Ce midi un collègue a lancé un sujet politique. Généralement j’évite, surtout avec lui (car nous avons déjà eu l’occasion de sonder l’abysse qui nous sépare). Malheureusement les autres à table embrayent. Ils ne sont pas d’accord – heureusement, car c’est le signe qu’ils sont plus réfléchis – malheureusement aussi, car du coup ça a entraîné un long débat.
Le collègue en question est à tendance clairement raciste et fasciste, il ne s’en cache pas. Il aime beaucoup les “y a qu’à” et autres raisonnements simplistes. Il aime beaucoup imaginer d’imposer ses idées aux autres par la violence. Oh pas personnellement, c’est plutôt du style qu’il faudrait envoyer l’armée aux émeutiers pour forcer le retour à l’ordre et que c’est pas grave s’il y a quelques corps à enterrer à la fin de la journée, puisque LUI trouve ça juste. C’est pas une grande perte hein, tous ces étrangers qui foutent rien à longueur de journée et qui voudraient la même chose qu’un honnête travailleur comme lui (ainsi qu’il se qualifie lui-même). Les injustices ne le dérangent pas du tout tant qu’il n’est pas atteint personnellement. Il est du bon côté, il s’en fiche.
J’ai demandé un changement de sujet de conversation mais ça n’a pas marché. J’ai essayé de me taire autant que possible mais mes oreilles continuaient à entendre les énormités qu’il sortait, alors de temps en temps c’était plus fort que moi et j’intervenais. Un vrai supplice ce repas, même à trois contre un, il était complètement imperméable au bon sens et à nos arguments bien étayés. Mais ça je le savais d’avance, qu’il resterait sur ses positions avec une mauvaise foi flagrante. C’est pour cela qu’il faut absolument que j’évite les discussions politiques avec lui… intérieurement je bouillonne encore.

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9 août 2008 à 18:17
dieudeschats
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