tout autre voie est préconisée par les spécialistes : cesser de penser l’élément liquide comme une ressource illimitée et adapter notre consommation. Tous les usagers sont concernés.
L’agriculture est la première en ligne de mire. Elle absorbe 73 % de l’eau douce utilisée dans le monde, devançant largement l’industrie et la production d’énergie (21 %), et les foyers des particuliers (6 %).
La géographie mondiale des cultures et de l’élevage devra-t-elle changer ? 20 000 m3 d’eau sont nécessaires pour produire une tonne de viande de boeuf, il en faut 1 500 pour une tonne de céréales.
Pour les usages domestiques, la problématique varie radicalement selon les régions du monde. 34 000 personnes par jour meurent faute d’accès à une eau saine. Près de 1,5 milliard d’habitants, majoritairement dans l’hémisphère Sud, n’ont pas accès à l’eau potable. Ils seront 3 milliards en 2025 si rien n’est fait.
Parallèlement, un Américain utilise en moyenne 600 litres d’eau par jour. Un Européen 150 litres. Est-ce tenable ?
G. Dupont

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2 août 2008 à 22:40
dieudeschats
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